Le point marché
Ce qui bouge aujourd’hui sur les marchés, l’immobilier et le non-coté
Jeudi, le CAC 40 a gagné 0,78 % à 7 934,70 points, porté par le luxe et la grande consommation pendant que les valeurs technologiques reculaient dans le monde. À Wall Street, le Dow Jones a pris 1,08 % malgré des prix à la production américains en hausse de 6,3 % sur un an, et l’indice TEC 10 a reculé de 7 points de base, à 4,74 %.
Marchés

Paris gagne 0,78 % grâce à sa faible exposition à l’IA, le dix ans français reflue à 4,74 %
Le CAC 40 a gagné 0,78 % à 7 934,70 points jeudi, selon l’AFP, et progresse de 1,68 % sur la semaine. La place parisienne a profité de sa faible exposition aux valeurs de l’intelligence artificielle, vendues en Asie puis aux États-Unis : STMicroelectronics a perdu 3,76 %, Schneider Electric 2,42 % et Legrand 1,22 %. Les investisseurs se sont reportés sur le luxe (Hermès +3,32 %, L’Oréal +3,21 %, LVMH +2,25 %) et sur des valeurs moins sensibles à la conjoncture (Carrefour +3 %, Orange +3,03 %). Le taux français à dix ans a nettement reculé, à 4,74 % contre 4,88 % la veille. Pour un cabinet : deux séances de hausse tirées par les secteurs défensifs, et une détente des taux qui soulage, pour un jour, les portefeuilles obligataires.
Source : AFP via Boursorama — 15 octobre 2026
Wall Street remonte, le Dow Jones gagne 1,08 % pendant que les semi-conducteurs prolongent leur repli
Le Dow Jones a gagné 1,08 % à 52 177,69, le S&P 500 0,33 % à 7 744,06 et le Nasdaq Composite 0,08 % à 26 713,03, après avoir perdu jusqu’à 1,4 % en séance, rapporte CNBC. Les investisseurs ont quitté les valeurs de l’IA pour des titres hors technologie, comme Walmart (+1,5 %) et Nike (plus de 5 %). Le fonds indiciel iShares Semiconductor a reculé pour la huitième séance d’affilée, une série inédite depuis septembre 2015, et a perdu plus de 15 % sur la période. Pour un cabinet : la rotation hors de l’IA est réelle, et elle rappelle le poids de quelques valeurs technologiques dans les fonds indiciels américains détenus par les clients.
Source : CNBC — 15 octobre 2026
États-Unis : les prix à la production bondissent de 6,3 % sur un an en septembre
L’indice des prix à la production pour la demande finale a augmenté de 1,3 % en septembre et de 6,3 % sur douze mois, selon le Bureau of Labor Statistics. Hors alimentation, énergie et services commerciaux, la hausse est de 0,5 % sur le mois et de 5,0 % sur un an. Ce chiffre suit celui des prix à la consommation publié mercredi (3,7 % sur un an), et il montre une inflation qui ne se limite plus à l’énergie. Pour un cabinet : la perspective d’un nouveau relèvement des taux de la Fed reste au premier plan, avec ses effets sur les obligations et sur les valorisations des actions américaines.
Immobilier

L’indice TEC 10 recule de 7 points de base, à 4,74 %
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,74 % au jeudi 15 octobre, contre 4,81 % au mercredi 14 : −7 points de base, ce qui le ramène sous son niveau du vendredi 9 octobre (4,79 %). L’indice est arrêté une fois par jour, en séance ; la clôture relevée par l’AFP donne le même niveau. Pour un cabinet : la référence des barèmes de crédit immobilier repasse sous 4,8 %, une détente d’un jour qui ne change pas encore les conditions proposées aux emprunteurs.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 15 octobre 2026
Les jours précédents
15 octobre 2026
Mercredi, le CAC 40 a gagné 0,58 % à 7 873,11 points, porté par les valeurs défensives, quand Wall Street reculait après une inflation américaine plus forte que prévu (3,7 % sur un an en septembre). L’AIE voit les tensions sur le diesel durer jusqu’au second semestre 2027, et l’indice TEC 10 reste quasi stable à 4,81 %.
Marchés
Paris gagne 0,58 % grâce aux valeurs défensives, le dix ans français remonte à 4,87 %
Le CAC 40 a gagné 0,58 % à 7 873,11 points mercredi, selon l’AFP, malgré une inflation américaine plus forte que prévu. La santé et l’alimentation ont mené la séance : Danone a pris 2,62 %, L’Oréal 1,82 % et Sanofi 1,53 %. L’aéronautique et la défense ont suivi (Airbus +1,99 %, Thales +1,77 %) et le luxe a rebondi après sa baisse de mardi (LVMH +1,43 %, Kering +1,50 %). Le rendement français à dix ans est remonté à 4,87 % en fin de séance, contre 4,84 % mardi, quand le taux allemand restait stable à 3,46 % ; l’euro a reculé de 0,67 %, à 1,1125 dollar. Pour un cabinet : une hausse tirée par les valeurs défensives est une hausse prudente, et l’écart de taux entre la France et l’Allemagne s’est élargi de trois points de base dans la journée.
Wall Street recule après une inflation américaine à 3,7 % sur un an
Le S&P 500 a cédé 1,11 % à 7 718,94, le Nasdaq Composite 1,88 % à 26 692,87 et le Dow Jones 0,09 % à 51 621,48, retenu par la santé. Les prix à la consommation américains ont augmenté de 0,6 % en septembre et de 3,7 % sur un an, quand les économistes interrogés par Dow Jones attendaient 3,6 % ; hors alimentation et énergie, l’inflation sous-jacente atteint 2,6 % sur un an, pour 2,5 % attendu. Les valeurs liées à l’intelligence artificielle ont reculé : CoreWeave a perdu plus de 15 %, sur des craintes d’endettement excessif, et Oracle près de 9 %. Pour un cabinet : l’inflation sous-jacente, plus forte que prévu, montre que la hausse ne se limite pas à l’énergie, et la question d’un nouveau relèvement des taux de la Fed revient dans les conversations avec les clients exposés aux actions américaines.
Source : CNBC — 14 octobre 2026
Diesel : l’AIE ne voit pas de détente avant le second semestre 2027
Dans son rapport mensuel d’octobre sur le pétrole, publié mercredi, l’Agence internationale de l’énergie estime que l’offre de gazole restera tendue jusqu’au second semestre 2027, les stocks ayant fondu avant la saison de forte demande hivernale, rapporte CNBC. Les prix de gros du diesel ont atteint des records d’environ 220 dollars le baril en Europe et aux États-Unis. L’AIE prévoit une baisse de la demande mondiale de pétrole de 2,6 millions de barils par jour en moyenne en 2026, et juge « fragile » le redressement de l’offre attendu en 2027. Pour un cabinet : l’énergie reste le premier moteur de l’inflation, donc des taux qui pèsent sur le crédit et sur la valorisation des obligations en portefeuille.
Source : CNBC — 14 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 quasi stable à 4,81 %
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,81 % au mercredi 14 octobre, contre 4,82 % au mardi 13 : −1 point de base. L’indice est arrêté une fois par jour, en séance ; la cotation de clôture relevée par l’AFP (4,87 %) est une autre mesure du même dix ans. Pour un cabinet : la référence des barèmes de crédit immobilier n’a presque pas bougé sur la séance et reste au-dessus de 4,8 %.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 14 octobre 2026
14 octobre 2026
Mardi, le CAC 40 a fini quasi stable (−0,07 % à 7 827,63 points), freiné par le luxe après LVMH et par les semi-conducteurs. Wall Street a fini dans le rouge après les résultats des grandes banques. L’AMF impose un coussin de liquidité aux OPCI et aux FCPR evergreen, et l’Assemblée a repoussé la motion de rejet du budget 2027 : l’examen commence.
Marchés
Paris quasi stable, le luxe et les puces pèsent, le dix ans français se détend à 4,84 %
Le CAC 40 a cédé 0,07 % à 7 827,63 points mardi, selon l’AFP. Le luxe a reculé après le chiffre d’affaires de LVMH (−0,12 %), dont la Mode et Maroquinerie a baissé de 5 % au troisième trimestre ; Hermès a perdu 1,95 % et Kering 1,45 %. STMicroelectronics (−3,80 %) et Soitec (−5,95 %) ont chuté après des annonces de progrès du chinois CXMT dans les puces mémoire, quand Publicis (+2,24 %) a confirmé son objectif de croissance annuelle. Le taux français à dix ans est revenu à 4,84 % et le Bund allemand à 3,46 %, une détente que l’AFP attribue notamment à la baisse du pétrole. Pour un cabinet : à la veille du débat budgétaire, la dette française a profité d’un répit, sans que l’écart avec l’Allemagne se resserre nettement.
Wall Street dans le rouge : les grandes banques déçoivent malgré de bons chiffres
Le S&P 500 a fini à 7 805,45 (−0,02 %), le Nasdaq Composite à 27 204,38 (−0,15 %) et le Dow Jones à 51 670,10 (−0,35 %), alors qu’il gagnait plus de 460 points au plus haut de la séance. JPMorgan Chase (−0,9 %) a publié un bénéfice et un chiffre d’affaires trimestriels inférieurs aux attentes, tout en relevant sa prévision de revenu net d’intérêts pour 2026 ; Wells Fargo a perdu 3 % et Goldman Sachs 0,2 % malgré des revenus supérieurs aux attentes. Les valeurs de la mémoire ont reculé après une chute de 5,46 % du Kospi sud-coréen. Selon FactSet, les analystes attendent en moyenne une hausse de près de 30 % des bénéfices du S&P 500 sur un an. Pour un cabinet : avec des attentes aussi élevées, de bons résultats ne suffisent plus à faire monter les cours, et c’est le climat de toute la saison qui s’annonce.
Source : CNBC — 13 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 redescend à 4,82 %
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,82 % au mardi 13 octobre, contre 4,86 % au lundi 12 : −4 points de base en une séance, après +7 points la veille. Pour un cabinet : la référence des barèmes de crédit immobilier reste prise dans les allers-retours de la dette française, au rythme du débat budgétaire.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 13 octobre 2026
Non-coté et private equity
OPCI et FCPR evergreen : l’AMF impose un coussin de liquidité, 25 % minimum pour un rachat mensuel
L’AMF publie l’instruction DOC-2026-05, qui encadre la gestion de la liquidité des OPCI et des FCPR evergreen non agréés ELTIF. Jusqu’ici, l’AMF demandait au cas par cas un coussin de 30 à 40 % de l’actif net ; l’instruction fixe désormais des seuils minimums selon la fréquence de rachat ou le préavis : un fonds à rachat mensuel devra détenir au moins 25 % d’actifs liquides. Un régime allégé est prévu pour les fonds commercialisés exclusivement au sein de produits d’assurance ou d’épargne autorisés à les référencer. Toute modification qui réduit le coussin ouvre aux porteurs un rachat sans frais. Les fonds créés avant le 13 octobre 2026 ont deux ans pour s’y conformer. Pour un cabinet : la liquidité d’un fonds evergreen devient une donnée écrite dans son prospectus ou son règlement, à lire avec le client avant de le proposer.
Source : AMF — 13 octobre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : la motion de rejet repoussée, l’examen de la partie recettes commence
L’Assemblée a rejeté mardi soir la motion de rejet préalable défendue par les socialistes contre le projet de loi de finances pour 2027, par 236 voix contre 149. Le Rassemblement national a voté contre, son député Jean-Philippe Tanguy jugeant « nécessaire que le débat ait lieu ». La discussion de la partie « recettes » doit se poursuivre jusqu’à lundi prochain. Rien n’est encore voté. Pour un cabinet : les mesures fiscales du texte vont désormais être débattues en séance, et c’est leur rédaction finale, pas le projet initial, qui comptera pour les arbitrages de fin d’année.
Source : LCP — 14 octobre 2026
13 octobre 2026
Lundi, le CAC 40 a gagné 0,38 % à 7 832,88 points avant une semaine de résultats et d’inflation, tandis que Wall Street finissait partagée. L’indice TEC 10 est remonté à 4,86 %. Côté métier, l’AMF a publié les chiffres clés 2025 des CIF et, avec l’ACPR, le bilan d’une soixantaine de contrôles de commercialisation. Le budget 2027 arrive ce mardi en séance, sous la menace d’une motion de rejet socialiste.
Marchés
Le CAC 40 gagne 0,38 % en attendant les résultats, le dix ans français remonte à 4,89 %
Le CAC 40 a fini lundi à 7 832,88 points (+0,38 %), selon l’AFP, des investisseurs décrits comme « attentistes » avant le début de la saison des résultats. LVMH (+1,18 %) a publié son chiffre d’affaires après la clôture ; selon l’AFP, le titre a perdu 40 % depuis le début de l’année. Vallourec a pris 3,83 % après un contrat avec TotalEnergies, Eramet a cédé 3,97 %. Le taux français à dix ans est remonté à 4,89 %, contre 4,85 % vendredi, quand le Bund allemand restait à 3,47 %. Pour un cabinet : l’écart avec l’Allemagne continue de s’élargir à la veille du débat budgétaire, et c’est lui que regardent les marchés.
Wall Street partagée, une responsable de la Fed juge une politique restrictive appropriée
Le S&P 500 a cédé 0,06 % à 7 807,24 et le Nasdaq Composite 0,44 % à 27 245,90, pesé par Micron (−3,9 %) face aux progrès du chinois CXMT dans les puces mémoire ; le Dow Jones a gagné 0,38 % à 51 850,55, porté par Salesforce (+2 %). Le même jour, la présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, membre votant du comité de politique monétaire, a jugé appropriée une orientation restrictive de la politique monétaire pour ramener l’inflation à 2 %, et qu’elle préfère des ajustements modestes et rapides. Pour un cabinet : l’inflation américaine de septembre, publiée mercredi, dira si ce discours prend de l’ampleur.
Source : CNBC — 12 octobre 2026
LVMH : +1 % de croissance organique au troisième trimestre, la Chine freine
LVMH a réalisé 57,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de 2026, en recul de 2 % en publié et en hausse de 2 % en organique. Au troisième trimestre, la croissance organique ralentit à +1 % : le groupe cite un environnement moins porteur en Chine, quand les États-Unis, l’Europe et le Japon progressent. La Mode et Maroquinerie recule de 5 % en organique sur le trimestre, la Distribution sélective progresse de 8 %, les Vins et Spiritueux et les Montres et Joaillerie de 6 % chacun. Pour un cabinet : le premier poids de la cote parisienne dépend désormais d’une demande chinoise qui ralentit, ce qui pèse sur les portefeuilles exposés au luxe.
Source : LVMH, communiqué — 12 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 remonte à 4,86 %
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,86 % au lundi 12 octobre, contre 4,79 % au vendredi 9 : +7 points de base en une séance, après −11 points la veille. Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier, et elle reste prise dans les allers-retours de la dette française.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 12 octobre 2026
Réglementation et conformité
AMF et ACPR : une soixantaine de contrôles de commercialisation, trois points d’attention
Le pôle commun AMF-ACPR publie la synthèse d’une soixantaine de contrôles menés de 2020 à 2024 sur la commercialisation d’instruments financiers et de contrats d’assurance vie auprès des particuliers. Trois constats : des marchés cibles définis de façon trop standardisée, avec une distinction parfois insuffisante entre marché cible négatif et vente hors marché cible ; des recommandations standardisées, non adaptées à la situation de chaque client, parfois faute d’un recueil d’informations suffisant ; un traitement insuffisant des conflits d’intérêts, notamment dans les liens entre distributeur et partenaires, l’architecture ouverte ne suffisant pas à elle seule à les prévenir. Un document « points d’attention et rappel des autorités » accompagne la publication. Pour un cabinet : c’est la grille de lecture d’un prochain contrôle, point par point.
Source : ACPR — 12 octobre 2026
Chiffres clés 2025 des CIF : 52 % du chiffre d’affaires aux 50 premiers
L’AMF a recueilli 6 713 fiches annuelles au titre de 2025 (92 % des CIF en activité). Le chiffre d’affaires déclaré atteint 4,45 milliards d’euros toutes activités confondues, dont environ 1,01 milliard au titre du conseil en investissements financiers, un peu moins de 23 % du total (environ 21 % l’année précédente). Les 50 premiers acteurs concentrent 52 % du chiffre d’affaires total, contre 49 % en 2024. Les CIF qualifiés de CGP représentent 95 % des acteurs et environ 78 % du chiffre d’affaires CIF ; leurs revenus restent composés à 65 % de rétrocessions de droits d’entrée et de sortie, 26 % de rétrocessions de frais de gestion et 9 % d’honoraires. Enfin, 45 % des CIF appartiennent à un réseau ou un groupement. Pour un cabinet : la concentration du marché s’accentue d’une année sur l’autre, et l’honoraire reste minoritaire dans les revenus des CGP.
Source : AMF — 12 octobre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : les socialistes défendront une motion de rejet dès l’ouverture des débats
Le projet de loi de finances pour 2027 arrive en séance à l’Assemblée ce mardi 13 octobre. Les députés socialistes ont annoncé une motion de rejet, examinée au début des débats sur la partie recettes, « très probablement mardi soir » selon l’AFP ; leur cheffe de file Estelle Mercier estime que le Premier ministre « n’a donné aucun signe d’inflexion ». Adoptée, la motion ferait considérer l’ensemble du texte comme rejeté, qui partirait au Sénat ; son adoption suppose que la gauche et le Rassemblement national la votent. Rien n’est voté. Pour un cabinet : les mesures fiscales du texte, dont la fenêtre de donations du premier semestre 2027, restent suspendues à ce premier vote.
12 octobre 2026
Vendredi, le CAC 40 a repris 0,95 % à 7 803,33 points grâce à une accalmie sur le pétrole et les taux, sans effacer une semaine en baisse de 1,2 %. Wall Street a fini en hausse, l’indice TEC 10 est redescendu à 4,79 %, et la commission des finances a rejeté la partie recettes du budget 2027 : mardi, la séance repart du texte du gouvernement.
Marchés
Le CAC 40 reprend 0,95 %, mais perd 1,2 % sur la semaine
Le CAC 40 a terminé vendredi à 7 803,33 points (+0,95 %), selon BFM Bourse, après deux séances de baisse ; sur la semaine, il recule de 1,2 %. Le pétrole s’est calmé après que Donald Trump a exclu de nouvelles frappes américaines contre l’Iran avant les élections de mi-mandat, et les taux ont suivi : le rendement français à dix ans est revenu à 4,853 % et le Bund allemand à 3,48 %. ArcelorMittal (+5,9 %), Soitec (+4,95 %) et Bureau Veritas (+3,6 %) ont profité de relèvements de recommandation ; Orange a cédé 2,5 %, comme tous les opérateurs télécoms, après l’achat par SpaceX de fréquences mobiles. Hors indice, Medincell a bondi de 16,9 % après l’autorisation américaine de son traitement de la schizophrénie développé avec Teva. Pour un cabinet : la semaine se lit d’abord dans le couple pétrole et taux, qui a fait l’essentiel des écarts de séance en séance.
Source : BFM Bourse — 9 octobre 2026, 17h45
Wall Street finit en hausse, les opérateurs télécoms américains chutent face à SpaceX
Le S&P 500 a gagné 46,18 points à 7 811,54, le Nasdaq Composite 172,83 points à 27 366,17 et le Dow Jones 423,31 points à 51 654,95. Sur la semaine, le S&P 500 progresse de 1,2 %, le Dow Jones de 0,9 % et le Nasdaq de 0,6 %, quand le Russell 2000 des petites capitalisations recule de 0,9 %. En milieu de séance, selon CNBC, T-Mobile perdait 13 %, AT&T et Verizon 10 % chacun après l’annonce de SpaceX sur son service mobile Starlink, tandis que les propriétaires de pylônes montaient (Crown Castle +12 %). Le dix ans américain termine à 5,24 % selon la courbe officielle du Trésor, contre 5,22 % jeudi. Pour un cabinet : le même choc a touché Orange à Paris et les opérateurs américains le même jour, un secteur réputé défensif réévalué en une séance.
Vue de New York, la dette française est devenue un risque de contagion pour la zone euro
CNBC consacre une analyse au marché obligataire français : le rendement à dix ans a pris 70 points de base en septembre et touché 4,9937 % début octobre, son plus haut depuis le 10 juillet 2002 ; l’écart avec l’Allemagne a dépassé 150 points de base ce mois-ci, son plus large depuis près de quinze ans. Les gérants interrogés citent le risque budgétaire et politique, jusqu’à la présidentielle d’avril, et décrivent des investisseurs internationaux qui se reportent vers la dette américaine, rémunérée à plus de 5,2 % sur dix ans. Pour un cabinet : la situation des taux français est désormais lue à l’étranger comme un sujet de zone euro, et c’est cette lecture qui pèse sur le coût de financement de l’État.
Source : CNBC — 9 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 retombe à 4,79 %, 11 points de base sous la veille
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,79 % au vendredi 9 octobre, contre 4,90 % au jeudi 8 : −11 points de base en une séance, après +18 points sur les deux précédentes. Il termine la semaine sous son niveau du vendredi 2 octobre (4,90 %). Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier ; elle bouge désormais de plus de dix points de base en une journée, dans un sens comme dans l’autre.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 9 octobre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : la commission rejette la partie recettes, la séance repart mardi du texte du gouvernement
Vendredi 9 octobre, la commission des finances de l’Assemblée a rejeté la première partie du projet de loi de finances pour 2027 par 31 voix contre 3 et 2 abstentions, selon LCP ; seul le groupe Ensemble pour la République a voté pour. L’examen en séance, à partir du mardi 13 octobre, repart donc du texte du gouvernement : la suppression du plafond de 3 000 euros sur l’abattement des retraités, votée en commission, n’y figure pas. Le rapporteur général Philippe Juvin chiffre à environ 10 milliards d’euros la dégradation du déficit qu’entraîneraient les votes de la semaine, soit un déficit de 5,35 à 5,4 % du PIB contre un objectif de 5 % pour le gouvernement. Pour un cabinet : jusqu’au vote en séance, le texte de référence reste celui du gouvernement, et les votes de commission ne sont que des signaux.
Donations : le texte du gouvernement prévoit un taux de 6 % sur les dons d’argent du premier semestre 2027
L’article 4 du projet de loi de finances, que la séance retrouve mardi, soumet les dons de sommes d’argent en pleine propriété consentis entre le 1er janvier et le 30 juin 2027 à un enfant, un petit-enfant ou un arrière-petit-enfant (à défaut, un neveu ou une nièce) âgé de 18 ans révolus et de moins de 50 ans à un taux unique de 6 % de droits, dans la limite de 100 000 euros par donateur et par donataire. Le taux tombe à 5 % si le bénéficiaire verse au moins 1,1 % de la somme à un organisme d’intérêt général. Ces dons ne seraient pas rappelés dans les donations antérieures, et le plafond du don familial de sommes d’argent serait porté à 50 000 euros sur la même période. Rien n’est voté. Pour un cabinet : la mesure ouvrirait, si elle est adoptée, une fenêtre de six mois sur les transmissions entre générations, un sujet qui revient dans les conversations avec les clients qui préparent une donation.
Source : Assemblée nationale — projet de loi de finances pour 2027, n° 3210
9 octobre 2026
Jeudi, le CAC 40 a cédé 0,51 % à 7 729,69 points, deuxième séance de baisse, sous l’effet de la flambée du pétrole et de l’avertissement d’OPmobility sur l’automobile. À Wall Street, le Nasdaq a perdu 1,25 % après de nouvelles informations sur le chiffre d’affaires d’OpenAI. L’indice TEC 10 monte à 4,90 %, et la commission des finances a retouché le plafonnement de l’amortissement en location meublée.
Marchés
Le CAC 40 recule de 0,51 % : pétrole en hausse, automobile en chute
Le CAC 40 a terminé jeudi à 7 729,69 points (−0,51 %), selon BFM Bourse, après avoir déjà rendu 1,22 % la veille. La hausse du pétrole, soutenue par des informations de presse selon lesquelles la Maison-Blanche envisagerait des frappes contre l’Iran, « ravive les craintes inflationnistes » et, avec elles, celle de taux durablement élevés : le rendement français à dix ans a culminé à 4,969 % en séance. TotalEnergies en a profité (+2,9 %). Hors indice, OPmobility a plongé de 20,8 % après un lourd avertissement sur résultats, entraînant Forvia (−10,85 %) et Valeo (−7,45 %). Pour un cabinet : deux séances de suite, c’est le couple pétrole et taux qui donne le ton à Paris, et un avertissement isolé a suffi à faire décrocher tout un secteur.
Source : BFM Bourse — 8 octobre 2026, 17h47
Wall Street : le Nasdaq perd 1,25 %, sa plus forte baisse depuis la mi-août, sur les revenus d’OpenAI
Le Nasdaq Composite a cédé 1,25 % à 27 193,34, sa plus forte baisse sur une séance depuis la mi-août selon CNBC, et le S&P 500 0,47 % à 7 765,36 ; le Dow Jones a fini en légère hausse (+0,10 %, à 51 231,64). CNBC a confirmé qu’OpenAI avait indiqué à ses investisseurs un chiffre d’affaires annualisé de 50 milliards de dollars fin septembre, quand un chiffre de 68 milliards avait largement circulé le mois dernier (il incluait, selon une source, des revenus bruts de partenaires). CoreWeave a perdu plus de 7 %, Oracle, Intel et Super Micro Computer environ 5 %, Nvidia près de 3 %. Le dix ans américain a reflué à 5,22 % selon la courbe officielle du Trésor, contre 5,28 % mercredi. Pour un cabinet : un écart entre un chiffre qui circule et le chiffre confirmé a suffi à faire reculer tout le secteur de l’intelligence artificielle.
Source : CNBC — séance du 8 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 grimpe à 4,90 %, deuxième hausse de suite
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,90 % au jeudi 8 octobre, contre 4,83 % au mercredi 7 et 4,72 % au mardi 6 : 18 points de base en deux séances. Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier ; à ce rythme, une simulation de financement faite en début de semaine ne reflète déjà plus les conditions du moment.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 8 octobre 2026
Fiscalité et épargne
Location meublée : la commission des finances sort les baux de résidence principale du plafonnement de l’amortissement
L’article 7 du projet de loi de finances pour 2027 plafonne l’amortissement en location meublée non professionnelle à 2,5 % par an et 7 000 euros par foyer fiscal (1,5 % et 5 000 euros pour les meublés de tourisme) et supprime le report des amortissements non déduits. Jeudi 8 octobre, la commission des finances de l’Assemblée a adopté l’amendement I-CF1588, qui exclut de ces règles les logements loués avec un bail de résidence principale, y compris étudiant, ou un bail mobilité, et l’amendement I-CF776, qui supprime l’amortissement des meublés de tourisme acquis à partir du 1er janvier 2027. Rien n’est voté : la séance publique repart du texte du gouvernement le mardi 13 octobre. Pour un cabinet : un client qui envisage un investissement en meublé gagne à attendre la séance avant d’arrêter le montage.
8 octobre 2026
Mercredi, le CAC 40 a rendu 1,22 % à 7 769,21 points, rattrapé par la remontée des taux obligataires : les banques ont décroché. À Wall Street, le dix ans américain a touché en séance son plus haut depuis 2002, et le compte rendu de la Fed annonce une probable nouvelle hausse d’ici la fin de l’année. En commission, les députés ont supprimé le plafonnement de l’abattement de 10 % des retraités.
Marchés
Le CAC 40 rend 1,22 % : la remontée des taux fait décrocher les banques
Le rebond de mardi n’aura pas duré : le CAC 40 a terminé mercredi à 7 769,21 points (−1,22 %), selon BFM Bourse, rattrapé par les tensions sur le marché obligataire et la progression du pétrole. Le rendement de la dette française à dix ans se tendait à 4,872 % en fin de séance. Les banques ont subi le mouvement : Société Générale −5 %, BNP Paribas −3,9 %. Renault (+3,7 %) et Stellantis (+1,6 %) ont progressé sur des informations de presse évoquant un possible assouplissement des règles sur les moteurs thermiques. Paris a mieux résisté que Francfort (DAX près de −1,5 %) et Milan (FTSE MIB −2,5 %) ; l’euro a cédé 0,6 % à 1,1183 dollar. Pour un cabinet : pour la deuxième fois en quelques jours, ce sont les taux, plus que les résultats des entreprises, qui ont fait la séance à Paris.
Source : BFM Bourse — 7 octobre 2026, 17h45
Wall Street recule : le dix ans américain touche en séance son plus haut depuis avril 2002
Le S&P 500 a cédé 0,22 % à 7 801,77 au lendemain de son record, le Nasdaq Composite 0,22 % à 27 538,69 et le Dow Jones 341,41 points (−0,66 %) à 51 179,87, selon CNBC. En séance, le rendement du Trésor à dix ans a atteint 5,365 %, son plus haut depuis avril 2002, avant de refluer après une adjudication de 39 milliards de dollars jugée solide ; la courbe officielle du Trésor le fixe à 5,28 % mercredi, contre 5,27 % mardi. Banques et valeurs technologiques ont reculé. Pour un cabinet : un écart de près de 9 points de base entre le plus haut du jour et la référence officielle montre à quel point la séance a été agitée sur la dette américaine.
Source : CNBC — séance du 7 octobre 2026
Compte rendu de la Fed : la plupart des responsables voient une nouvelle hausse « d’ici la fin de l’année »
Publié mercredi, le compte rendu de la réunion des 15 et 16 septembre, au terme de laquelle la Réserve fédérale avait relevé ses taux à 3,75-4 %, indique que « la plupart des participants » jugent qu’une nouvelle hausse serait probablement appropriée d’ici la fin de l’année, tout en soulignant qu’ils abordent chaque réunion « avec un esprit ouvert ». Les participants notent que l’inflation reste élevée, alimentée notamment par le pétrole et par l’investissement lié à l’intelligence artificielle. Pour un cabinet : c’est la banque centrale elle-même qui le dit, sans calendrier ; la question des taux américains reste ouverte pour les mois qui viennent.
Source : Réserve fédérale — compte rendu du FOMC des 15-16 septembre 2026, publié le 7 octobre
Immobilier
L’indice TEC 10 remonte à 4,83 %, après 4,72 % mardi
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,83 % au mercredi 7 octobre, contre 4,72 % au mardi 6 octobre : 11 points de base de plus en une séance, qui reprennent une bonne part de la détente du début de semaine. Le rendement à dix ans donné à 4,872 % par BFM Bourse en fin de séance ne le contredit pas : l’indice de l’AFT est arrêté une fois par jour, en cours de séance. Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier ; d’un jour à l’autre elle bouge assez pour qu’une simulation de financement se refasse sur les conditions du moment.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 7 octobre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : la commission des finances supprime le plafond de 3 000 euros sur l’abattement des retraités
Mercredi 7 octobre, premier jour d’examen du projet de loi de finances pour 2027, les députés de la commission des finances ont adopté plusieurs amendements de suppression de l’article 3, qui ramenait de 4 439 à 3 000 euros le plafond de l’abattement de 10 % sur les pensions. L’abattement reste donc, à ce stade, de 10 % dans la limite de 4 439 euros par foyer. Mais en première lecture d’un budget, la séance publique repart du texte du gouvernement : à partir du 13 octobre, il faudra de nouveaux amendements de suppression pour que la mesure tombe. Pour un cabinet : rien n’est acquis ; une projection d’impôt pour un client retraité garde les deux hypothèses jusqu’au vote.
Indemnités journalières : la commission écarte aussi leur fiscalisation
Le même jour, la commission a supprimé les deux évolutions prévues par l’article 2 du projet : les indemnités journalières versées au titre d’une affection de longue durée « auraient été imposables à hauteur de 50 % de leur montant », et le gouvernement voulait « supprimer l’exonération de 50 % » applicable aux indemnités versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Le régime actuel est rétabli à ce stade, sous la même réserve que pour les retraités : la séance pourra réintroduire ces dispositions. Pour un cabinet : un sujet à garder en vue pour les clients en arrêt de longue durée, dont le revenu imposable en dépend directement.
Source : Legifiscal — 8 octobre 2026
7 octobre 2026
Mardi, le CAC 40 a repris 0,40 % à 7 865,07 points, porté par une détente générale des taux européens qui a soulagé les banques, malgré une nouvelle baisse de Schneider Electric. À Wall Street, le S&P 500 et le Nasdaq ont signé des records pendant que le dix ans américain reculait. L’AMF ouvre la Semaine mondiale de l’investisseur.
Marchés
Le CAC 40 reprend 0,40 %, porté par la détente des taux européens
Le CAC 40 a clôturé mardi à 7 865,07 points (+0,40 %), selon BFM Bourse, relancé par un repli général des rendements obligataires : à la clôture des marchés européens, le taux à dix ans de la France se stabilisait à 4,752 %, celui de l’Allemagne revenait à 3,47 % et celui de l’Italie évoluait autour de 4,54 %. Les spécialistes interrogés par BFM Business y voient un mouvement d’ensemble, engagé dès la veille et visible aussi sur les dettes italienne, grecque et espagnole. Les banques en ont profité : BNP Paribas +2,5 %, Société Générale +2 %, Crédit Agricole +1,1 %. L’euro a repris 0,45 % à 1,1265 dollar. Pour un cabinet : la séance montre à quel point la Bourse de Paris suit aujourd’hui le marché de la dette ; un client exposé aux actions françaises l’est aussi, indirectement, au taux à dix ans.
Source : BFM Bourse — 6 octobre 2026, 17h49
Schneider Electric perd encore 4,5 % après une dégradation de J.P. Morgan
Au lendemain d’une chute de 10 % liée à l’annonce du rachat de PTC, Schneider Electric a fini lanterne rouge du CAC 40, en baisse de 4,5 %. J.P. Morgan a abaissé sa recommandation de « surpondérer » à « neutre » et ramené son objectif de cours de 345 à 310 euros, en affichant sa préférence pour Legrand, qui a gagné 3,7 % après son Capital Markets Day à Singapour. Pour un cabinet : deux séances suffisent à faire d’une seule valeur un sujet de conversation avec les clients exposés au CAC 40 par un fonds indiciel.
Source : BFM Bourse — 6 octobre 2026, 17h49
Wall Street : le S&P 500 clôture pour la première fois au-dessus de 7 800 points
Le S&P 500 a gagné 0,58 % à 7 818,93, un record de clôture, et le Nasdaq Composite 0,45 % à 27 599,79, lui aussi au plus haut ; le Dow Jones a pris 253,38 points (+0,49 %) à 51 521,28, selon CNBC. Les semi-conducteurs ont mené la hausse : Marvell Technology +5,8 %, Broadcom +3,7 %, AMD près de +3 %. Le rendement du Trésor à dix ans a reculé : la courbe officielle du Trésor le fixe à 5,27 % mardi, contre 5,31 % lundi. Les marchés attendent ce mercredi le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale. Pour un cabinet : les records restent tirés par les valeurs liées à l’intelligence artificielle, ce qui pèse dans la lecture d’un fonds indiciel américain.
Source : CNBC — séance du 6 octobre 2026
Immobilier
L’indice TEC 10 revient à 4,72 %, contre 4,90 % vendredi dernier
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,72 % au mardi 6 octobre, contre 4,90 % au vendredi 2 octobre, soit 18 points de base de moins en deux séances. Le rendement de l’OAT à dix ans donné à 4,752 % par BFM Bourse à la clôture européenne ne le contredit pas : l’indice de l’AFT est arrêté une fois par jour, en cours de séance. Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier ; le reflux de début de semaine efface une partie de la hausse de fin septembre, et une simulation de financement se refait sur les conditions du jour.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 6 octobre 2026
Réglementation et conformité
Semaine mondiale de l’investisseur : l’AMF cible les arnaques et les jeunes investisseurs
Du 5 au 11 octobre 2026, l’AMF et les professionnels de l’épargne se mobilisent pour la 10e édition de la Semaine mondiale de l’investisseur, initiative de l’Organisation internationale des régulateurs des marchés financiers. L’édition met l’accent sur la résilience des investisseurs, la tromperie numérique et la prévention des arnaques financières. L’AMF lance une nouvelle saison de sa campagne « Les Mystères d’Investipolis », diffusée sur Instagram et TikTok, pour inciter les jeunes investisseurs à prendre du recul face aux discours sur l’investissement qui circulent sur les réseaux sociaux. Pour un cabinet : la semaine offre un support pédagogique tout trouvé pour parler des arnaques avec les clients, et avec leurs enfants qui commencent à investir.
Source : AMF — actualité du 5 octobre 2026
6 octobre 2026
Lundi, le CAC 40 a cédé 0,80 % à 7 834,10 points, plombé presque à lui seul par Schneider Electric, en chute de près de 10 % après l’annonce du rachat de l’américain PTC pour environ 20 milliards d’euros. Wall Street a fini en hausse, le Nasdaq à un record, alors que le rendement du Trésor américain à dix ans monte à 5,31 %. Côté régulateur, l’AMF retire son agrément à une société de gestion.
Marchés
Le CAC 40 recule de 0,80 % et sous-performe les autres places européennes
Le CAC 40 a clôturé lundi à 7 834,10 points (−0,80 %), selon BFM Bourse, quand le DAX allemand terminait à l’équilibre et l’indice milanais gagnait près de 0,7 %. BFM Bourse relève une « certaine défiance » envers les actifs français : l’écart de rendement à dix ans entre la France et l’Allemagne, monté à près de 1,6 point ces dernières semaines, retombait lundi à environ 1,42 point. L’euro a glissé à 1,1211 dollar, à son plus bas depuis mai 2025. Dans le luxe, Goldman Sachs a repris son suivi à l’achat sur LVMH (+0,6 %) et à la vente sur Hermès (−1,04 %). Pour un cabinet : la séance parisienne s’explique surtout par une valeur, mais le fond reste le même que la semaine passée, la prime de risque que le marché exige désormais sur la France.
Source : BFM Bourse — 5 octobre 2026, 17h58
Schneider Electric rachète PTC pour 22,6 milliards de dollars et chute de près de 10 %
Schneider Electric a annoncé un accord définitif pour acquérir l’éditeur américain de logiciels d’ingénierie PTC, pour environ 22,6 milliards de dollars, soit près de 20,1 milliards d’euros, la plus grosse acquisition de son histoire. Le prix fait ressortir une prime de 42,3 % sur le dernier cours de PTC ; la finalisation est attendue d’ici au troisième trimestre 2027, sous réserve des autorisations. Le marché a jugé la facture élevée : le titre a perdu près de 10 %. Deuxième pondération du CAC 40 derrière TotalEnergies, Schneider a coûté à lui seul environ 0,85 % à l’indice, selon le calcul de BFM Bourse, tandis que Dassault Systèmes, positionné sur le même métier que PTC, gagnait 4,4 %. Pour un cabinet : un fonds indiciel sur le CAC 40 concentre une part notable de son encours sur quelques valeurs, et la séance de lundi le montre ; c’est un point de diversification utile à rappeler aux clients qui y sont exposés.
Wall Street monte, le Nasdaq signe un record malgré un taux à dix ans au plus haut depuis 2002
Le Nasdaq Composite a gagné 1,05 % à 27 477,31, un record de clôture, porté par les valeurs liées à l’intelligence artificielle ; le S&P 500 a pris 0,66 % à 7 773,95 et le Dow Jones 0,18 % à 51 267,90, selon CNBC. Le rendement du Trésor à dix ans a de nouveau touché, en séance, des niveaux inédits depuis 2002 : la courbe officielle du Trésor le fixe à 5,31 % lundi, contre 5,28 % vendredi. CNBC cite BMO, pour qui la faiblesse récente de la dette française se propage aux taux américains. Les marchés attendent mercredi le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale. Pour un cabinet : la hausse est concentrée sur la technologie, et CNBC note que la version équipondérée du S&P 500 a perdu 3,6 % sur un mois quand l’indice gagnait 0,7 %.
Source : CNBC — séance du 5 octobre 2026
Réglementation et conformité
L’AMF retire son agrément à la société de gestion Eurasia Asset Management
Lors de sa séance du 11 septembre 2026, le Collège de l’AMF a constaté que la société de gestion de portefeuille Eurasia Asset Management ne respectait plus les conditions de son agrément, et en a prononcé le retrait en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier. Le retrait prend effet le 30 novembre 2026, sauf prorogation. D’ici là, la société est placée sous le contrôle d’un mandataire désigné par l’AMF, 2STEPSBEYOND, afin qu’elle n’effectue que les opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts de ses clients. Pour un cabinet : c’est le moment de vérifier qu’aucun client n’a de fonds ou de mandat chez cette société, et, le cas échéant, de préparer la suite avec lui avant l’échéance.
Source : AMF — actualité du 2 octobre 2026
5 octobre 2026
Vendredi, le CAC 40 a repris 0,79 % à 7 897,19 points, sans effacer une semaine en baisse de 2,24 %. Wall Street a salué un rapport sur l’emploi américain plus faible que prévu, le Nasdaq touchant un record en séance. Dans le projet de loi de finances pour 2027 déposé à l’Assemblée, deux articles concernent directement les patrimoines : l’un encadre l’assurance-vie, l’autre plafonne l’amortissement en location meublée.
Marchés
Le CAC 40 rebondit de 0,79 % mais termine la semaine en baisse de 2,24 %
Le CAC 40 a clôturé vendredi à 7 897,19 points (+0,79 %), selon BFM Bourse, aidé par le recul du pétrole après l’annonce par Emmanuel Macron d’une libération par les pays du G7 de « jusqu’à 100 millions de barils » sur quatre mois. Sur la semaine, l’indice perd 2,24 %. Les semi-conducteurs ont mené la hausse : Soitec +7,66 %, STMicroelectronics +6,54 %. L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor reste à 4,90 % au 2 octobre, comme la veille. BFM Bourse relève aussi le scepticisme de Moody’s, pour qui l’adoption des textes budgétaires « est loin d’être certaine » dans un Parlement très morcelé. Pour un cabinet : le rebond de vendredi ne change pas le sujet de la semaine, qui reste le coût de la dette française et le sort du budget au Parlement.
Source : BFM Bourse — 2 octobre 2026, 17h56
Emploi américain : 29 000 créations en septembre, Wall Street monte
L’économie américaine a créé 29 000 emplois en septembre, contre 84 000 attendus, et le taux de chômage est passé de 4,1 % à 4,2 %, selon les chiffres du ministère du Travail rapportés par CNBC. Les marchés y ont vu une raison de plus pour que la Réserve fédérale ne relève pas ses taux lors de sa réunion des 27 et 28 octobre. Le S&P 500 a gagné 0,73 % à 7 722,72, le Nasdaq Composite 1,19 % à 27 190,86, après un record en séance, et le Dow Jones 0,49 % à 51 176,46. Le rendement du Trésor à dix ans est pourtant remonté : la courbe officielle du Trésor le fixe à 5,28 % vendredi, contre 5,24 % la veille. Pour un cabinet : un emploi qui ralentit soutient les actions tant qu’il éloigne une hausse de taux. Les taux longs, eux, restent près de leurs plus hauts.
Source : CNBC — séance du 2 octobre 2026
Immobilier
LMNP : le projet de budget plafonne l’amortissement à 2,5 % et 7 000 € par an
L’article 7 du projet de loi de finances pour 2027 limite l’amortissement déductible des locations meublées non professionnelles à 2,5 % par an, dans la limite de 7 000 € par foyer fiscal, et à 1,5 % et 5 000 € pour les meublés de tourisme. Les résidences pour étudiants, pour personnes âgées et les établissements médico-sociaux en sont exclus. Les amortissements en report des exercices clos avant le 1er janvier 2027 ne seraient plus déductibles que dans la limite de la moitié du bénéfice, pendant dix ans. Le même article ouvre un prêt à taux zéro aux ménages qui attendent un enfant ou ont un enfant de moins de trois ans, y compris s’ils en ont déjà bénéficié. Pour un cabinet : c’est le texte du gouvernement, pas encore la loi. Il donne déjà la liste des clients à revoir : les loueurs en meublé dont l’amortissement dépasse ces plafonds, et ceux qui portent des amortissements en report.
Fiscalité et épargne
Assurance-vie : le projet de budget réserve l’avantage fiscal aux contrats qui respectent les règles françaises
L’article 6 du projet de loi de finances pour 2027, intitulé « Protection du modèle de l’assurance-vie », pose trois conditions pour garder le régime fiscal de l’assurance-vie, à l’impôt sur le revenu comme au décès : des primes versées en numéraire, des unités de compte aux caractéristiques similaires à celles du code des assurances, et, dans un fonds dédié, aucun titre émis par le souscripteur, l’assuré, un bénéficiaire, leur famille ou les sociétés qu’ils contrôlent. Les contrats étrangers sont visés de la même façon. Un contrat hors des clous verrait les capitaux décès taxés aux droits de succession selon le lien de parenté. Le texte s’appliquerait aux contrats souscrits depuis le 1er octobre 2026 ; pour les contrats plus anciens, aux produits des primes versées depuis cette date et aux décès à compter du 1er juillet 2027. Pour un cabinet : la très grande majorité des contrats n’est pas concernée, selon l’exposé des motifs. Ceux qui le sont, contrats étrangers à fonds dédié ou alimentés par apport de titres, se recensent dès maintenant, avant le débat parlementaire.
2 octobre 2026
Jeudi, le CAC 40 a perdu 1,62 % à 7 835,31 points, le jour où le gouvernement présentait son projet de budget pour 2027 : l’indice TEC 10 de la dette française à dix ans est monté à 4,90 %, et les banques ont porté la baisse. Wall Street a fini en légère hausse, le dix ans américain ayant reculé après avoir touché son plus haut depuis 2002. Les taux des crédits immobiliers d’octobre montent encore.
Marchés
Le CAC 40 commence octobre en baisse de 1,62 %, les banques en première ligne
Le CAC 40 a clôturé jeudi à 7 835,31 points (−1,62 %), selon BFM Bourse. L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,90 % au 1er octobre, contre 4,75 % la veille, et BFM Bourse situe l’écart de taux avec l’Allemagne à 1,37 point, « au plus haut depuis le début des années 2010 ». Les banques ont le plus reculé : Société Générale −5 %, Crédit Agricole −3,7 %, BNP Paribas −3,6 %. Capgemini a pris 7,4 %. Pour un cabinet : la baisse de la semaine vient du coût de la dette française, pas des comptes des entreprises. Un client qui détient des fonds en euros ou des obligations récentes voit l’autre face du même mouvement : des rendements plus élevés à l’achat.
Source : BFM Bourse — 1er octobre 2026, 17h48
Wall Street finit dans le vert après un dix ans américain au plus haut depuis 2002
Le S&P 500 a gagné 0,19 % à 7 666,45, le Nasdaq Composite 0,04 % à 26 871,60 et le Dow Jones 20,51 points (+0,04 %) à 50 926,56, selon CNBC. En séance, le rendement du Trésor à dix ans a touché 5,344 %, son plus haut niveau depuis 2002, avant de refluer : la courbe officielle du Trésor le fixe à 5,24 % jeudi, contre 5,29 % la veille. Pour un cabinet : les actions américaines ont tenu dès que les taux ont reculé. C’est le niveau des taux longs, plus que les résultats des entreprises, que le marché regarde en ce moment.
Source : CNBC — séance du 1er octobre 2026
Immobilier
Crédit immobilier : 3,66 % en moyenne sur 20 ans en octobre selon Pretto
Le courtier situe les taux moyens d’octobre à 3,50 % sur 15 ans (+0,07 point sur un mois), 3,66 % sur 20 ans (+0,12) et 3,75 % sur 25 ans (+0,15). La hausse est d’autant plus forte que le prêt est long. Pour 250 000 € empruntés sur 20 ans, Pretto chiffre l’effet de la hausse d’octobre à 16 € de mensualité et 3 730 € de coût total du crédit en plus. Pour un cabinet : pour un client qui prépare un achat, chaque mois d’attente se paie désormais. Le sujet de la conversation est moins le niveau des taux que la durée et l’apport, qui pèsent directement sur le coût total.
Source : Pretto — 30 septembre 2026, mis à jour le 1er octobre
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : 54 milliards d’euros d’effort, la contribution sur les très hauts revenus prolongée, le pacte Dutreil préservé
Le gouvernement a présenté jeudi son projet de loi de finances pour 2027. Il vise un déficit de 5 % du PIB en 2027, après 5,4 % attendus en 2026, avec un effort total de 54 milliards d’euros, dont 43 milliards de mesures nouvelles. Pour les patrimoines : la contribution différentielle créée en 2025, qui assure une imposition d’au moins 20 % aux revenus fiscaux de plus de 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple), serait prolongée, pour 600 millions d’euros ; le pacte Dutreil « ne sera pas touché ». Le texte prévoit aussi de raboter les avantages fiscaux de la location meublée, plus encore pour les locations de type Airbnb, pour environ 200 millions d’euros. Pour un cabinet : rien n’est voté, le Parlement examine le texte cet automne. Pour un client loueur en meublé ou un dirigeant qui prépare une transmission, c’est le moment de recenser les dossiers concernés, pas de décider.
Source : Franceinfo — 1er octobre 2026, 13h27
1er octobre 2026
Mercredi, le CAC 40 a perdu 0,89 % à 7 964,51 points et repasse sous les 8 000 points, sous le poids des taux français et d’une inflation à 3,0 % sur un an en septembre selon l’estimation provisoire de l’Insee. À New York, l’inflation PCE d’août est ressortie à 3,4 %, sous les attentes, sans empêcher le Dow Jones de reculer. Le taux d’usure des prêts immobiliers de 20 ans et plus passe à 5,40 % ce 1er octobre.
Marchés
Paris repasse sous les 8 000 points, et l’écart de taux avec l’Allemagne atteint 123 points de base
Le CAC 40 a clôturé mercredi à 7 964,51 points (−0,89 %), après un plus haut à 8 068,51 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). L’indice passe sous ce seuil pour la première fois depuis le 20 mai, selon BFM Bourse. Zonebourse rappelle que le repli dure depuis la semaine du 10 août : le rendement de l’OAT à dix ans est passé dans l’intervalle de 3,97 % à 4,80 %, et son écart avec le Bund allemand de 80 à 123 points de base. Sanofi (+1,64 %) et Air Liquide (+1,18 %) ont limité la baisse, Eiffage (−2,53 %) et BNP Paribas (−2,46 %) l’ont creusée. Pour un cabinet : la séance clôt le trimestre, et c’est ce niveau que porteront les relevés arrêtés au 30 septembre. Le mouvement vient du coût de la dette française plus que des résultats des entreprises, et c’est cette distinction qui permet d’expliquer la ligne actions d’un relevé sans la dramatiser.
Source : Zonebourse, via Boursorama — 30 septembre 2026, 17h56
Wall Street finit septembre en ordre dispersé malgré une inflation américaine moins forte qu’attendu
L’indice des prix PCE, la mesure d’inflation suivie par la Fed, a progressé de 3,4 % sur un an en août, et de 3,0 % hors alimentation et énergie, selon le communiqué du Bureau of Economic Analysis. Les économistes interrogés par Dow Jones attendaient 3,7 %, selon CNBC. Le S&P 500 a pourtant fini à 7 651,54 (−0,25 %), effaçant une hausse qui avait atteint près de 0,7 % en séance, et le Dow Jones a perdu 443,87 points (−0,86 %) ; le Nasdaq Composite a gagné 0,24 %. Le dix ans américain s’établit à 5,29 % dans la courbe officielle du Trésor (5,26 % la veille). Sur le mois, CNBC relève −4,3 % pour le Dow Jones, −0,5 % pour le S&P 500 et +1,9 % pour le Nasdaq. Pour un cabinet : une inflation qui ralentit ne fait pas baisser les taux longs à elle seule. Le marché obligataire regarde aussi la croissance, et c’est ce qui explique qu’un bon chiffre d’inflation n’ait pas soutenu les actions.
Source : CNBC — séance du 30 septembre 2026
Immobilier
Taux d’usure au 1er octobre : 5,40 % pour les prêts immobiliers de 20 ans et plus
La Banque de France a publié les seuils applicables à compter de ce jeudi. Pour les prêts immobiliers à taux fixe de 20 ans et plus, le taux d’usure passe à 5,40 %, contre 5,29 % au trimestre précédent ; de 10 à moins de 20 ans, à 4,68 % (4,57 %) ; pour les prêts à taux variable, à 5,52 % (5,28 %). Le taux effectif moyen pratiqué au troisième trimestre, dont l’usure se déduit en ajoutant un tiers, ressort à 4,05 % sur les prêts de 20 ans et plus. Pour un cabinet : le plafond remonte, ce qui laisse un peu plus de place aux dossiers dont le coût total, assurance comprise, frôlait la limite. Il remonte parce que les taux pratiqués ont monté, et c’est le coût du crédit, plus que l’usure, qui pèsera désormais sur un projet d’acquisition.
Source : Banque de France — taux d’usure 2026-T4, mis en ligne le 28 septembre 2026
Meilleurtaux relève un taux moyen de 3,86 % avant négociation, contre 3,69 % début septembre
Dans son point du 29 septembre, le courtier situe le taux standard moyen à 3,86 % avant négociation, pour une durée moyenne d’environ 23 ans, contre 3,69 % début septembre. Après négociation, il anticipe pour octobre des taux moyens d’environ 3,40 % sur 15 ans, 3,50 à 3,55 % sur 20 ans et 3,60 à 3,65 % sur 25 ans. Il relève aussi un écart proche d’un point entre les profils les plus recherchés par les banques et les dossiers plus difficiles. Pour un cabinet : pour un client qui prépare un achat, le profil de l’emprunteur compte autant que le niveau général des taux. Un apport, des revenus stables et une épargne en place font encore gagner l’équivalent de plusieurs mois de hausse.
Source : Meilleurtaux — 29 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Inflation à 3,0 % sur un an en septembre selon l’estimation provisoire de l’Insee, tirée par l’énergie
Selon l’estimation provisoire publiée mercredi, les prix à la consommation augmenteraient de 3,0 % sur un an en septembre, après 2,4 % en août. L’énergie en est la cause principale, avec +21,2 % sur un an (16,7 % en août), tirée par les produits pétroliers et le gaz ; les produits frais progressent de 9,9 %. Sur un mois, les prix reculeraient de 0,3 %, sous l’effet de la baisse saisonnière des services de transport et d’hébergement. En indice harmonisé, la mesure utilisée pour les comparaisons européennes, la hausse atteint 3,4 %. Pour un cabinet : c’est le chiffre auquel un client comparera le rendement de son épargne en fin d’année. L’Insee précise que ces indices provisoires ne doivent pas servir aux revalorisations contractuelles : les résultats définitifs paraissent le 15 octobre.
Source : Insee, Informations rapides n° 242 — 30 septembre 2026
30 septembre 2026
Mardi, le CAC 40 a reculé de 0,53 % à 8 035,87 points, sous la pression des taux et de chiffres américains décevants. Vinci, Eiffage et ADP ont baissé après l’annonce d’une hausse de la taxe sur les grandes infrastructures de transport dans le projet de budget 2027. Le dix ans américain monte à 5,26 % selon le Trésor, l’indice TEC 10 à 4,74 %, et Rexel a bouclé son augmentation de capital de 500 millions d’euros.
Marchés
Paris repasse sous 8 050 points, pénalisé par les taux et par des chiffres américains sous les attentes
Le CAC 40 a clôturé mardi à 8 035,87 points (−0,53 %), après une ouverture à 8 086,16, un plus haut à 8 107,28 et un plus bas à 8 026,45 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). Selon BFM Bourse, la pression est venue des taux, le rendement de l’OAT à dix ans finissant à 4,80 %, et de deux statistiques américaines : l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board est tombé à 81,9 en septembre, contre 90 attendu et 88,6 en août, et l’enquête JOLTS a compté 7,079 millions d’offres d’emploi, contre 7,21 millions attendues. Legrand a fait exception avec +6,1 %, après la présentation de ses ambitions à l’horizon 2030. Pour un cabinet : sur ses quatre dernières séances, l’indice est resté entre 8 035 et 8 082 points. Ce qui a bougé, c’est le coût de l’argent, et c’est cette ligne qui pèsera sur les relevés arrêtés au 30 septembre.
Budget 2027 : le gouvernement veut porter jusqu’à 12,2 % la taxe sur les autoroutes et les grands aéroports, Eiffage et Vinci reculent
L’exécutif a annoncé lundi soir son intention d’alourdir la taxe sur « l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance ». Prélevée aujourd’hui au taux de 4,6 % sur les recettes d’exploitation au-delà de 120 millions d’euros, elle verrait son taux maximal porté à 12,2 %, pour un rendement passant de 600 millions à 1,4 milliard d’euros, par le projet de loi de finances pour 2027. Selon Royal Bank of Canada, citée par BFM Bourse, la mesure abaisserait le consensus de bénéfice par action de 3 à 4 % pour Vinci et de 7 à 8 % pour Eiffage, si elle était adoptée telle quelle. À la clôture, selon BFM Bourse, Eiffage a perdu 3,1 %, Vinci 2,4 % et ADP 0,7 %. Pour un cabinet : les concessionnaires figurent souvent dans les portefeuilles au titre de leur rendement régulier. Le cours a réagi en une séance à un projet qui n’est pas voté, et la décision se prendra au Parlement dans les semaines qui viennent.
Wall Street recule pour la deuxième séance : le trente ans américain au plus haut depuis 2002, Blackstone perd 21 % sur le mois
Mardi, le Dow Jones a cédé 131,59 points (−0,26 %) à 51 349,92, le S&P 500 a fini à 7 670,84 et le Nasdaq Composite à 26 797,54, selon CNBC. Les banques ont reculé. Le rendement du trente ans a dépassé 5,6 % en séance, un niveau inédit depuis juin 2002 ; le dix ans s’établit à 5,26 % dans la courbe officielle du Trésor américain (5,24 % la veille). John Williams, président de la Fed de New York, a jugé qu’une nouvelle hausse des taux directeurs « pourrait être appropriée » d’ici la fin de l’année, sans « urgence ». Sur septembre, CNBC relève un secteur financier du S&P 500 en baisse de 6,3 %, et Blackstone −21 %. Pour un cabinet : Blackstone est l’un des premiers gérants mondiaux de non-coté. Le cours de son action mesure ce que le marché attend de ses revenus de gérant, pas la valeur des actifs détenus par ses fonds : un client qui détient un fonds de non-coté ne lira pas ce −21 % sur son relevé.
Source : CNBC — séance du 29 septembre 2026
Immobilier
Le TEC 10 monte encore, à 4,74 % : +27 points de base depuis le 18 septembre
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,74 % au mardi 29 septembre, contre 4,72 % la veille : +2 points de base, après +9 lundi. Depuis le 18 septembre, où il valait 4,47 %, il a pris 27 points de base en sept séances. Le rendement de l’OAT à dix ans en fin de séance, donné à 4,80 % par BFM Bourse, ne le contredit pas : l’indice de l’AFT est arrêté une fois par jour, en cours de séance. Pour un cabinet : c’est la référence des barèmes de crédit immobilier. La hausse ralentit, mais elle ne s’est pas inversée ; une simulation de financement faite début septembre ne décrit plus les conditions du jour.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 29 septembre 2026
Non-coté et private equity
Rexel boucle ses 500 millions d’euros pour racheter GCG à Audax : l’actionnaire qui n’a pas pu souscrire passe de 1 % à 0,96 %
Suite de l’opération présentée hier : Rexel a annoncé mardi le succès de son augmentation de capital, par construction accélérée d’un livre d’ordres auprès d’investisseurs qualifiés, sans droit préférentiel de souscription. 14 388 490 actions nouvelles, soit environ 4,6 % du capital, ont été émises à 34,75 €, une décote d’environ 1,0 % sur la dernière clôture précédant l’annonce, pour environ 500 millions d’euros bruts. Le produit finance en partie le rachat de GCG au fonds Audax Private Equity, en maintenant un ratio de dette financière nette sur EBITDAaL d’environ 2,0 fois à partir de 2027. Selon l’exemple du communiqué, un actionnaire qui détenait 1 % du capital et n’a pas participé en détient désormais environ 0,96 % (0,93 % sur une base diluée). Règlement-livraison vers le 1er octobre. Pour un cabinet : le placement était réservé aux investisseurs qualifiés, un particulier actionnaire n’avait donc pas la possibilité de souscrire pour maintenir sa part. La sortie du fonds vendeur est ainsi financée pour partie par des institutionnels.
Source : Rexel, communiqué via GlobeNewswire — 29 septembre 2026
29 septembre 2026
Lundi, le CAC 40 a fini quasi inchangé (+0,01 % à 8 078,48 points) après avoir effacé une ouverture en hausse : Donald Trump a rejeté samedi la proposition iranienne de réouverture du détroit d’Ormuz. Wall Street a reculé (S&P 500 −0,77 %), le taux à dix ans américain montant à 5,24 %, son plus haut depuis 2007. L’indice TEC 10 remonte à 4,72 %, et Audax Private Equity cède l’américain GCG à Rexel pour 1,4 milliard de dollars.
Marchés
Paris efface son ouverture en hausse et finit à l’équilibre, faute d’avancée sur le détroit d’Ormuz
Le CAC 40 a clôturé lundi à 8 078,48 points (+0,01 %), après une ouverture à 8 110,92, un plus haut à 8 137,42 et un plus bas à 8 071,59 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). Selon BFM Bourse, l’appétit pour le risque est resté limité : Donald Trump a rejeté samedi la proposition iranienne de rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours, et l’Iran affirme, selon l’agence Irna, qu’aucune discussion n’est prévue avec Washington. Côté valeurs, Maisons du Monde a abandonné 7,76 % après des résultats semestriels en berne, Rexel a perdu 3,3 % après l’annonce du rachat de l’américain GCG, et TotalEnergies a fini inchangé (+0,01 %) à l’issue de sa journée investisseurs, où le groupe a annoncé une hausse de ses rachats d’actions. Pour un cabinet : l’indice termine pour la troisième séance d’affilée autour de 8 080 points, alors que l’indice TEC 10 du taux de l’État français a pris 25 points de base depuis le 18 septembre (de 4,47 % à 4,72 %). Ce mois-ci, ce sont les obligations qui ont bougé, pas les actions. Les relevés arrêtés au 30 septembre porteront cette remontée des taux sur les poches obligataires, et c’est la ligne qu’un client lira en premier.
Wall Street recule : le dix ans américain atteint 5,24 %, Boeing perd près de 7 %, Nvidia annonce 150 milliards de dollars de rachats d’actions supplémentaires
Lundi, le Dow Jones a perdu 347,11 points (−0,67 %) à 51 481,51, le S&P 500 0,77 % à 7 683,69 et le Nasdaq Composite 0,92 % à 26 820,38, selon CNBC. Boeing a fini en baisse de près de 7 % : l’autorité américaine de l’aviation civile (FAA) a indiqué qu’elle ne certifierait pas le 737 Max 10 avant d’avoir évalué un nouveau défaut logiciel. Plusieurs valeurs liées à l’intelligence artificielle ont reculé (AMD −3,6 %, Meta −4,8 %), à l’exception de Nvidia (+1,7 %), qui a annoncé 150 milliards de dollars de rachats d’actions supplémentaires, portant son programme à 235 milliards. Le rendement du dix ans américain a gagné 6 points de base à 5,24 %, son plus haut depuis 2007, relève Yahoo Finance ; celui du trente ans a dépassé 5,5 %. Le marché attend cette semaine l’indice des prix PCE d’août mercredi, puis le rapport sur l’emploi de septembre vendredi. Pour un cabinet : un client qui lit « 5,24 % » dans la presse demandera pourquoi il n’en profite pas. Ce taux est celui d’un emprunt en dollars : pour un épargnant en euros, il se lit après le coût de couverture du change, ou avec le risque de change qu’il fait porter à son capital.
Source : CNBC — séance du 28 septembre 2026
Immobilier
Le TEC 10 remonte à 4,72 %, son niveau le plus élevé depuis le 18 septembre
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,72 % au lundi 28 septembre, contre 4,63 % le vendredi 25 : +9 points de base en une séance. Il dépasse tous les niveaux relevés depuis le 18 septembre, où il s’établissait à 4,47 %, soit +25 points de base en six séances. Pour un cabinet : cet indice est la référence sur laquelle les banques bâtissent leurs barèmes de crédit immobilier. Pour un projet locatif financé à crédit, chaque hausse de la référence réduit l’écart entre le rendement du bien et le coût de son financement. Un plan de financement chiffré au début du mois se refait sur les conditions du jour avant de servir de base à une décision.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 28 septembre 2026
Non-coté et private equity
Audax Private Equity cède l’américain GCG à Rexel pour 1,4 milliard de dollars : la sortie du fonds est financée en partie par les actionnaires de l’acheteur
Rexel a annoncé le 25 septembre le rachat de GCG, distributeur américain de câbles spécialisés, de connectique et de solutions électriques pour les infrastructures critiques, auprès du fonds Audax Private Equity. L’opération valorise GCG à environ 1,4 milliard de dollars de valeur d’entreprise, soit moins de 8 fois l’EBITDAaL 2026 estimé, après synergies. GCG, qui emploie environ 950 personnes sur 16 sites, prévoit plus de 1,1 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2026. Rexel finance l’opération par sa trésorerie, environ 800 millions d’euros de dette et une augmentation de capital : elle a été lancée lundi pour environ 500 millions d’euros, sans droit préférentiel de souscription, auprès d’investisseurs qualifiés, avec un règlement-livraison prévu vers le 1er octobre. La finalisation du rachat est attendue d’ici fin 2026. Pour un cabinet : c’est l’étape qu’un porteur de FCPR voit rarement, la sortie. La performance d’un fonds de private equity se réalise à la revente de ses participations, ici à un industriel coté. Une même opération se lit donc de deux façons : une cession pour le fonds vendeur, une dilution pour les actionnaires de Rexel qui ne participent pas à l’augmentation de capital.
Source : Rexel, communiqué via GlobeNewswire — 25 septembre 2026
28 septembre 2026
Vendredi, le CAC 40 a fini à l’équilibre (−0,04 % à 8 077,80 points) et gagne 0,16 % sur la semaine, sa première hausse hebdomadaire depuis début août, après six semaines de repli. Wall Street a fini plus nettement en hausse — Dow Jones +0,93 %, S&P 500 +1,2 % sur la semaine — pendant que le pétrole reculait sur une proposition iranienne de réouverture du détroit d’Ormuz. L’indice TEC 10 redescend à 4,63 %, et Schroders Capital boucle un fonds de co-investissement de 1,3 milliard de dollars.
Marchés
Paris finit à l’équilibre et met fin à six semaines de baisse d’affilée
Le CAC 40 a clôturé vendredi à 8 077,80 points, en recul de 0,04 %, entre un plus haut à 8 136,29 et un plus bas à 8 057,15 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). Sur la semaine, l’indice gagne 0,16 %, son premier score hebdomadaire positif depuis début août, selon BFM Bourse. Il interrompt ainsi six semaines de baisse consécutives (−7,46 % sur la période), une séquence observée cinq fois seulement depuis 1988, relève Zonebourse. Le pétrole a reflué après que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que le détroit d’Ormuz serait rouvert « sous sept jours » si certaines conditions étaient remplies : TotalEnergies −1,3 %. Hors CAC, Alten a bondi de 7,7 % après avoir relevé certains de ses objectifs annuels, quand Adocia a plongé de près de 25 % en faisant état d’une incertitude significative sur la continuité de son exploitation. Pour un cabinet : un indice à l’équilibre peut cacher des écarts de plus de trente points entre deux valeurs le même jour. C’est l’illustration la plus concrète à montrer à un client dont le compte-titres repose sur quelques lignes seulement.
Wall Street termine la semaine en hausse — S&P 500 +1,2 %, Nasdaq +2 % — malgré un dix ans au plus haut depuis 2007
Vendredi, le Dow Jones a gagné 478,64 points (+0,93 %) à 51 828,62, le S&P 500 0,51 % à 7 743,41 et le Nasdaq Composite 0,48 % à 27 068,72, selon CNBC. Sur la semaine, le Dow prend 0,3 %, le S&P 500 1,2 % et le Nasdaq 2 %, portés par la technologie (+3,1 %, meilleur secteur du S&P 500). Le pétrole a reculé, l’Iran ayant demandé aux États-Unis de revenir au protocole d’accord de juin : le Brent a réglé à 104,32 dollars (−2,14 %), le WTI à 92,41 dollars (−2,33 %). Côté obligataire, le rendement du dix ans a touché cette semaine son plus haut depuis 2007 et celui du trente ans depuis 2004 ; ils s’inscrivaient en fin de journée à 5,163 % et 5,488 %. D’après l’outil FedWatch du CME, les marchés attribuent environ 64 % de probabilité à une hausse de taux de la Fed en octobre. Pour un cabinet : actions en hausse et taux en hausse la même semaine, c’est la configuration où un profil « prudent » peut faire moins bien qu’un profil dynamique, sans aucune erreur de gestion — la poche obligataire perd de la valeur quand les taux montent. Mieux vaut l’expliquer avant le prochain relevé qu’après.
Source : CNBC — séance du 25 septembre 2026
Immobilier
Le TEC 10 redescend à 4,63 %, mais prend 16 points de base sur la semaine
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,63 % au vendredi 25 septembre, contre 4,67 % la veille et 4,47 % le vendredi 18 septembre. La détente de fin de semaine ne rattrape donc qu’une petite partie de la hausse. Pour un cabinet : ce taux est aussi l’étalon auquel se compare tout rendement immobilier. Quand l’État emprunte à dix ans à plus de 4,6 %, le rendement d’une SCPI ou d’un bien locatif ne se lit plus seul : c’est son écart avec ce taux sans risque qui dit si le risque pris — vacance, travaux, liquidité — est encore rémunéré.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 25 septembre 2026
Non-coté et private equity
Schroders Capital boucle son fonds de co-investissement Global Direct IV à 1,3 milliard de dollars
Schroders Capital, la branche marchés privés de Schroders (113,7 milliards de dollars gérés), a annoncé jeudi le closing final de Global Direct IV à 1,3 milliard de dollars, son plus grand fonds fermé de private equity à ce jour. C’est un fonds de pur co-investissement : il entre au capital d’entreprises aux côtés de gérants spécialistes, dans des sociétés dont la valeur d’entreprise est généralement inférieure à 1 milliard de dollars, principalement en Europe et aux États-Unis, sur cinq secteurs — santé, technologie, services aux entreprises, consommation et industrie. Lancé en 2024, il a été souscrit par des investisseurs institutionnels et des family offices. Pour un cabinet : le co-investissement, c’est choisir une entreprise précise aux côtés du fonds qui mène l’opération, plutôt que souscrire à un portefeuille entier. Quand un client en entend parler, la différence à expliquer est celle-ci : les fonds accessibles aux particuliers (FCPR, FCPI, ELTIF) répartissent le risque sur un ensemble de participations.
25 septembre 2026
Jeudi, le CAC 40 a cédé 0,52 % à 8 081,43 points, pris entre un Brent remonté à 107,66 dollars et des taux qui ne cessent de grimper : le dix ans américain a touché 5,223 %, un niveau inédit depuis juin 2007, et l’indice TEC 10 français bondit à 4,67 %. Hors CAC, Christian Dior s’envole de 15,3 % sur le projet de simplification des holdings de la famille Arnault. Côté conformité, l’AMF resserre le suivi des dépositaires de fonds.
Marchés
Paris recule de 0,52 % à 8 081,43 points : le baril repart, les taux ne lâchent rien
Le CAC 40 a clôturé jeudi à 8 081,43 points, en baisse de 0,52 %, entre un plus haut à 8 123,11 et un plus bas à 8 049,56 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). Deux freins, selon BFM Bourse. Les taux d’abord : à la clôture parisienne, le dix ans américain s’inscrivait à 5,155 % et l’écart entre les emprunts d’État français et allemands à dix ans atteignait 1,13 point. Le pétrole ensuite : faute d’avancée dans les pourparlers de New York, le Brent de novembre a pris 4,4 % à 107,66 dollars, le président iranien ayant déclaré que Téhéran ne garantirait pas la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz tant que les sanctions et le blocus américains resteraient en vigueur. TotalEnergies +1,8 %, Stellantis −4,1 %, plus forte baisse de l’indice. Washington et Pékin ont prolongé de deux mois, jusqu’au 10 janvier, leur trêve commerciale. Pour un cabinet : malgré deux séances de repli, l’indice reste au-dessus de sa clôture du vendredi 18 septembre (8 065,02). Sur la semaine, ce qui a bougé, ce sont le baril et les taux — deux variables à nommer devant un client, parce qu’aucune ne dépend des résultats des sociétés françaises.
Wall Street à l’équilibre, mais le dix ans américain touche 5,223 % et le trente ans 5,501 %
Le Dow Jones a reculé pour la troisième séance d’affilée, de 161,61 points (−0,31 %) à 51 349,98 ; le S&P 500 a cédé 0,02 % à 7 704,13 et le Nasdaq Composite a gagné 0,01 % à 26 939,37, selon CNBC. Les indices se sont éloignés de leurs plus bas après une information de Reuters sur une sortie de crise par étapes discutée entre négociateurs américains et iraniens. Le marché obligataire, lui, n’a pas désarmé : le rendement du dix ans a atteint 5,223 %, du jamais vu depuis juin 2007, celui du trente ans 5,501 %, un plus haut depuis juin 2004. D’après l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une nouvelle hausse de taux de la Fed en octobre approchait 71 %, contre environ 55 % une semaine plus tôt. Le Brent a clôturé au-dessus de 106 dollars. Pour un cabinet : c’est une configuration peu habituelle, où ce sont des chiffres économiques solides qui inquiètent. Dans une allocation mixte, les obligations déjà détenues perdent de la valeur quand les taux montent, pendant que les nouvelles souscriptions se font à des rendements plus élevés : deux effets qui ne se lisent pas sur le même horizon, et qu’un relevé trimestriel mélange.
Source : CNBC — séance du 24 septembre 2026
Christian Dior +15,3 % : la famille Arnault fusionne ses holdings au-dessus de LVMH et lancera une offre de retrait
Le groupe familial Arnault prévoit d’absorber Agache dans Christian Dior, transformé simultanément en société en commandite par actions renommée Agache SCA. L’ensemble détiendrait 49,76 % du capital et 65,55 % des droits de vote de LVMH, afin d’assurer dans la durée le contrôle familial. Une offre publique de retrait en numéraire, sans retrait obligatoire, viserait ensuite, au premier trimestre 2027, 2,44 % du capital de Christian Dior (environ 1,63 milliard d’euros), à un prix égal à 95 % de l’actif net réévalué calculé par transparence sur LVMH — 469,05 euros à titre d’illustration au 23 septembre, soit une prime théorique de 27,3 % sur la clôture du 22. Le calendrier dépend d’une assemblée générale extraordinaire fin 2026 et de dérogations à obtenir de l’AMF. Jeudi, le titre a gagné 15,3 %, rapporte BFM Bourse. Pour un cabinet : à une autre échelle, ce sont les outils que manient les dirigeants clients — holding de contrôle, commandite pour séparer pouvoir et capital, transmission préparée longtemps à l’avance. Et pour un client porteur du titre, l’absence de retrait obligatoire signifie qu’il ne sera pas contraint de céder : ne pas apporter ses actions, c’est rester associé d’une société en commandite.
Immobilier
Le TEC 10 bondit de 19 points de base à 4,67 % en une séance
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,67 % au jeudi 24 septembre, contre 4,48 % la veille et 4,47 % le vendredi 18 septembre. C’est la référence de taux long à partir de laquelle les banques bâtissent leurs barèmes de crédit immobilier, et elle vient de prendre près de deux dixièmes de point en une seule séance, dans le sillage des taux américains. Pour un cabinet : pour un client dont le financement est en cours, la distinction utile est celle-ci — une offre de prêt émise fige son taux, une simulation ou un accord de principe ne fige rien. C’est le moment de savoir où en est chaque dossier.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 24 septembre 2026
Réglementation et conformité
Dépositaires d’OPCVM et de FIA : un compte rendu trimestriel des anomalies à l’AMF
L’AMF a mis à jour jeudi son instruction DOC-2016-01 applicable aux dépositaires d’OPCVM et de FIA, à la suite d’une modification de son règlement général. Les dépositaires doivent désormais informer l’AMF chaque trimestre des anomalies ou irrégularités significatives résolues au cours du trimestre, au moyen d’un tableau type ajouté en annexe, en précisant les mesures correctrices et les irrégularités non résolues. La mise à jour s’applique immédiatement ; le guide des dépositaires a été ajusté en conséquence. Pour un cabinet : le dépositaire est le garde-fou le moins visible des fonds recommandés, SCPI et fonds de capital-investissement compris, puisque ce sont des FIA. Son contrôle laisse maintenant une trace régulière chez le régulateur — un point de plus à citer quand un client demande qui surveille le gérant.
Source : AMF — actualité du 24 septembre 2026
24 septembre 2026
Mercredi, Paris a interrompu sa série de hausses, −0,39 % à 8 123,41 points, quand le Brent est repassé au-dessus de 100 dollars après le discours du président iranien à l’ONU. À New York, la journée a été celle des taux : le dix ans américain a touché 5,135 %, son plus haut depuis juillet 2007, et le Nasdaq a perdu 1,13 %. L’indice TEC 10 français remonte à 4,48 %. Côté épargne, l’AMF publie un nouveau record d’investisseurs particuliers actifs, porté par les ETF.
Marchés
Paris rend 0,39 % à 8 123,41 points : le discours iranien à l’ONU fait remonter le Brent au-dessus de 100 dollars
Après deux séances de hausse, le CAC 40 a clôturé mercredi à 8 123,41 points, en baisse de 0,39 %, entre un plus haut à 8 199,66 et un plus bas à 8 112,22 (cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama). Le déclencheur est venu de la tribune des Nations unies : le président iranien Massoud Pezeshkian a promis que son pays ne « baisserait pas la tête » et qu’il ne tolérerait pas que le détroit d’Ormuz serve à une « agression » contre lui. Le contrat de novembre sur le Brent prenait 3,8 % à 102,98 dollars à l’heure de la clôture parisienne, rapporte BFM Bourse, et un navire a pris feu dans le détroit après avoir été touché par un projectile « d’origine inconnue ». Côté valeurs, BNP Paribas −1,1 % après avoir confirmé ses objectifs 2028, Valeo +0,9 % sur un relèvement de Jefferies, Semco Technologies +11,85 % après ses résultats semestriels. L’euro a reculé de 0,5 % à 1,1391 dollar. Pour un cabinet : la hausse de lundi et mardi reposait sur la détente du baril, et il a suffi d’un discours pour l’effacer en partie. Devant un client qui regarde sa valorisation de la semaine, c’est la variable à nommer : elle ne dépend ni de l’économie française ni de ses sociétés.
Wall Street recule, le dix ans américain touche 5,135 %, plus haut depuis juillet 2007, et le marché voit une hausse de la Fed dès octobre
Le S&P 500 a perdu 0,75 % à 7 706,03, le Nasdaq Composite 1,13 % à 26 936,04, au lendemain de son record, et le Dow Jones 352,10 points (−0,68 %) à 51 511,59, selon CNBC. En cause, les taux : après des indices PMI jugés « chauds », le rendement du dix ans américain a atteint 5,135 %, son plus haut niveau depuis juillet 2007, avec sa plus forte variation sur une journée depuis le 7 avril 2025 ; le deux ans a touché 4,947 %, un plus haut depuis mai 2024. Le gouverneur de la Fed Michael Barr a jugé que « de nouveaux ajustements de politique seront probablement nécessaires », une semaine après la hausse d’un quart de point. D’après l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une nouvelle hausse en octobre dépassait 66 %, contre 55,4 % la veille et 8,8 % un mois plus tôt. Le Brent de novembre a pris environ 3,9 % à 103,08 dollars. Pour un cabinet : un dix ans américain au-dessus de 5 % reprend la place qu’il avait avant 2008, celle d’une rémunération sans risque qui concurrence les actions. C’est la toile de fond des arbitrages de fin d’année, et elle vaut d’être expliquée avant qu’un client ne la découvre dans son relevé.
Source : CNBC — séance du 23 septembre 2026
Immobilier
Le TEC 10 remonte à 4,48 % : une semaine avant la révision de l’usure, la référence des barèmes reste au plus haut
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,48 % au mercredi 23 septembre, contre 4,47 % la veille : un point de base de plus, et une référence qui ne redescend pas depuis vendredi. La séance américaine du même jour, où le dix ans a touché son plus haut depuis 2007, ne plaide pas pour une détente rapide des taux longs européens. Les banques arrêtent en ce moment leurs barèmes d’octobre, et le taux d’usure sera révisé au 1er octobre ; nous n’avons pas pu lire le plafond du quatrième trimestre sur le site de la Banque de France au matin du 24 septembre, et nous ne l’annoncerons qu’une fois lu à cette source. Pour un cabinet : un point de base ne change aucun barème, mais la persistance du niveau, oui. Un dossier en cours se boucle sur l’offre écrite ; un projet reporté dans l’attente d’une baisse repose aujourd’hui sur un mouvement que la courbe ne montre pas.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 23 septembre 2026
Non-coté et private equity
Wealthcome lève 15 millions d’euros en série B, menée par Breega, pour porter son logiciel des cabinets vers les banques et les assureurs
L’éditeur français Wealthcome annonce une série B de 15 millions d’euros menée par Breega, avec BlackFin Capital Partners, déjà actionnaire. En mars 2025, lors de sa levée de 7 millions d’euros, il comptait un peu plus de 300 structures clientes et 2 500 utilisateurs ; il revendique aujourd’hui environ 800 structures équipées et plus de 6 000 professionnels, pour quelque 65 collaborateurs. L’objectif affiché est de passer des cabinets de gestion de patrimoine aux banques, assureurs, mutuelles et grands réseaux, et de développer Binom, son environnement d’intelligence artificielle : transcription d’un rendez-vous en compte rendu, extraction des informations utiles au KYC, lecture d’une pièce d’identité ou d’un avis d’imposition, chaque champ restant validé par le conseiller. Frenchweb résume l’enjeu : savoir quel logiciel deviendra « la version de référence du dossier client ». Pour un cabinet : c’est un tour de capital-risque classique, mais il dit où se déplace la valeur dans le métier. Le logiciel qui détient la donnée patrimoniale devient l’actif ; la question utile à poser à tout éditeur, quel qu’il soit, est celle de la propriété et de la portabilité de ces données le jour où l’on veut en changer.
Source : Frenchweb — 24 septembre 2026
Réglementation et conformité
DORA : plus de 80 % des 33 incidents majeurs déclarés à l’AMF en 2025 viennent des prestataires
L’AMF publie son premier bilan des incidents majeurs déclarés en 2025 au titre du règlement européen DORA sur la résilience opérationnelle numérique. Il couvre les sociétés de gestion de portefeuille, les plateformes de financement participatif, les entreprises de marché et les prestataires sur crypto-actifs. Le chiffre central : plus de 80 % des 33 incidents majeurs signalés par les entités françaises sont issus de leurs prestataires, qu’il s’agisse d’une indisponibilité liée à une cyberattaque (55 %) ou d’un incident accidentel (27 %). La majorité a été déclarée par des sociétés de gestion. L’AMF en tire trois enseignements : la gestion d’actifs est « fortement exposée » parce qu’elle est interconnectée et que la plupart des acteurs sont des structures entrepreneuriales qui externalisent leur informatique ; le risque existe « indépendamment de leur taille » ; et toute stratégie de résilience « doit impérativement inclure la gestion du risque lié aux prestataires tiers ». Pour un cabinet : le rapport ne vise pas les conseillers, mais il décrit exactement leur situation, une petite équipe dont l’agrégateur, le logiciel et la messagerie sont chez des tiers. Savoir ce que fait le cabinet si l’un d’eux tombe une semaine est une question d’organisation, pas seulement d’informatique.
Source : AMF — actualité du 24 septembre 2026
Fiscalité et épargne
L’AMF compte un record d’investisseurs particuliers au premier semestre 2026, et 394 000 nouveaux investisseurs en ETF
Selon le tableau de bord de l’AMF publié mercredi, près de 1,2 million de particuliers ont acheté ou vendu des actions cotées lors de chacun des deux premiers trimestres 2026, +14 % par rapport au second semestre 2025 et un plus haut depuis 2018. Les nouveaux investisseurs en actions (282 000) restent sous le pic du premier semestre 2025 (315 000). La dynamique vient des ETF : environ 900 000 particuliers actifs par trimestre (+39 %), et 394 000 nouveaux investisseurs, +36 % sur le second semestre 2025 et +26 % sur un an, un plus haut depuis 2018. Les transactions suivent : 36 millions sur les actions (+28 %) et 11,8 millions sur les ETF (+69 %). Pour un cabinet : une part croissante des clients arrive désormais avec un portefeuille d’ETF ouvert seule, souvent en ligne. La conversation utile n’est pas le choix du produit, qu’ils ont déjà fait, mais sa place dans l’ensemble : l’enveloppe qui le porte, son poids dans le patrimoine et l’horizon auquel il répond.
Source : AMF — actualité du 23 septembre 2026
23 septembre 2026
Mardi, Paris a enchaîné une deuxième séance de hausse, +0,20 % à 8 154,91 points, portée par une cinquième journée de recul du pétrole après les signaux diplomatiques entre Washington et Téhéran. À New York, le Nasdaq a signé un nouveau record de clôture à 27 244,28 points quand le S&P 500 finissait quasi inchangé et le Dow reculait de 0,36 %. Le sujet français, lui, ne se détend pas : l’indice TEC 10 remonte à 4,47 % et l’écart à dix ans avec l’Allemagne atteint 1,05 point de pourcentage. Et la journée a été dominée, pour un cabinet de gestion de patrimoine, par le dépouillement de la note de la Cour des comptes sur la fiscalité du patrimoine : retour à un prélèvement forfaitaire unique vraiment unique, évaluation des régimes de l’assurance vie et du PEA, encadrement de l’âge de constitution du PER, fiscalisation des intérêts au-delà des plafonds des livrets réglementés, allègement des droits de mutation à titre onéreux.
Marchés
Paris gagne 0,20 % à 8 154,91 points, deuxième séance de hausse, mais la remontée des taux français plafonne l’indice ; Vusion bondit de 13,68 %
Le CAC 40 a clôturé mardi à 8 154,91 points, en hausse de 0,20 % (+15,97 points), entre un plus bas à 8 117,27 et un plus haut à 8 197,07 — cotation arrêtée relevée sur l’historique Boursorama. C’est une deuxième séance dans le vert, après +0,92 % lundi. L’Euro Stoxx 50 a pris 0,18 %, le DAX 0,1 %. Le moteur est resté le pétrole, dans un contexte diplomatique chargé : devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a dit se trouver face au choix entre « anéantir » l’Iran et conclure un accord avec Téhéran, en privilégiant la voie diplomatique et en estimant qu’un accord pourrait intervenir après les élections législatives américaines de novembre ; l’Arabie saoudite s’apprête à remettre en service son oléoduc Est-Ouest et un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours si Washington réduit sa pression militaire. Mais la hausse a été freinée par les rendements obligataires français : « les derniers jours ont surtout rappelé le prix à payer lorsque les déficits restent hors de contrôle dans un environnement de taux durablement élevés », juge Thomas Giudici, directeur de la gestion obligataire chez Auris Gestion, cité par BFM Bourse ; « la France en fait actuellement l’expérience ». Côté valeurs, Vusion +13,68 %, en tête du SBF 120 au lendemain de résultats semestriels marqués par une nette amélioration du résultat d’exploitation et de perspectives 2027 jugées rassurantes ; Safran +0,39 % après une prise de participation minoritaire dans Akira, une PME de mécanique industrielle, à l’occasion de sa dernière levée de fonds ; LVMH −0,9 %, Royal Bank of Canada ne conseillant plus le titre avant les ventes du troisième trimestre. L’euro a cédé 0,28 % à 1,1431 dollar. Pour un cabinet : voilà deux séances que l’indice monte sur une variable extérieure — le baril — pendant que la variable française, elle, se dégrade. C’est la distinction utile à faire devant un client qui regarde la performance de son contrat : ce qui a soutenu son compartiment actions n’est pas ce qui pèse sur son fonds en euros.
Source : Zonebourse via Boursorama — 22 septembre 2026, 17h54
Wall Street : le Nasdaq bat encore son record de clôture à 27 244,28 points, le S&P 500 finit quasi inchangé, le Dow perd 0,36 % — et le pétrole recule pour la cinquième séance
Le Nasdaq Composite a gagné 0,45 % à 27 244,28 points, « un record de clôture » après un plus haut historique en séance, soutenu par une hausse de près de 7 % de Sandisk ; le S&P 500 a terminé « marginalement plus bas » à 7 764,64 — soit 0,06 point sous sa clôture de la veille — et le Dow Jones a perdu 185,14 points (−0,36 %) à 51 863,69, selon CNBC. Le pétrole a reculé après que Donald Trump a fait état d’une « très bonne réunion » de trois heures entre responsables américains et délégation iranienne en marge de l’Assemblée générale de l’ONU : le Brent de novembre a terminé à 99,25 dollars (−1,09 % au règlement), cinquième séance de baisse d’affilée pour les deux références. Les rendements ont suivi, le dix ans américain revenant à 4,959 %. Le cadre reste celui d’une Fed qui a relevé son taux directeur d’un quart de point la semaine précédente : « je ne pense pas que les marchés aient pleinement mesuré ce qu’un cycle de hausse des taux peut signifier », prévient Tom Garretson, stratège obligataire chez RBC Wealth Management, qui voit « un risque assez persistant que la Fed continue de relever ses taux au moins deux fois de plus, et potentiellement jusqu’à 5 % début 2027 ». Le VIX, lui, est resté à 14,21. Pour un cabinet : un indice technologique qui bat son record quand le Dow recule, c’est un marché qui se concentre, pas un marché qui monte. La vérification à faire sur un portefeuille client n’est pas le rendement affiché mais la part qu’une poignée de valeurs y a prise sans qu’il l’ait décidé — c’est exactement ce que produit un ETF large détenu depuis trois ans.
Source : CNBC — séance du 22 septembre 2026
Immobilier
Le dix ans français remonte à 4,47 % et l’écart avec l’Allemagne atteint 1,05 point : les barèmes de crédit d’octobre se calent sur une OAT qui ne se détend pas
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,47 % au mardi 22 septembre, contre 4,45 % lundi : la détente de la veille est effacée, et l’indice revient à son niveau de vendredi. Surtout, l’écart entre le dix ans français et son équivalent allemand atteint 1,05 point de pourcentage, « alors même que la campagne électorale n’est pas encore véritablement entrée dans le vif du sujet », relève Thomas Giudici (Auris Gestion) auprès de BFM Bourse ; UBS y estime qu’un écart « de 0,9 à 1,1 point de pourcentage s’avère approprié au vu des risques macroéconomiques » — autrement dit le niveau actuel est déjà dans le haut de ce qu’un investisseur considère comme normal. C’est la semaine où les banques arrêtent leurs barèmes d’octobre, avec la révision du taux d’usure au 1er octobre en ligne de mire. Le plafond du quatrième trimestre n’était pas publié par la Banque de France au matin du 23 septembre : nous ne l’annoncerons que lorsqu’il le sera. Pour un cabinet : deux points de base de plus ne changent aucun barème, mais l’absence de détente en change un. Un client qui diffère un achat en espérant un meilleur mois s’appuie sur une baisse que rien, dans la courbe française, ne prépare aujourd’hui ; un dossier en cours se boucle sur les conditions écrites.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 22 septembre 2026
Cour des comptes : baisser de 0,5 point le plafond départemental des droits de mutation, et refonder la taxe foncière sur des valeurs réactualisées
Dans sa note structurelle sur la fiscalité du patrimoine des ménages, la Cour des comptes consacre une de ses cinq orientations à l’immobilier, et elle y écrit deux choses précises. D’abord les droits de mutation à titre onéreux : « au sein de l’OCDE, des taxes sur les transactions immobilières élevées sont corrélées avec une mobilité résidentielle plus faible et une réduction du nombre de transactions ». La loi de finances pour 2025 a relevé de 0,5 point le plafond de la part départementale, à 5 % ; « en France continentale, 83 départements sur 93 ont immédiatement augmenté leur taux et l’ont porté au nouveau maximum légal ». La Cour chiffre le retour en arrière : une baisse du plafond à 4,5 % coûterait 1,1 Md€ aux départements mais serait « un facteur structurel de lutte contre la rétention des biens par les propriétaires en zone tendue » — à compenser, vu leur situation financière. Ensuite la taxe foncière (26,1 Md€ acquittés par les particuliers en 2024) : l’obsolescence des bases « altère le lien entre l’imposition des biens et leur valeur actuelle », et une étude de l’Insee montre son caractère régressif entre propriétaires, le taux d’imposition diminuant à mesure que la valeur du patrimoine immobilier augmente. La Cour recommande de la refonder sur « une assiette reflétant la valeur des biens actualisée régulièrement », à rendement budgétaire nul. Pour un cabinet : ce sont deux recommandations, pas deux mesures, et le PLF 2027 ne les reprend pas à ce stade. Mais elles donnent la grille de lecture d’un arbitrage que les clients posent tous les jours — vendre ou garder un bien en zone tendue : le frein est fiscal à l’achat côté acquéreur, et le sujet est officiellement identifié comme tel.
Non-coté et private equity
Biolevate lève 30 millions d’euros en série A auprès de RAISE France et Orange Ventures pour porter l’IA dans les opérations réglementées de l’industrie pharmaceutique
La société parisienne Biolevate a annoncé mardi une série A de 30 millions d’euros, co-dirigée par RAISE France et Orange Ventures, avec la participation d’EQT Ventures, du MSD Global Health Innovation Fund et de Station F. Elle avait levé 6 millions d’euros en amorçage en novembre 2024. Son objet : une plateforme d’IA agentique qui automatise la recherche bibliographique, la traçabilité des sources et la validation croisée des données scientifiques des laboratoires, en conservant la piste d’audit des décisions — autrement dit la conformité réglementaire, pas la rédaction. Les chiffres avancés : 50 collaborateurs et un effectif qui doit doubler, plus d’une dizaine de grands comptes en production, des revues de littérature « 16 fois plus rapides », 80 % de gains d’efficacité revendiqués en veille réglementaire, 7 demandes de brevet engagées dont 2 déposées en Europe, et l’ouverture d’un bureau à Boston. Côté gouvernance, Aymar Hénin (RAISE France) prend la présidence du conseil et Jérôme Berger (Orange Ventures) y entre. La même journée, Safran a pris une participation minoritaire dans Akira, PME de mécanique industrielle, à l’occasion de sa levée de fonds. Pour un cabinet : deux opérations le même jour, deux formes différentes de non-coté, et c’est la distinction à faire devant un client qui « veut du private equity ». Ici un fonds de capital-risque entre à un stade où l’entreprise a dix clients et sept brevets en cours — horizon long, appels de fonds, aucune liquidité avant une sortie hypothétique ; là un industriel coté sécurise un fournisseur. Le mot « investir dans le non-coté » couvre les deux, et un client qui ne sait pas lequel on lui propose ne sait pas ce qu’il achète.
Source : Frenchweb — 22 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Cour des comptes : revenir à un prélèvement forfaitaire vraiment unique, évaluer les dérogations de l’assurance vie et du PEA, encadrer l’âge de constitution du PER
La note structurelle de la Cour des comptes sur la fiscalité du patrimoine, publiée lundi et dépouillée mardi, porte 16 recommandations en cinq orientations, pour un effet net chiffré de +1,83 Md€. Trois concernent directement les produits d’un cabinet. Sur le prélèvement forfaitaire unique, la Cour écrit que le PFU « a eu des impacts économiques favorables qui plaident pour sa stabilisation », mais que « le retour à un taux unique du PFU permettrait de conserver la logique initiale de neutralité entre les différents types d’actifs, écornée par l’augmentation du taux à 31,4 % pour une partie des produits en 2026 » — l’assurance vie étant restée à 30 %. Elle recommande donc « d’évaluer les effets des dérogations de certains revenus du capital au PFU, en particulier le régime de l’assurance vie et le PEA, afin de vérifier leur efficacité pour orienter l’épargne » : rendement chiffré à zéro, c’est une demande d’évaluation, pas une hausse. Elle recommande aussi « d’encadrer l’âge de constitution de l’épargne-retraite pour éviter son détournement dans des schémas d’optimisation des successions », en rappelant que l’article 9 de la loi de finances pour 2026 supprime déjà les avantages fiscaux des versements sur un PER après 70 ans. Et, en matière de transmission, elle chiffre à 1,25 Md€ une réduction des montants d’assurance vie exonérés de droits de succession : la direction générale du Trésor évalue à environ 5 Md€ en 2024 le coût budgétaire du régime successoral de l’assurance vie, qui échappe à l’actif successoral avec un abattement propre de 152 500 € et un barème à deux tranches (20 et 31,25 %) quel que soit le lien de parenté. Pour un cabinet : aucune de ces lignes n’est un texte, et la Cour n’a pas le pouvoir de les écrire. Mais elles nomment noir sur blanc les trois régimes sur lesquels un client possède aujourd’hui un avantage acquis — assurance vie, PEA, PER — et la conversation juste n’est pas « il faut se dépêcher », c’est : voici ce qui est proposé, voici ce que cela ferait chez vous, on décide quand un texte existe.
Livrets réglementés : la Cour des comptes propose de fiscaliser les intérêts des dépôts au-delà des plafonds, pour 80 millions d’euros
C’est la recommandation qui a fait le tour de la presse mardi soir. La Cour des comptes propose de « fiscaliser les intérêts des dépôts au-delà des plafonds des livrets d’épargne réglementée afin de mieux cibler ces produits vers l’épargne de précaution des ménages les moins aisés », pour un rendement estimé à 80 M€ par la direction générale du Trésor. Son constat : le doublement du plafond du livret A (22 950 €) et son cumul possible avec un LDDS (12 000 €) portent « le plafond global d’épargne réglementée bénéficiant des avantages fiscaux à près de 35 000 € par personne adulte et 116 000 € pour un couple avec deux enfants » ; dès lors, « la dépense fiscale est, par conséquent, concentrée sur les encours de livrets les plus élevés, s’éloignant de l’objectif initial de soutien à l’épargne populaire ». La Banque de France, dans son rapport annuel sur l’épargne réglementée, montre que ces avantages « bénéficient paradoxalement davantage aux ménages aisés et âgés ». Selon MoneyVox, qui a détaillé la mesure mardi à 17h41, la fiscalisation se ferait au taux de droit commun de 31,4 % et 15 % des livrets A dépassaient le plafond fin 2025, concentrant 47 % de l’encours total. Pour un cabinet : la mesure ne touche pas l’encours mais les intérêts du surplus, et l’ordre de grandeur le dit — 80 millions d’euros sur un dispositif qui coûte des milliards, ce n’est pas une mesure de rendement, c’est une mesure de cible. Le point exploitable dès aujourd’hui est ailleurs : un client dont le livret A est au plafond depuis des années détient de la précaution en double, et c’est cette conversation-là qui a de la valeur, indépendamment de ce que le Parlement fera de la recommandation.
22 septembre 2026
Lundi, les marchés ont respiré : quatrième séance de baisse du pétrole, Brent revenu à 100,34 dollars, et un CAC 40 qui reprend 0,92 % à 8 138,94 points, sa meilleure séance depuis le 28 août, après six semaines de baisse d’affilée. À New York, le Nasdaq signe un record de clôture à 27 122,09 points (+2,26 %), porté par les semi-conducteurs, et le dix ans américain repasse sous 5 %. En France, l’indice TEC 10 se détend à 4,45 % — mais la dette reste le sujet de fond : Scope Ratings a dégradé la France à A+ vendredi, Bercy annonce une dette à 121,7 % du PIB en 2027, et le budget 2027 précise ses pistes pour les retraités et un prêt à taux zéro « parentalité ». Côté fiscalité pratique, 13,8 millions de foyers seront prélevés d’un solde d’impôt de 1 798 euros en moyenne à partir de vendredi.
Marchés
Paris reprend 0,92 % à 8 138,94 points, sa meilleure séance depuis le 28 août, grâce au pétrole : la Société Générale dévoile son plan 2029, Ipsen chute de 5,1 %
Le CAC 40 a clôturé lundi à 8 138,94 points, en hausse de 0,92 % (+73,92 points), entre un plus bas à 8 102,09 et un plus haut à 8 154,24 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. C’est, note Zonebourse, « sa plus forte hausse depuis le 28 août dernier », après six semaines de baisse consécutives, « une série inédite depuis le mois de novembre 2024 » : entre le 10 août et le 18 septembre, l’indice a perdu 7,46 %. Francfort a repris 1,07 %, Londres 0,73 %. Trois moteurs : le quatrième jour de baisse du pétrole (sur quatre séances, environ −5,5 % pour le WTI et −8,12 % pour le Brent), des rendements obligataires en repli « même si, au moment de la clôture européenne, ils commençaient à se raffermir », et des échanges jugés « constructifs » entre Pékin et Washington avant la rencontre Trump–Xi de jeudi. Aucun indicateur d’importance lundi ; les PMI préliminaires tombent mercredi. Côté valeurs, Schneider Electric +3,24 % et STMicroelectronics +2,94 % ; Société Générale +1,76 % après un plan stratégique qui vise une rentabilité des fonds propres tangibles de 13 à 14 % en 2029 et supérieure à 15 % à partir de 2030 ; Kering −1,87 % sur des ajustements d’analystes ; hors indice, Ipsen −5,13 % après l’autorisation américaine, avec lancement immédiat, d’un générique du Somatuline — près de 30 % de ses ventes au premier semestre — et Coface −2,63 % après +8,90 % vendredi sur l’intérêt prêté à CNP Assurances. L’euro finit à 1,1468 dollar. Pour un cabinet : une séance de rebond ne défait pas six semaines de baisse, et le marché l’écrit lui-même — le rebond tient au pétrole et à la diplomatie, deux variables que personne ne contrôle. La conversation utile avec un client distingue ce qui a changé lundi (le baril repasse 100 dollars) de ce qui n’a pas changé (la dette française, ci-dessous).
Source : Zonebourse via Boursorama — 21 septembre 2026, 17h57
Wall Street : le Nasdaq bat son record de clôture à 27 122,09 points (+2,26 %), AMD franchit les 1 000 milliards de dollars, le dix ans américain repasse sous 5 %
Le S&P 500 a gagné 1,49 % à 7 764,70 points, le Nasdaq Composite 2,26 % à 27 122,09 — « un record de clôture, le premier depuis juin » — et le Dow Jones 366,19 points (+0,71 %) à 52 048,83, selon CNBC, au lendemain d’une semaine où le Dow avait perdu 1,7 %, sa pire depuis mars. Les semi-conducteurs ont mené : Intel +12 %, AMD environ +10 %, qui « atteint 1 000 milliards de dollars de capitalisation », Qualcomm plus de 9 % ; Meta a signé sa meilleure séance depuis avril 2025, +11,43 % selon l’AFP. Le pétrole a fait le reste : le brut américain a chuté de 4,5 % à 95,78 dollars et le Brent de 3,4 % à 100,34 dollars, malgré les attaques revendiquées par les Houthis contre l’Arabie saoudite ce week-end, parce que Donald Trump s’est dit « probablement » ouvert à rencontrer le président iranien en marge de l’Assemblée générale de l’ONU cette semaine. Les rendements ont suivi : le dix ans américain rend plus de 4 points de base à 4,951 %, le trente ans autant, à 5,284 %. Le cadre reste celui d’une Fed qui a relevé ses taux la semaine dernière, une première en trois ans : « des prix de l’énergie durablement élevés renforcent l’argument d’un resserrement supplémentaire », écrit Ed Yardeni, et « plus ce choc énergétique dure, plus le risque d’effets de second tour sur l’inflation est grand ». Pour un cabinet : un record du Nasdaq quatre jours après une hausse des taux de la Fed, c’est un marché qui estime que l’intelligence artificielle pèse plus lourd que le coût de l’argent — une thèse, pas une certitude. Sur un portefeuille client, la question n’est pas « faut-il en avoir », c’est « combien » : le poids que quelques valeurs ont déjà pris dans les indices qu’il détient est la première chose à lui montrer.
Source : CNBC — séance du 21 septembre 2026
Scope Ratings dégrade la France de AA− à A+ : dette projetée à « environ 129 % du PIB en 2031 », charge d’intérêts presque doublée, « au moins 100 milliards » de consolidation nécessaires
Annoncé vendredi 18 septembre : l’agence berlinoise Scope Ratings a abaissé la note à long terme de la France de AA− à A+, en passant la perspective de « négative » à « stable ». Ses motifs, dans ses termes : « une détérioration persistante des perspectives budgétaires, caractérisée par des déficits durablement élevés, une charge d’intérêts croissante et un fardeau de dette qui s’alourdit », et « un contexte politique difficile, marqué par une fragmentation et une polarisation accrues », que Scope attend « élevées au-delà de l’élection présidentielle de 2027 ». Les chiffres qui portent la décision : un déficit primaire moyen de 3,6 % du PIB sur trois ans contre 1,1 % avant la pandémie ; un déficit total qui passerait de 5,1 % en 2025 à 5,8 % en 2031 ; des taux à dix ans montés « d’environ 3,6 % en janvier à 4,5 % en septembre » ; une charge d’intérêts nette qui irait de 2,0 % du PIB en 2025 (3,8 % des recettes) à 3,6 % en 2031 (6,7 % des recettes) ; une dette de 116 % du PIB en 2025 à « environ 129 % en 2031 », et « au-delà de 140 % en 2036 » sans consolidation nettement plus forte. Scope chiffre l’ajustement à « des mesures permanentes d’au moins 100 milliards d’euros » et un retour à l’équilibre primaire, que « la France n’a pas enregistré depuis plus de 25 ans » ; le budget 2027 et ses 54 milliards d’économies « devraient rencontrer une résistance politique importante ». La perspective stable tient au « rôle de premier plan » de la France en Europe, à sa « résilience économique », à son « profil de dette favorable » et à son « excellent accès au marché ». Pour un cabinet : une note en moins ne change rien lundi à ce qu’un client détient — fonds en euros, obligataire souverain, tout cela était déjà valorisé sur un dix ans à 4,5 %. Ce qui change, c’est l’argument : quand un client demande pourquoi son fonds en euros rapporte plus mais vaut moins, la réponse est écrite ici, chiffres à l’appui, par un tiers qui n’a rien à lui vendre.
Source : Scope Ratings — annonce de notation du 18 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français se détend à 4,45 % à l’indice TEC 10 ; l’écart avec l’Allemagne repasse tout juste sous un point
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor s’établit à 4,45 % au lundi 21 septembre, contre 4,47 % vendredi : deux points de base de moins, troisième baisse consécutive de l’indice. Le mouvement est plus net qu’il n’y paraît, parce que vendredi la tension était venue après l’arrêt de l’indice — 4,58 % en clôture. Lundi matin, l’AFP relevait un dix ans français « un peu moins de 4,47 % contre 4,56 % vendredi », qui « repassait tout juste en dessous du seuil psychologique d’un point de pourcentage d’écart avec son équivalent allemand » (un peu plus de 3,47 %). Le pétrole a aidé — un baril qui recule apaise les anticipations d’inflation et redonne de l’air aux obligations — et Zonebourse note qu’à la clôture européenne les rendements « commençaient à se raffermir ». Pour le crédit immobilier, c’est la semaine où les banques calent leurs barèmes d’octobre, avec la révision du taux d’usure au 1er octobre en ligne de mire : elles regardent une OAT qui a franchi les 4 % le 23 juillet et reste, même détendue, 45 points de base au-dessus. Pour un cabinet, deux centièmes de détente ne font pas une baisse de barème ; ils disent seulement que le marché n’a pas rajouté à vendredi. Un dossier de crédit en cours se boucle sur les conditions écrites, pas sur l’espoir d’un mois meilleur.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 21 septembre 2026
Budget 2027 : le ministre du Logement confirme un « prêt à taux zéro parentalité » et le gel des APL en 2027 — aucun paramètre dans un texte à ce jour
Sur Europe 1, dimanche 20 septembre, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, l’a dit en une phrase : « Dans ce budget, il y aura un nouveau dispositif : un prêt à taux zéro parentalité », qui « aidera les familles françaises à devenir propriétaires quand elles auront un nouvel enfant ». Dans le même entretien, il a confirmé que les aides personnalisées au logement ne seront pas revalorisées : « On maintient les APL à leur niveau de cette année pour l’année prochaine, parce que ça permet aussi de déployer des outils nouveaux et notamment en matière de logement » — au sein d’un budget qui cherche 54 milliards d’euros d’économies. C’est tout ce qui est acquis. Les paramètres qui circulent dans la presse — plafonds, ouverture aux ménages déjà propriétaires, cumul avec le PTZ classique — viennent d’informations du Parisien que nous n’avons pas pu lire à la source ; nous ne les reprenons pas. Les projets de budget sont attendus en Conseil des ministres le 1er octobre, selon l’AFP. Pour un cabinet, deux usages immédiats : un client qui attend un enfant et projette d’acheter a une raison objective de ne pas signer avant de connaître le dispositif, et de ne rien compter dessus tant qu’il n’est pas voté ; un client bailleur dont le locataire perçoit l’APL sait que l’aide ne suivra pas l’inflation en 2027 — un élément à intégrer dans l’appréciation du risque locatif, pas une prévision sur le loyer.
Source : Europe 1 — 20 septembre 2026, 08h06
Non-coté et private equity
Peugeot Invest engage 175 millions de dollars dans Mérieux NutriSciences pour financer le rachat de Certified Group aux États-Unis
La holding de la famille Peugeot annonce un investissement de 175 millions de dollars dans Mérieux NutriSciences, société contrôlée par l’Institut Mérieux, pour « soutenir l’acquisition de Certified Group » et accompagner l’ambition « de devenir le fournisseur de référence en matière de sécurité alimentaire et de qualité en Amérique du Nord, premier marché mondial ». L’entreprise financée : 60 ans d’expertise, 10 000 collaborateurs, 140 laboratoires accrédités, « plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires », et déjà l’intégration des analyses alimentaires de Bureau Veritas en 2024. Peugeot Invest « devient l’un des principaux partenaires minoritaires », sera représentée au conseil d’administration, et se positionne sur le marché des tests, inspections et certifications, « l’un de ses quatre secteurs prioritaires ». Selon le communiqué de Mérieux NutriSciences, Certified Group réalise « environ 300 millions de dollars de chiffre d’affaires » avec 31 laboratoires en Amérique du Nord, et l’américain Continental Grain Company entre au capital aux côtés de Peugeot Invest. Le titre Peugeot Invest a gagné 3,16 % lundi à 52,30 euros, mais « reste en baisse de 31 % depuis janvier », relève Meilleurtaux Placement. Pour un cabinet, c’est le non-coté sous sa forme la plus lisible : un actionnaire familial de long terme, minoritaire, qui prend un siège au conseil et finance une acquisition structurante dans un secteur « résilient par nature ». Et un bon exemple pour expliquer à un client qui « veut du private equity » la différence entre détenir une holding cotée qui investit dans le non-coté — liquide, décotée, versant un dividende — et souscrire à un fonds — illiquide, appels de fonds, horizon de huit à dix ans.
Fiscalité et épargne
Impôt sur les revenus 2025 : 13,8 millions de foyers ont un solde à payer de 1 798 euros en moyenne, prélevé à partir du vendredi 25 septembre
Communiqué de Bercy lundi : « après le dépôt de leur déclaration de revenus 2025 et le calcul définitif de leur impôt, 13,8 millions de foyers ont un montant restant à payer de 1 798 € en moyenne ». Il sera prélevé automatiquement sur le compte déclaré : en une fois le 25 septembre si le reste à payer est inférieur ou égal à 300 €, en quatre fois — 25 septembre, 26 octobre, 26 novembre, 28 décembre — au-delà. Sur le relevé, le libellé sera « SOLDE IMPOT REVENUS 2025 N DE FACTURE XXX ». Deux causes possibles, rappelle l’administration : un prélèvement à la source de 2025 qui n’a pas couvert l’impôt, ou une avance de réductions et crédits d’impôt versée en janvier 2026 trop importante. Elle invite à actualiser le taux de prélèvement à la source en cas de changement de situation « ou toute variation de revenus (promotion, départ en retraite…) ». Pour un cabinet, c’est un rendez-vous de trésorerie et de pédagogie : un solde élevé signale presque toujours des revenus hors retenue à la source — dividendes, plus-values, revenus fonciers, rachats — que le client n’avait pas anticipés. C’est le moment de vérifier ses acomptes contemporains pour 2026, que ses coordonnées bancaires sont à jour, et, s’il a des revenus 2026 en forte hausse (cession, prime, départ en retraite), d’ajuster son taux maintenant plutôt que de découvrir un solde en septembre 2027.
Source : Ministère de l’Économie et des Finances — communiqué n°1048, 21 septembre 2026
Budget 2027 : l’exécutif envisage de ramener de 4 439 à 3 000 euros le plafond de l’abattement de 10 % des retraités, et de geler ou sous-indexer les pensions de base
Selon une « source au sein de l’exécutif » citée par l’AFP samedi 19 septembre, le gouvernement prévoit d’abaisser à 3 000 euros le plafond de l’abattement de 10 % sur les pensions — aujourd’hui 4 439 € par foyer pour les revenus 2025, selon impots.gouv.fr — pour 1,4 milliard d’euros de recettes supplémentaires, en reprenant une mesure « déjà votée par le Sénat à l’automne 2025 » puis écartée. Elle serait couplée à un gel ou une sous-indexation des pensions de base, avec des seuils fixés « par décret » ; Le Monde, citant l’avant-projet de loi de financement de la Sécurité sociale, situe la sous-indexation entre 1 260 et 2 034 euros de pension et le gel au-dessus, les pensions inférieures à 1 260 euros suivant l’inflation. Bercy n’a pas confirmé et parle de « mesures d’accroche pour le débat parlementaire ». Sébastien Lecornu avait fixé jeudi le cadre : un effort des retraités « inférieur aux 6 milliards d’euros » et « les petites retraites seront protégées ». Les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale seront présentés en Conseil des ministres le 1er octobre. Pour un cabinet : à 3 000 € de plafond, l’abattement serait saturé dès 30 000 € de pensions annuelles par foyer, contre 44 390 € aujourd’hui — un couple de retraités à 3 000 € par mois est concerné. Rien n’est voté, et la même mesure, votée au Sénat l’an dernier, n’avait pas survécu à la suite des débats ; mais un client retraité qui arbitre en ce moment entre rachat de PER, rachat d’assurance-vie et revenus fonciers a intérêt à connaître l’hypothèse, parce qu’elle joue sur sa tranche marginale. Le message juste : c’est envisagé, voici ce que cela ferait chez vous, on décide quand c’est voté.
Bercy annonce une dette à 119,3 % du PIB en 2026 et 121,7 % en 2027, au plus haut depuis 1995 ; les textes du budget sont chez le Haut Conseil des finances publiques
Samedi, le ministère de l’Économie a rendu publique la trajectoire qui accompagne le projet de budget : la dette publique atteindra 119,3 % du PIB en 2026 et 121,7 % en 2027, des niveaux « au plus haut depuis 1995 » selon les séries de l’Insee. « Cette hausse est mécanique. Elle est la conséquence d’un déficit qui demeure élevé » : 5,4 % attendus en 2026, et un effort de 54 milliards d’euros pour ramener le déficit à 5 % du PIB en 2027. Les textes budgétaires ont été transmis « dans la nuit » au Haut Conseil des finances publiques, qui doit se prononcer sur la crédibilité des hypothèses avant la présentation en Conseil des ministres, annoncée par l’AFP pour le 1er octobre. Mis bout à bout avec la décision de Scope et la séance de vendredi sur les taux, cela fait un seul dossier. Pour un cabinet, le chiffre à retenir n’est pas 121,7 %, c’est l’écart : +2,4 points de PIB en un an malgré 54 milliards d’économies annoncées — c’est ce que coûte une dette qui se refinance à 4,5 %. C’est l’ordre de grandeur à donner à un client qui demande ce que « la dette » change pour lui : rien sur son capital lundi, tout sur le rendement auquel l’État — donc son fonds en euros — se refinance.
21 septembre 2026
Vendredi, la séance s’est jouée sur la dette française : l’écart de taux à dix ans entre la France et l’Allemagne a atteint environ 1,06 point selon l’AFP, du jamais-vu depuis 2012, l’emprunt français finissant à 4,58 %, un sommet depuis 2008, au lendemain du chiffrage du budget 2027 par Sébastien Lecornu. Le CAC 40 a cédé 1,49 % à 8 065,02 points et signe une sixième semaine de baisse. Wall Street a clos la semaine de la Fed en ordre dispersé — Dow à −1,7 % sur cinq séances, sa pire semaine depuis mars, Nasdaq à +0,7 % — avec un dix ans américain de retour au-dessus de 5 %. La Banque du Japon a relevé son taux à 1,25 %, plus haut depuis 1995, par sept voix contre deux. L’indice TEC 10 s’établit à 4,47 %, arrêté avant la tension de fin de séance. Et la SEC ouvre, pour cinq ans, la négociation d’actions américaines tokenisées sur des plateformes agréées.
Marchés
Paris cède 1,49 % et signe une sixième semaine de baisse : l’écart de taux avec l’Allemagne au plus haut depuis 2012
Le CAC 40 a clôturé vendredi à 8 065,02 points, en baisse de 1,49 % (−121,91 points), entre un plus haut à 8 161,07 et un plus bas à 8 046,04 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. Sur la semaine, l’indice rend 1,4 %, sa sixième semaine consécutive dans le rouge. Le mouvement est d’abord venu de la dette. Selon la dépêche AFP, l’emprunt français à dix ans a terminé la semaine à 4,58 %, contre 4,44 % la veille en clôture — quatorze points de base en une séance, « une forte variation pour les marchés obligataires », et « un nouveau sommet depuis 2008 » —, quand son équivalent allemand finissait à 3,52 %. L’écart entre les deux, le « spread », ressort à environ 1,06 point de pourcentage, « le plus important écart entre ces deux valeurs depuis 2012, en pleine crise des dettes souveraines en Europe ». La semaine précédente, rapporte BFM Bourse, les stratégistes d’UBS prévenaient que ce spread risquait de se creuser au-delà de 0,9 point « alors que nous approchons des débats budgétaires en vue des élections présidentielles de l’année prochaine ». Mabrouk Chetouane (Natixis) fait le lien avec l’entretien du Premier ministre de la veille : « ce spread fait écho aux déclarations de Sébastien Lecornu qui indique qu’il va falloir effectivement faire un effort supplémentaire au niveau de la trajectoire de déficit ». Alexandre Baradez (IG France) pose la comparaison qui circule : « l’Italie, considérée comme l’homme malade de l’Europe pendant des années, a réussi à ramener son déficit dans la zone des 3 % […] quand la France reste dans la zone des 5 % ». Le pétrole a fait le reste : Aramco « a informé au moins deux clients européens de raffinage qu’aucun brut ne leur serait attribué le mois prochain », selon Bloomberg, et un pétrolier a été touché vendredi par « un projectile non identifié » dans le détroit d’Ormuz, selon l’agence maritime britannique UKMTO ; à la clôture parisienne, le Brent de novembre cédait pourtant 0,2 % à 104,61 dollars et le WTI d’octobre gagnait 0,4 % à 102,08 dollars. Côté valeurs, seule STMicroelectronics a fini en hausse (+2,39 %) ; Orange a perdu 5,8 % après un passage à « sous-pondérer » de Morgan Stanley, Stellantis 5,4 %, Robertet 5 % après avoir abaissé ses objectifs annuels, tandis qu’Aramis gagnait 5,3 % sur des informations de L’Informé selon lesquelles Stellantis aurait mandaté des banques en vue d’une future cession. L’euro finit à 1,1466 dollar (−0,1 %). Pour un cabinet, ce vendredi est la réponse du marché au chiffrage de jeudi : 54 milliards d’effort annoncés, et le lendemain la France emprunte quatorze points de base plus cher que la veille. Un client qui détient de l’obligataire souverain ou un fonds en euros voit deux choses à la fois — la valeur des titres déjà en portefeuille baisse quand le rendement monte, et l’argent nouveau se place à 4,58 % sur dix ans, un niveau que la France n’avait plus payé depuis 2008. Les deux sont vraies, et c’est dans cet ordre qu’il faut les expliquer.
Wall Street clôt la semaine de la Fed en ordre dispersé : le Dow perd 1,7 % en cinq séances, le dix ans repasse 5 %, et 53 % des particuliers se disent baissiers
Le Dow Jones a cédé 95,40 points (−0,18 %) à 51 682,64 vendredi, quand le S&P 500 gagnait 0,17 % à 7 650,50 et le Nasdaq Composite 0,39 % à 26 522,55. Sur la semaine — celle de la première hausse de taux de la Fed depuis 2023 —, le bilan est contrasté : le Dow perd 1,7 %, sa troisième semaine de baisse d’affilée et « sa pire performance depuis mars », le S&P 500 lâche environ 0,1 %, seul le Nasdaq progresse, de 0,7 %. Le rendement à dix ans, redescendu à 4,93 % jeudi, est repassé au-dessus de 5 % — 5,006 % en fin de séance, près de six points de base de plus —, le trente ans montant à 5,333 %. Le pétrole a reculé sans quitter les 100 dollars : le WTI finit à 100,30 dollars (−1,58 %), le Brent à 103,87 dollars (−0,91 %), les cargaisons supplémentaires proposées par l’Arabie saoudite aux raffineurs asiatiques l’emportant sur les nouveaux échanges de frappes entre Riyad et les Houthis. La facture de la semaine a été payée par les banques : le fonds sectoriel financier XLF perd plus de 2 % sur cinq séances, sa pire semaine depuis mars, Goldman Sachs et Bank of America abandonnant chacune près de 8 %, leur plus forte baisse hebdomadaire depuis avril 2025. Les semi-conducteurs, eux, ont enchaîné une quatrième séance de hausse (Applied Materials +4 %, Lam Research +5 %, Broadcom +2 % en séance), tandis que Nucor (−6 %) et Steel Dynamics (−4 %) chutaient sur des prévisions trimestrielles inférieures aux attentes. Le bitcoin est repassé au-dessus de 80 000 dollars (+5 %), une première depuis le 7 septembre, après la décision de la SEC sur les actions tokenisées (voir la rubrique Réglementation et conformité) ; Coinbase et Strategy prenaient 11 % et 12 % en séance. La donnée de sentiment est à retenir telle quelle : selon l’enquête hebdomadaire de l’American Association of Individual Investors, 53 % des investisseurs particuliers se disent baissiers à six mois, quatorze points de plus qu’une semaine plus tôt et le pessimisme le plus élevé depuis mai 2025 ; un peu moins de 29 % se disent haussiers, le moins depuis environ un an. « Quand ça devient vraiment extrême dans une direction, ça vaut la peine de le noter », commente Peter Boockvar (One Point BFG). Scott Welch (Certuity) estime, lui, qu’un cycle de hausse ne fait que commencer et voit la Fed relever « au moins une fois de plus en 2026 et probablement une ou deux fois en 2027 » — c’est son scénario, nous le rapportons. Pour un cabinet, la lecture utile tient en un chiffre par côté : l’indice large a absorbé la hausse de la Fed (−0,1 % sur la semaine), mais le dix ans est revenu à 5 % et les deux grandes banques ont perdu 8 %. Quand un client dit que « tout le monde est pessimiste », c’est mesurable — 53 % — et c’est un chiffre de sentiment, pas de valorisation.
Source : CNBC — séance du 18 septembre 2026
La Banque du Japon relève son taux à 1,25 %, plus haut depuis 1995, par sept voix contre deux : quatre banques centrales, quatre réponses en huit jours
Le conseil de la Banque du Japon a décidé vendredi, « par un vote à la majorité de 7 voix contre 2 », de porter le taux de l’argent au jour le jour « autour de 1,25 % » — vingt-cinq points de base de plus, le niveau le plus élevé depuis 1995 selon CNBC —, avec effet au 24 septembre ; le taux de la facilité de prêt passe à 1,5 %. Le communiqué motive la décision par le risque que l’inflation sous-jacente « dévie à la hausse au-dessus de la cible de stabilité des prix de 2 % », les entreprises se montrant « davantage enclines à relever salaires et prix » et les anticipations d’inflation à moyen et long terme continuant de monter ; il cite aussi l’indice des prix à la production, resté élevé « sous l’effet de la demande liée à l’IA, des prix élevés du pétrole brut et de la dépréciation du yen ». Deux membres nommés cette année par la Première ministre Sanae Takaichi, Toichiro Asada et Ayano Sato, ont voté contre : M. Asada relève que l’inflation sous-jacente reste sous 2 % — l’indice hors produits frais était à 1,7 % en août, l’inflation totale à 1,9 % — et préférait une pause. Le resserrement s’accélère : trois mois seulement depuis la hausse précédente, contre six auparavant. La réaction est celle d’un marché qui doute de la suite : le yen a cédé 0,45 % à 156,64 pour un dollar après la décision, et le rendement du dix ans japonais a reculé de 4,9 points de base à 2,947 %, rapporte CNBC, qui rappelle que Tokyo et Washington ont mené une intervention coordonnée pour soutenir la devise et que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a demandé au gouverneur Kazuo Ueda, au G20 de ce mois, des « mesures décisives ». En huit jours, quatre banques centrales ont répondu au même choc énergétique : la BCE a relevé le 10 septembre, la Fed le 16, la Banque d’Angleterre a attendu le 17 en prévenant qu’elle relèverait, la Banque du Japon a relevé le 18. Pour un cabinet, la lecture de la semaine dernière se confirme : le choc est commun, les calendriers ne le sont pas, et l’écart se paie sur les devises — un yen qui baisse le jour d’une hausse de taux dit que le marché regarde les deux dissidents plus que les sept votes.
Source : Banque du Japon — communiqué de politique monétaire, 18 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français : 4,47 % à l’indice TEC 10, 4,58 % en clôture ; depuis le passage des 4 % le 23 juillet, les barèmes de crédit ont pris 7 à 13 centimes
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,47 % au vendredi 18 septembre, contre 4,48 % la veille : un point de base de moins, deuxième légère baisse consécutive. Il ne dit pas tout de la journée. L’indice est arrêté une fois par jour, en cours de séance, et la tension est venue ensuite : en clôture, l’emprunt à dix ans finissait à 4,58 % contre 4,44 % la veille, selon l’AFP, un sommet depuis 2008, avec un écart d’environ 1,06 point face à l’Allemagne, du jamais-vu depuis 2012. Les deux chiffres ne se contredisent pas : l’un est un indice de maturité constante, l’autre la cotation de fin de journée de l’obligation de référence. Pour le crédit immobilier, c’est le second qui compte, parce que c’est lui que lisent les banques pour refinancer leurs prêts à long terme. Le courtier Cafpi date le changement de régime : « le 23 juillet, l’OAT française à 10 ans a franchi le seuil des 4 % pour la première fois depuis 2009 », et les barèmes ont suivi dès la mi-août — taux moyens obtenus en août de 3,23 % sur 15 ans (+7 points de base sur juillet), 3,43 % sur 20 ans (+13) et 3,53 % sur 25 ans (+10), les meilleurs profils décrochant 3,00 %, 3,10 % et 3,25 % ; « ce n’est pas un retournement brutal, mais un changement de régime ». Vendredi soir, l’OAT est 58 points de base au-dessus de ce seuil de 4 %. Le courtier met en tête de ses échéances la révision du taux d’usure au 1er octobre. Pour un cabinet, deux niveaux de lecture : les barèmes de septembre ont été bâtis sur une OAT qui venait de passer 4 %, et elle a fini la semaine à 4,58 % ; et l’écart de 0,33 point entre le taux moyen et le meilleur profil sur 20 ans (3,43 contre 3,10 %) dit ce que vaut un dossier bien présenté — apport, épargne visible, banques mises en concurrence. Nous ne prévoyons pas les barèmes d’octobre ; nous notons que la date que le courtier lui-même surveille est celle du taux d’usure.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 18 septembre 2026
Réglementation et conformité
La SEC ouvre, pour cinq ans, la négociation d’actions américaines tokenisées sur des plateformes agréées — à condition que le jeton porte les mêmes droits que l’action
La Securities and Exchange Commission a publié jeudi 17 septembre une « exemption d’innovation » : des plateformes dites Tokenized Securities Venues pourront faire négocier des actions américaines cotées (« NMS stock ») sous forme de jetons, via des teneurs de marché automatisés et des réserves de liquidité, sans être enregistrées comme bourse, et leurs apporteurs de liquidité sans être enregistrés comme courtiers-négociants. Le régime est temporaire — « les exemptions expireront cinq ans après leur publication » — et conditionnel. Trois conditions comptent pour un conseiller. La plateforme « doit vérifier que l’action tokenisée mise à la négociation confère à ses détenteurs les mêmes droits et privilèges que l’action traditionnelle » : un jeton qui ne fait que suivre un cours n’entre pas dans le cadre. Avant de mettre à la négociation une action tokenisée par un tiers non affilié, la plateforme « doit adresser une notification écrite à l’émetteur et lui donner la possibilité de s’y opposer ». Et les volumes sont bornés : les actions tokenisées « sont soumises à des limites sur le nombre de titres et le volume négocié ». Le président de la SEC, Paul Atkins, y voit « une avancée significative, dans le cadre de son autorité statutaire, pour faire entrer les marchés de capitaux américains dans l’ère numérique », et « invite le public à commenter tous les aspects » du dispositif. Le marché a lu la décision dès vendredi : le bitcoin est repassé au-dessus de 80 000 dollars, Coinbase et Strategy gagnaient 11 % et 12 % en séance, rapporte CNBC. En Europe, la négociation d’instruments financiers sur registre distribué relève d’un cadre plus ancien, le régime pilote DLT européen, en application depuis le 23 mars 2023 selon l’AMF. Pour un cabinet, la question arrivera sous la forme « est-ce que je peux acheter des actions Apple en jetons ? ». La réponse tient dans les conditions ci-dessus : aux États-Unis, seulement sur une plateforme couverte par l’exemption, pour un jeton qui porte les droits de l’action, et l’émetteur peut s’y opposer ; un produit qui « réplique » une action sans en donner les droits n’est pas une action tokenisée au sens de la SEC, quel que soit son nom commercial. C’est la distinction à faire avant toute autre, et elle vaut aussi pour les offres qui circulent déjà hors des États-Unis.
Source : SEC — communiqué de presse 2026-90, 17 septembre 2026
18 septembre 2026
Jeudi, les marchés ont rendu à la Fed la monnaie de sa pièce : Wall Street efface la séance de la veille (S&P 500 +1,14 %, Nasdaq +1,69 %, Dow +0,61 %) parce que le dix ans américain est retombé à 4,93 % et le Brent à 104,82 dollars ; Paris enchaîne une deuxième hausse, +0,57 % à 8 186,93 points. La Banque d’Angleterre, elle, ne bouge pas : taux maintenu à 3,75 % par six voix contre trois, avec un avertissement clair. Eurostat confirme l’inflation de la zone euro à 3,2 % en août — 3,3 % en estimation rapide —, l’énergie à +14,3 % sur un an et la France à 2,6 % en indice harmonisé. Le taux à dix ans français recule à 4,48 %, première baisse après cinq séances de hausse ou de pause. Et Sébastien Lecornu chiffre enfin le budget 2027 dans Le Figaro : 54 milliards d’euros d’effort, un déficit visé à 5 % du PIB, moins de 6 milliards demandés aux retraités, un barème de l’impôt sur le revenu qui ne sera pas gelé.
Marchés
Wall Street efface la séance de la Fed : le S&P 500 reprend 1,14 %, le dix ans repasse sous 5 % et le pétrole recule
Les trois indices ont récupéré jeudi ce qu’ils avaient perdu mercredi soir. Le Dow Jones gagne 316,14 points (+0,61 %) à 51 778,04, le S&P 500 1,14 % à 7 637,76 et le Nasdaq Composite 1,69 % à 26 418,30. La technologie a mené : Nvidia et Amazon prennent plus de 2 %, Microsoft 1,5 %, Qualcomm 2 % et Intel 7 %. Deux variables ont fait la séance. Le rendement à dix ans est retombé à 4,93 %, plus de sept points de base sous la veille, alors qu’il avait repassé 5 % après la conférence de presse de Kevin Warsh ; et le pétrole a poursuivi son repli — le brut américain finit à 101,91 dollars (−0,51 %), le Brent à 104,82 dollars (−0,95 %) — après que l’Arabie saoudite a, selon la presse, proposé des cargaisons supplémentaires aux raffineurs asiatiques par transferts de navire à navire au large de Sohar, à Oman. « La réaction du marché tient en un mot : soulagement », résume Robert Conzo (The Wealth Alliance) — soulagement que la Fed « s’attaque à un problème d’inflation persistante » — tout en prévenant que la volatilité restera « extrême » tant que le conflit au Moyen-Orient durera. Les statistiques du jour ont aidé : 196 000 inscriptions au chômage la semaine close le 12 septembre, 10 000 de moins que la semaine précédente et sous les 207 000 attendus ; en revanche, permis de construire (1,394 million, −2,7 %) et mises en chantier (1,275 million, −2,6 %) ont reculé en août. Sous la surface, Jonathan Krinsky (BTIG) relève que 49 % seulement des valeurs du S&P 500 cotent au-dessus de leur moyenne à 200 jours, une première depuis avril 2000 pour un indice à moins de 4 % de son record — l’observation d’un analyste technique, que nous rapportons sans la prolonger. Pour un cabinet, la lecture est simple : le rebond d’hier a été fabriqué par les deux variables les plus volatiles du moment, le baril et le dix ans, et il annule la réaction à la Fed sans rien changer à la décision de la Fed. Quand un client lit « les marchés ont salué », il doit entendre « les taux longs ont baissé de sept points de base ».
Source : CNBC — séance du 17 septembre 2026
Paris enchaîne une deuxième hausse : +0,57 % à 8 186,93 points, à un souffle des 8 200
Le CAC 40 a clôturé à 8 186,93 points, en hausse de 0,57 % (+46,34 points), entre un plus bas à 8 142,16 et un plus haut à 8 209,67 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. La séance a d’abord été une lecture de la Fed. Jon Butcher (Aberdeen) pose le débat : « savoir si la Fed procédera à une ou deux hausses supplémentaires à des fins de gestion des risques, ou si la journée d’aujourd’hui marque le début d’un cycle de hausse plus large » — lui-même table sur une hausse en décembre, puis une pause « jusqu’à une date bien avancée de l’année 2027 ». Bastien Drut (CPR AM) lit dans les projections des membres qu’« un vrai grand cycle de hausses de taux n’est pas à l’ordre du jour », mais note que Kevin Warsh « n’a pas montré de velléité de contrer le mouvement de hausse des taux longs » : « la Maison Blanche ne devrait pas apprécier ». Christian Scherrmann (DWS) : une ou deux hausses « relèvent davantage de l’ajustement fin […] toutefois, si l’inflation ne ralentit pas au cours des prochains trimestres, une ou deux hausses pourraient ne pas suffire ». Ce sont leurs scénarios, nous les rapportons. Le pétrole a fait le reste : à la clôture parisienne, le Brent de novembre cédait 2,3 % à 103,43 dollars — il finira la journée à 104,82 dollars au règlement —, Ipek Ozkardeskaya (Swissquote) citant les cargaisons saoudiennes proposées par transferts de navire à navire et la remise en service « dans les prochains jours » d’environ la moitié de la capacité de l’oléoduc Est-Ouest. Côté valeurs, Sodexo gagne 2,9 % sur un relèvement de recommandation de JPMorgan, Exosens 8,4 % après avoir relevé ses objectifs annuels, et Eurobio Scientific bondit de 23 % pour se caler sur le prix de l’offre publique de retrait de son actionnaire majoritaire. L’euro finit à 1,1478 dollar (+0,1 %). Pour un cabinet, deux séances de hausse ne refont pas le mois : l’indice reste 1,8 % sous sa clôture du 31 août (8 334,50) — et il a repris 1,2 % en deux jours parce que le pétrole a reculé, c’est-à-dire pour la raison même qui l’avait fait baisser.
La Banque d’Angleterre maintient son taux à 3,75 % par six voix contre trois — et dit qu’une hausse devient « de plus en plus probable »
Le Comité de politique monétaire a « voté à la majorité de 6 voix contre 3 le maintien du taux directeur à 3,75 % ; trois membres ont voté pour une hausse de 0,25 point, à 4 % ». Le communiqué ne laisse aucun doute sur le sens du risque : « le conflit prolongé au Moyen-Orient a contribué à de nouvelles hausses des prix de l’énergie », l’inflation britannique est montée à 3,1 % en août « et devrait encore augmenter au cours des prochains trimestres » ; le Comité « juge que les risques sur l’inflation sont orientés à la hausse, et davantage qu’au moment du rapport de juillet », et « se tient prêt à agir autant que nécessaire ». Andrew Bailey, cité par CNBC : « plus cette volatilité durera, plus son impact sur l’inflation sera grand, et plus il est probable que nous devions relever le taux directeur ». Les trois dissidents — Catherine Mann, Megan Greene et Huw Pill — invoquent la gestion du risque : relever maintenant « évite un scénario pire où l’inflation s’enracine et exige un resserrement plus fort plus tard », écrit Mme Mann, qui rappelle que la prévision de court terme de la Banque voit l’indice des prix au-dessus de 4 % début 2027. Le même jour, le Comité a voté à l’unanimité la réduction à zéro de son stock de gilts, au rythme moyen de 46 milliards de livres par an d’ici fin 2034 dont 20 milliards de ventes annuelles. Prochaine réunion le 5 novembre ; selon LSEG, les marchés donnaient 76 % de chances à ce statu quo et attendent une hausse d’au moins 25 points de base à la prochaine réunion. En une semaine, trois banques centrales ont donné trois réponses au même choc pétrolier : la BCE a relevé le 10 septembre (dépôt à 2,50 %), la Fed le 16 (3,75–4 %), la Banque d’Angleterre attend — la Banque du Japon devait trancher ce vendredi. Pour un cabinet, c’est la lecture utile : le choc est commun, les calendriers ne le sont pas, et ce décalage se paie d’abord sur les devises. Un client exposé à la livre a devant lui une banque centrale qui a écrit noir sur blanc qu’elle relèverait si l’énergie ne baisse pas.
Source : Banque d’Angleterre — Monetary Policy Summary, 17 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français redescend à 4,48 % ; dans les grilles de crédit, les ménages modestes ont payé trois fois la hausse des autres
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,48 % au jeudi 17 septembre, contre 4,52 % la veille : quatre points de base de moins, la première baisse après quatre séances de hausse et une de pause qui l’avaient porté de 4,24 % à 4,52 %. Le niveau reste 24 points au-dessus de celui d’il y a huit jours, et c’est le niveau, pas la séance, que lisent les banques. Les grilles de septembre le montrent, avec une inégalité que la moyenne cache. Selon le baromètre du courtier Pretto (publié le 31 août, mis à jour le 3 septembre) et relayé jeudi par Boursorama à partir de Capital, le taux moyen sur vingt ans est passé en un mois de 3,60 % à 3,75 % pour les foyers gagnant moins de 40 000 euros nets par an (+0,15 point), de 3,50 à 3,62 % entre 40 000 et 80 000 euros, à 3,50 % au-delà de 80 000 euros, et de 3,25 à 3,30 % au-dessus de 120 000 euros (+0,05 point) : la hausse est trois fois plus forte en bas de l’échelle des revenus qu’en haut. Empruntis l’explique par le rapport de force : « on sait bien que le crédit immobilier n’est pas le produit sur lequel [les banques] font le plus de marge » — elles y cherchent l’épargne future du client, et les hauts revenus mettent plusieurs établissements en concurrence. L’écart n’est pas théorique : sur 150 000 euros empruntés sur vingt ans, 3,75 % au lieu de 3,30 % coûte 34,73 euros de mensualité de plus et 8 335 euros d’intérêts supplémentaires sur la durée du prêt — nous avons refait le calcul, il tombe juste. Pour un cabinet, la conséquence est pratique : un client modeste qui négocie seul obtient le taux de sa tranche ; le même dossier présenté avec un apport, une épargne régulière visible et deux banques mises en concurrence se négocie en dessous — c’est, selon Empruntis, ce que regardent les banques au-delà du revenu. C’est exactement le travail qu’un conseiller peut faire à sa place, et l’écart entre le haut et le bas de la grille de septembre dit ce qu’il y a à gagner : 0,45 point.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 17 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : Lecornu chiffre l’effort à 54 milliards, vise 5 % de déficit, plafonne la contribution des retraités sous 6 milliards et renonce à geler le barème
Dans un entretien au Figaro publié jeudi et repris par l’AFP, le Premier ministre a donné le chiffrage attendu : le projet de loi de finances pour 2027 contiendra « un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale », pour une cible de déficit de 5 % du PIB en 2027 — 4,8 % si l’on écarte la nouvelle hausse des dépenses militaires, précise-t-il — après un 2026 qui devra « bien rester en dessous des 5,5 % ». « Si ce budget ne contenait aucune mesure d’économies, le déficit 2027 tutoierait les 6,5 % du PIB », argumente-t-il, en refusant le mot « austérité ». Sur les retraités, la ligne est désormais écrite : l’effort restera « inférieur à six milliards d’euros », « aucune pension ne diminuera », un gel des retraites les plus importantes est envisagé, et les modalités — désindexation partielle, suppression d’un abattement — « seront décidées au Parlement », les groupes politiques étant consultés. Pas d’année blanche « totale » : minimum vieillesse, AAH, RSA et « petites pensions » sont préservés, mais un gel des APL est « possible ». Côté impôts, deux engagements : le barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas gelé, et la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises ne rapportera plus que 5 milliards d’euros au lieu de 8, les entreprises de taille intermédiaire sortant de l’assiette — « il faut envoyer un message aux investisseurs ». Les dépenses de l’État seront gelées en valeur hors défense et charge de la dette, le point d’indice des fonctionnaires gelé (2 milliards attendus), le ministère du Travail devra trouver 2,5 milliards, et les collectivités ne devront pas augmenter leur fonctionnement plus vite que l’inflation. Enfin, une proposition politique : ni 49.3 ni ordonnances, « et à la fin, il y aura un vote », à condition que La France insoumise renonce à l’obstruction. Pour un cabinet, trois points changent la conversation client. L’indexation du barème est acquise en parole de Premier ministre : la hausse silencieuse d’impôt que produit un barème gelé est écartée pour 2027. Le plafond de 6 milliards sur les retraités est posé, mais l’instrument ne l’est pas — abattement de 10 %, indexation différenciée ou CSG, les trois pistes restent ouvertes et c’est le Parlement qui tranchera, donc rien n’est simulable avant le texte. Et « aucune pension ne diminuera » n’est pas « aucune pension ne perdra de pouvoir d’achat » : un gel des pensions élevées avec une inflation confirmée à 2,4 % en août est une baisse réelle, à dire au client dans ces termes.
Eurostat confirme l’inflation de la zone euro à 3,2 % en août : l’énergie à +14,3 % sur un an, la France à 2,6 % en indice harmonisé
Eurostat a publié jeudi le chiffre définitif : les prix à la consommation de la zone euro ont augmenté de 3,2 % sur un an en août, après 2,9 % en juillet et 2,0 % un an plus tôt — un dixième de moins que l’estimation rapide de 3,3 % publiée le 1er septembre. L’Union européenne est aussi à 3,2 % (3,0 % en juillet). La décomposition dit d’où vient la hausse : l’énergie progresse de 14,3 % sur un an (10,3 % en juillet) et contribue pour 1,29 point, les services ralentissent à 3,0 % (3,3 %) mais pèsent encore 1,43 point, les biens industriels hors énergie 1,2 % (0,30 point) et l’alimentation 0,22 point. Sur un mois, la hausse est de 0,4 %. Entre pays, l’écart est large : Suède 0,3 %, Estonie 1,3 %, Tchéquie 1,5 % en bas ; Roumanie 6,3 %, Lituanie 5,6 %, Chypre 5,2 % en haut ; l’inflation a monté dans vingt États membres, baissé dans six. Les quatre grandes économies : Allemagne 2,9 % (2,8 %), France 2,6 % (2,4 %), Italie 3,2 % (2,9 %), Espagne 4,6 % (3,9 %). Deux précisions pour ne pas mélanger les indices : le 2,6 % français est l’indice harmonisé, celui que compare Eurostat et que lit la BCE — il confirme le chiffre publié par l’Insee le 15 septembre ; l’indice national de l’Insee, celui qui sert à revaloriser les pensions et qui apparaît dans le débat budgétaire, ressort lui à 2,4 %. Les deux sont vrais, ils ne mesurent pas le même panier. Pour un cabinet, la donnée qui compte est la seconde ligne du tableau : 14,3 % sur l’énergie, c’est le poste que la Banque d’Angleterre nomme en première ligne de son communiqué et que Kevin Warsh a cité mercredi parmi les raisons de relever — plus personne ne regarde ce choc « à travers ». Tant qu’il ne redescend pas, le rendement réel d’une épargne de précaution reste la question à poser au client — pas le rendement nominal.
17 septembre 2026
Mercredi, la Réserve fédérale a relevé ses taux d’un quart de point, à 3,75–4 %, sa première hausse depuis juillet 2023, votée à l’unanimité ; seize de ses dix-huit participants en voient au moins une autre d’ici la fin de l’année. Wall Street, en hausse avant l’annonce, a fini en baisse quand Kevin Warsh a répété que l’inflation est « trop élevée depuis trop longtemps » : le Dow Jones perd 1,21 %, les banques signent leur pire séance depuis février et le taux à dix ans américain repasse au-dessus de 5 %. Paris, qui avait clôturé avant la décision, reprend 0,62 % à 8 140 points, aidée par un Brent en repli de 2,7 % à 105,83 dollars. En France, le taux à dix ans marque une pause à 4,52 %, et Matignon rouvre les lettres-plafonds pour 1,5 milliard d’économies supplémentaires tout en promettant l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu.
Marchés
La Fed relève ses taux à 3,75–4 % : première hausse depuis juillet 2023, à l’unanimité, et une autre en vue avant la fin de l’année
Le comité de politique monétaire a « décidé de relever la fourchette cible du taux des fonds fédéraux d’un quart de point, à 3,75–4 % », par 12 voix contre 0. Le communiqué tient en trois paragraphes : « l’activité économique progresse à un rythme solide », « les créations d’emplois ont suivi la croissance de la population active et le taux de chômage a peu changé », et surtout « l’inflation reste élevée. La décision d’aujourd’hui soutiendra un retour plus rapide vers l’objectif de 2 %. Le Comité assurera la stabilité des prix. » C’est la première hausse depuis juillet 2023, rappelle CNBC. En conférence de presse, Kevin Warsh : « Le fait est que l’inflation est trop élevée, et depuis trop longtemps. Les chiffres de cet été ne me disent pas que les tendances sous-jacentes se sont nettement améliorées. » Et : « Nous devons être confiants que l’inflation sous-jacente se dirige vers notre objectif clairement et à une vitesse suffisante. Aujourd’hui, le FOMC a décidé que ce critère n’était pas rempli. » Les projections publiées le même jour disent la suite : seize participants sur dix-huit attendent au moins une hausse de plus cette année, quatre en voient deux (Warsh ne soumet pas de point) ; la médiane du taux directeur passe à 4,1 % fin 2026 (3,8 % en juin) et 4,1 % fin 2027 (3,6 %), puis une baisse en 2028 et au moins une en 2029. L’inflation PCE 2026 est relevée à 3,7 % (3,6 %) et l’inflation sous-jacente à 3,4 % (3,3 %), le retour à 2 % n’étant attendu qu’en 2029 ; la croissance 2026 passe à 2,3 % (2,2 %) et le chômage est abaissé à 4,1 % (4,3 %). Donald Trump a exigé dans la foulée que la Fed ramène ses taux « à 1 % ou moins » (CNBC). Chez Goldman Sachs Asset Management, Kay Haigh lit un cycle « non agressif » et voit la Fed sauter la réunion d’octobre, trop proche des élections de mi-mandat, pour une hausse en décembre — c’est son scénario, nous le rapportons. Pour un cabinet, ce qui change dans la conversation client n’est pas la décision, intégrée depuis dix jours, mais son cadre : la banque centrale américaine a cessé de regarder « à travers » un choc pétrolier — Warsh a cité les tensions au Moyen-Orient parmi les trois raisons d’une décision « ferme et unanime » — et ses propres membres tablent sur un taux directeur plus haut fin 2027 qu’aujourd’hui.
Source : Réserve fédérale — communiqué du FOMC, 16 septembre 2026
Wall Street finit en baisse : le Dow perd 631 points, les banques signent leur pire séance depuis février, le dix ans repasse 5 %
Les trois indices étaient en hausse avant 20 h ; ils ont tous fini dans le rouge après la conférence de presse. Le Dow Jones a perdu 631,21 points (−1,21 %) à 51 461,90, Goldman Sachs en tête des baisses ; le S&P 500 cède 0,45 % à 7 551,81 et le Nasdaq Composite 0,01 % à 25 978,42. « Le marché prend ses repères sur le dix ans qui repasse 5 %, un niveau psychologique massif », explique Art Hogan (B. Riley Wealth), pour qui le ton « plus dur » de Warsh signifie que « des rendements élevés sont là pour un moment ». Le rendement à dix ans est remonté à 5,016 % (+2 points de base) et le deux ans à 4,738 % (+7 points) après un bref repli à l’annonce (CNBC) ; l’indice du dollar a pris 0,6 % à 100,21, son plus haut depuis le 31 juillet. Les banques ont le plus souffert : le fonds sectoriel KBE a perdu 2,6 %, sa pire séance depuis le 27 février, JPMorgan 1,5 %, Goldman Sachs, Wells Fargo, Bank of America et Citigroup plus de 3 %, sur la crainte que des taux plus hauts freinent le crédit. Le transport a chuté de plus de 2 % après l’avertissement de J.B. Hunt (−13 %, pire séance depuis mars 2020) sur des coûts de carburant « aux variations les plus radicales et anormales jamais vues » — le gazole est à un record de 6,31 dollars le gallon selon l’AAA. À l’inverse, les valeurs de l’IA ont rebondi après cinq séances de baisse (CoreWeave +4 %, Lumentum +8 %, Coherent +6 %, Dell +5 % en milieu de séance) et Intel a gagné 4 % sur des discussions avec SK Hynix pour produire des mémoires aux États-Unis. Citi note que « les actions mondiales ont tendance à vaciller au début des cycles de hausse, tout en progressant six et douze mois plus tard » — une observation historique de la banque, pas une prévision de notre part. Pour un client exposé aux États-Unis, deux repères : le dollar a amorti la séance vu d’un portefeuille en euros, et ce sont les financières, pas la technologie, qui ont payé la décision.
Source : CNBC — séance du 16 septembre 2026
Paris reprend 0,62 % avant la Fed : Soitec bondit de 13 %, le Brent recule à 105,83 dollars sur la promesse d’un oléoduc rouvert « en quelques jours »
Le CAC 40 a terminé à 8 140,59 points, en hausse de 0,62 % (+50,31 points), entre 8 088,13 et 8 155,51 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. La séance s’est jouée avant 20 h : « le relèvement attendu aujourd’hui est déjà largement intégré dans les cours, ce qui fait des indications sur l’orientation future de la politique monétaire le principal catalyseur potentiel », résumait Lale Akoner (eToro) ; « le véritable enjeu sera le ton de Kevin Warsh sur la suite du cycle », ajoutait John Plassard (Cité Gestion). Soitec a gagné 13,4 % après le passage de JPMorgan à « surpondérer », Vallourec 6,4 % sur un contrat de 15 000 tonnes de tubes pour le projet Sepia 2 de Petrobras ; Renault a perdu 4,5 % et Stellantis 3,4 % après une dégradation de Berenberg, qui anticipe une année 2027 « difficile » pour le losange face à la concurrence chinoise. L’euro finit à 1,1537 dollar (−0,04 %). Le pétrole a donné le soulagement du jour : le Brent de novembre a cédé 2,7 % à 105,83 dollars au règlement et le WTI d’octobre 3,2 % à 102,43 dollars, après que le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright a promis une interruption de l’oléoduc Est-Ouest saoudien « brève et temporaire », « mesurée en jours » (CNBC). Des analystes indépendants jugent au contraire, sur images satellite d’une station de pompage, que l’arrêt pourrait durer des semaines ; Riyad n’a donné ni bilan ni calendrier. Quatre supertankers, 8 millions de barils au total, chargeaient mardi à Ras Tanura et Juaymah pour emprunter la route omanaise à travers Ormuz, sous protection américaine, selon Kpler ; Deutsche Bank rapporte que les chargements du terminal de Yanbu sont suspendus, avec des livraisons de septembre annulées à des raffineries européennes, et que trois champs libyens sont à l’arrêt. Le baril reste en hausse de plus de 16 % depuis le début du mois. Pour un cabinet, le rebond parisien se lit avec prudence : il s’est construit avant une décision qui a fait reculer Wall Street, et sur un repli pétrolier que des analystes indépendants relativisent déjà.
Immobilier
Le taux à dix ans français marque une pause à 4,52 % ; aux États-Unis, le crédit immobilier à trente ans est à 7,19 %
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,52 % au mercredi 16 septembre, exactement le niveau de la veille, après quatre séances de hausse qui l’avaient porté de 4,24 % à 4,52 % (+28 points de base). Une pause, pas un repli : « le taux d’emprunt de la France sur dix ans a dépassé les 4,5 %, alors qu’il était encore à 4 % il y a seulement un mois », rappelle Public Sénat dans son papier sur le budget. De l’autre côté de l’Atlantique, la transmission au crédit est déjà visible : le taux fixe à trente ans est monté à 7,19 %, soit 38 points de base de plus depuis le discours de Jackson Hole du 28 août et plus d’un point de plus qu’il y a un an, selon Mortgage News Daily cité par CNBC. En France, les barèmes suivent le niveau atteint, pas la séance du jour : Meilleurtaux évoquait lundi 3,50 % en moyenne sur vingt ans pour la seconde quinzaine, et un jour sans hausse ne les fait pas redescendre. Pour un client en cours d’acquisition, la question utile est la date d’édition de l’offre de prêt : c’est elle qui fige le taux, pas la promesse de vente.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 16 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : Matignon rouvre les lettres-plafonds pour 1,5 milliard d’économies de plus, et promet l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu
À trois semaines du dépôt du projet de loi de finances, Sébastien Lecornu a annoncé à ses ministres, dans un courrier rapporté mercredi par Public Sénat, la réouverture des lettres-plafonds fixées à la mi-juillet : les dépenses des ministères en 2027 devront rester « strictement au même niveau » que celles de 2026, hors défense et charge de la dette. Concrètement, 1,5 milliard d’euros d’effort supplémentaire, soit toute la progression concédée cet été (+0,4 %, quatre fois moins que l’inflation). Le Premier ministre invoque la prolongation du conflit au Moyen-Orient, le « nouveau choc » énergétique et la nécessité de « préserver des marges de manœuvre » pour un débat parlementaire qui s’annonce difficile ; l’État doit aussi débloquer 1,3 milliard pour les agriculteurs touchés par la sécheresse, et il s’est engagé mardi sur près de 1,5 milliard contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l’enfance. Le cadrage d’ensemble reste 30 milliards d’euros, dont 6 milliards demandés aux retraités — traitement différencié de l’indexation pour les pensions les plus élevées, suppression partielle ou totale de l’abattement de 10 %, ou hausse de la CSG sur les pensions, les trois pistes étant toujours sur la table — même s’ils « ne porteront pas l’effort central », selon la porte-parole Maud Brégeon. Deux engagements fiscaux, en revanche, sont posés : la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises (8 milliards par an, reconduite en 2026 alors qu’elle devait s’éteindre après 2025) sera réduite, et le barème de l’impôt sur le revenu sera indexé « sur l’inflation complète, pas en partie » — « il est hors de question de geler ce qu’on appelle le barème », ce qui « générerait mécaniquement une hausse d’impôts pour l’ensemble des Français », a promis Mme Brégeon sur BFM TV. Pour un cabinet, la lecture est double : côté clients actifs, l’indexation complète écarte la hausse silencieuse d’impôt que produit un barème gelé quand les revenus suivent les prix ; côté retraités, rien n’est tranché, et le chiffre d’inflation d’août confirmé mardi à 2,4 % alourdit mécaniquement le coût d’une indexation pleine — donc la pression sur l’abattement.
16 septembre 2026
Mardi, les marchés ont subi une deuxième séance de repli sous la même pression que la veille : le pétrole et les taux. Le Brent finit à 108,75 dollars après que Riyad a annulé des livraisons de septembre, le taux à dix ans américain a atteint 5,04 %, son plus haut depuis 2007, et le CAC 40 cède 0,34 % à 8 090 points quand Wall Street perd de 0,45 à 0,78 %. La Fed décide ce mercredi, avec une hausse d’un quart de point jugée acquise à plus de 94 %. En France, le taux à dix ans grimpe à 4,52 %, quatrième séance de hausse d’affilée ; la promotion immobilière affiche un premier semestre sous les 40 000 ventes, du jamais vu ; et l’Insee confirme une inflation d’août à 2,4 %, le chiffre qui entre dans le calcul des pensions au moment où le gouvernement cherche 6 milliards sur les retraités.
Marchés
Paris cède encore 0,34 % : le pétrole et les taux plombent une deuxième séance
Le CAC 40 a terminé à 8 090,28 points, en baisse de 0,34 % (−27,50 points), après un plus bas de séance à 8 033,04 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. Depuis le 8 septembre, l’indice a rendu 227 points. La cause est la même que lundi : « le marché parisien continue d’être plombé par la remontée des cours du pétrole et des craintes d’inflation qui propulsent les rendements obligataires », écrit BFM Bourse. « Cette double tension renforce l’anticipation d’une hausse de taux de la Fed mercredi, désormais intégrée à plus de 90 % par les marchés », explique John Plassard (Cité Gestion), qui ajoute que « le seuil de 5 % sur le 10 ans devient une contrainte directe pour les valorisations boursières, particulièrement dans la technologie, déjà fragilisée par les interrogations sur le rythme des investissements dans l’IA ». Thales gagne 4,1 % après une réunion d’analystes jugée « positive » par Citi ; hors indice, Seb perd 2,9 % après la nomination d’un nouveau directeur général, et Maat Pharma s’effondre de 57,06 %, sa pire séance en Bourse, après un signal négatif du régulateur européen sur son principal candidat-médicament. L’euro est stable à 1,1542 dollar. Pour un cabinet, la lecture tient en une phrase : ce n’est plus une rotation sectorielle comme lundi, c’est le coût de l’argent qui pèse sur tout — et il se décide ce soir à Washington.
Source : BFM Bourse — 15 septembre 2026
Wall Street : le dix ans américain à 5,04 %, plus haut depuis 2007, à la veille de la Fed
Le Dow Jones a perdu 328,09 points (−0,63 %) à 52 093,11, le S&P 500 0,45 % à 7 585,73 et le Nasdaq Composite 0,78 % à 25 981,57. Les valeurs de l’IA malmenées lundi ont limité la casse — Coherent près de +2 %, AMD +2 %, Qualcomm plus de +4 %. Le fait de la séance est obligataire : le rendement à dix ans a atteint 5,041 %, son plus haut depuis 2007, avant de refluer à 5,00 % (+3 points de base). « Les investisseurs rattrapent enfin les inquiétudes », dit Melissa Brown (SimCorp) : une dette fédérale passée au-dessus de 40 000 milliards de dollars, une inflation « obstinément élevée » et un pétrole à plus de 100 dollars. Les contrats à terme donnent plus de 94 % de probabilité à une hausse d’un quart de point ce mercredi, depuis la fourchette 3,50–3,75 %. Barclays écrit que « le seuil des 5 % sur le dix ans marque un point d’inflexion historiquement important, au-delà duquel les taux sont typiquement devenus un vent contraire plus durable pour les actions » ; Wells Fargo abaisse sa cible de fin d’année sur le S&P 500 de 7 950 à 7 700 points et voit « 5 à 10 % de risque baissier » avant de l’atteindre — ce sont leurs anticipations, nous les rapportons. Rick Rieder (BlackRock) attend la hausse mais ne la ferait pas : « ce qui tire l’inflation aujourd’hui est insensible aux taux — la guerre, l’énergie, l’éducation, l’assurance, la santé ». Le fonds sectoriel des services aux collectivités (XLU) est tombé à un plus bas de 52 semaines, concurrencé par un rendement obligataire de 5 %. L’enquête CNBC auprès de 29 économistes et gérants résume le changement de régime : 86 % attendent une hausse (46 % il y a un mois), 55 % en attendent plus d’une sur douze mois, un tiers trois ou plus ; leur prévision d’inflation 2026 monte vers 3,5 %, la probabilité de récession reste à 29 %. Pour un client exposé aux États-Unis, deux repères à retenir avant 20 h : le niveau de 5 % n’avait pas été dépassé depuis dix-neuf ans, et ce n’est plus la décision de ce soir que le marché discute, mais le nombre de hausses qui suivront.
Source : CNBC — séance du 15 septembre 2026
Brent à 108,75 dollars : Riyad annule des livraisons de septembre, Washington promet une interruption « brève »
Le Brent de novembre a gagné 2,9 % à 108,75 dollars et le WTI d’octobre 4,4 % à 105,83 dollars, sa plus haute clôture depuis le 19 mai ; le baril a pris plus de 20 % depuis le début du mois. Selon des sources de négoce citées par Reuters, l’Arabie saoudite a prévenu ses clients européens que certaines livraisons de brut de septembre sont annulées. Riyad qualifie la fermeture de l’oléoduc Est-Ouest — 7 millions de barils par jour, l’artère qui contournait Ormuz — de « mesure de précaution », sans bilan des dégâts ni durée. Le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright attend une remise en service « en quelques jours » : « ce sera une interruption brève et temporaire ». Goldman Sachs juge au contraire que les attaques sur les infrastructures « augmentent la probabilité de notre scénario haussier, où le Brent dépasse 120 dollars » — un scénario, pas une prévision de notre part. Le front s’élargit : les Houthis ont de nouveau frappé Khamis Mushait, Abha et Taïf, et Riyad promet de riposter « avec fermeté » (BFM Bourse) ; en Libye, deux champs et une station de pompage sont à l’arrêt ; au moins deux pétroliers ont été attaqués dans le détroit depuis samedi selon l’UKMTO. Pour un cabinet, le lien avec la brève qui suit est direct : c’est ce baril qui a fait passer les prix de l’énergie à +16,7 % sur un an en France en août, et c’est lui qui rend la Fed et la BCE plus dures — la question du client n’est plus le pétrole en portefeuille, c’est la durée pendant laquelle son allocation obligataire supporte des taux longs à 5 %.
Source : CNBC — 15 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français atteint 4,52 % : quatrième séance de hausse d’affilée
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,52 % au mardi 15 septembre, contre 4,48 % lundi, 4,41 % vendredi, 4,32 % jeudi et 4,24 % mercredi dernier : +4 points de base sur la séance, +28 en quatre séances. La France suit le mouvement mondial — le dix ans américain a touché 5,04 % le même jour, son plus haut depuis 2007, selon CNBC. C’est ce taux qui fixe le coût de refinancement des banques sur les prêts longs : chaque centième pris ici se retrouve, quelques semaines plus tard, dans les barèmes reçus par les courtiers — Meilleurtaux tablait lundi sur 3,50 % en moyenne sur 20 ans pour la seconde quinzaine, et 3,7 à 4 % fin décembre. Pour un client en cours d’acquisition, l’écart entre une offre de prêt éditée aujourd’hui et celle d’un dossier qui traîne jusqu’en novembre se creuse chaque séance.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 15 septembre 2026
Logement neuf : −23,6 % au deuxième trimestre, un premier semestre sous les 40 000 ventes, 21 mois de stock
Les chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers, publiés le 9 septembre, donnent la mesure du trou d’air : 19 356 logements neufs vendus au deuxième trimestre 2026, en recul de 23,6 % sur un an ; 38 932 sur le semestre (−18,3 %), « sous le seuil jamais atteint jusqu’à présent des 40 000 logements ». Les ventes en bloc aux bailleurs et institutionnels chutent de 40,8 % (5 162 logements), les ventes au détail de 11,3 %, celles aux propriétaires occupants de 17,9 %. Seul segment en hausse : les investisseurs particuliers, +13,4 % (3 427 réservations, 27 % du détail), un « rebond » que la FPI qualifie elle-même de « fragile » et que le nouveau statut du bailleur privé « pourrait contribuer à conforter ». Les mises en vente reculent de 17,9 % (18 740 logements) et l’offre commerciale reste à 87 619 logements, soit 21,4 mois d’écoulement au rythme des ventes, contre 18,3 un an plus tôt. Le prix moyen des appartements neufs s’établit à 5 034 €/m² (−1,8 % sur un an) : +0,7 % en Île-de-France à 5 833 €/m², −3,2 % en régions à 4 656 €/m². La FPI attribue le décrochage aux « tensions au Moyen-Orient », à « l’incertitude qui entoure le budget 2027 et l’approche de l’élection présidentielle ». Pascal Boulanger, son président : « Le gouvernement, comme il s’y est engagé auprès de moi, doit absolument renforcer le Statut du Bailleur Privé. » Pour un cabinet, deux faits utiles dans une conversation client : un stock de 21 mois donne au particulier une marge de négociation que le neuf n’offrait pas en 2021, et le seul acheteur qui revient est l’investisseur — celui qui regarde le statut du bailleur privé, pas la résidence principale.
Source : Fédération des promoteurs immobiliers — communiqué du 9 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Inflation d’août confirmée à 2,4 % : l’énergie à +16,7 %, le Livret A à 1,70 %, et le chiffre qui entre dans le calcul des pensions
L’Insee a confirmé mardi son estimation : les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an en août, après 2,1 % en juillet, et de 0,7 % sur le mois. La hausse « s’explique essentiellement par l’accélération des prix de l’énergie », +16,7 % sur un an après 12,6 % : produits pétroliers +28,7 %, gazole +36,4 %, fioul et combustibles liquides +47,8 %, gaz +14,3 %. Le reste ralentit : services +1,9 % (après 2,2 %), alimentation +1,1 %, produits manufacturés −0,4 % ; l’inflation sous-jacente recule à 1,1 % (après 1,3 %). L’indice harmonisé, celui que lit la BCE, ressort à 2,6 % — révisé à la baisse de 0,1 point par rapport à l’estimation provisoire du 28 août. Prochaine publication le 15 octobre. Deux conséquences concrètes pour un client. La première est arithmétique : le Livret A est à 1,70 % depuis le 1er août (arrêté du 28 juillet 2026), soit un rendement réel de −0,7 point sur un an. La seconde est politique : l’article L. 161-25 du code de la sécurité sociale fixe, par renvoi de l’article L. 161-23-1, la revalorisation des pensions de base du régime général au 1er janvier sur « l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels » — l’indice d’août est l’un des douze qui fixeront la revalorisation du 1er janvier 2027, celle que le gouvernement chiffre à « plus de 6 milliards » et met en balance avec l’abattement de 10 % (LCP, 14 septembre). Chaque dixième de point d’inflation confirmé alourdit la facture de l’indexation, et donc la pression sur l’abattement : c’est le chiffre à avoir en tête quand un client retraité demandera ce qu’il risque.
Source : Insee — Informations rapides n° 218, 15 septembre 2026
15 septembre 2026
Lundi, l’intelligence artificielle a fait la séance : après l’appel de Dario Amodei à « temporiser » le développement des modèles les plus avancés, relayé par Sam Altman, Paris cède 0,76 % avec Soitec, Legrand, STMicroelectronics et Schneider en chute de 6 à 13 %, et Wall Street recule d’un demi-point avec Nvidia et les semi-conducteurs. Le taux à dix ans américain a touché 5 % pour la première fois depuis octobre 2023, à deux jours d’une hausse de la Fed que les marchés jugent acquise à 92 %. Le pétrole remonte après la fermeture de l’oléoduc saoudien qui contournait Ormuz. En France, le taux à dix ans grimpe à 4,48 % et Meilleurtaux relève ses barèmes de la seconde quinzaine ; le gouvernement, lui, cherche 30 milliards pour 2027 et met les retraités devant un choix : l’indexation des pensions ou l’abattement de 10 %.
Marchés
Paris cède 0,76 % : les valeurs de l’IA décrochent, les « perdants de l’IA » rebondissent
Le CAC 40 a terminé à 8 117,78 points, en baisse de 0,76 % (−61,99 points), après un plus bas de séance à 8 086,40 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. La séance s’est jouée sur un sujet, l’intelligence artificielle. Dans un essai publié samedi, Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, a appelé à « temporiser » l’amélioration de l’IA pour « que la prévention des risques soit en mesure de suivre le rythme » ; Sam Altman, patron d’OpenAI, et Elon Musk l’ont appuyé. Les valeurs qui vivent de l’équipement des centres de données ont payé : Soitec −12,6 %, Legrand −6,7 %, STMicroelectronics −6,6 %, Schneider Electric −6,5 %. À l’inverse, les groupes que le marché rangeait parmi les perdants de l’IA ont rebondi : Capgemini +6,6 % en tête de l’indice, Dassault Systèmes +5 %, Publicis +3,7 %. « Les valeurs technologiques sont sous pression, après les appels de plusieurs dirigeants du secteur à davantage de prudence sur les modèles les plus avancés », résume John Plassard (Cité Gestion), cité par BFM Bourse. Euronext gagne 1,3 % après que son PDG Stéphane Boujnah a ouvert la porte à un rapprochement avec Deutsche Börse ; sur les petites valeurs, Integragen plonge de 36,8 % après deux offres de reprise en redressement judiciaire. L’euro recule de 0,4 % à 1,1547 dollar. Pour un portefeuille, la lecture est celle d’une rotation, pas d’une correction : ce qui a été perdu sur les semi-conducteurs et l’électrification a été en partie regagné sur les services et le logiciel — le sujet à regarder n’est pas l’indice, c’est la concentration d’un compte-titres sur la seule chaîne de l’IA.
Source : BFM Bourse — 14 septembre 2026
Wall Street : les semi-conducteurs perdent 5 %, le dix ans touche 5 %, la Fed attendue mercredi
Le S&P 500 a cédé 0,48 % à 7 619,98, le Nasdaq Composite 0,56 % à 26 186,41 et le Dow Jones 152,09 points (−0,29 %) à 52 421,20 — au plus bas de la séance, les deux premiers perdaient 0,8 % et 1,3 %, le Dow près de 300 points. Même cause qu’à Paris : Nvidia −3 %, Broadcom et AMD plus de −4 %, Intel plus de −5 %, Marvell plus de −7 % ; l’ETF des semi-conducteurs (SOXX) a lâché 5 % quand celui du logiciel (IGV) gagnait 5 %, porté par la cybersécurité (SentinelOne +16 %, Zscaler et CrowdStrike +15 %). Sam Altman a par ailleurs jugé « malavisée » une introduction en Bourse d’OpenAI cette année. Bank of America a perdu environ 5 % après que son directeur général Brian Moynihan a annoncé des commissions de banque d’investissement en recul de plus de 10 % sur un an au troisième trimestre. Sur les taux, le rendement à dix ans a touché 5 % en séance, son plus haut depuis octobre 2023, avant de refluer à 4,987 % (+1 point de base). Les contrats à terme sur les fonds fédéraux donnent 92 % de probabilité à une hausse d’un quart de point mercredi, depuis la fourchette actuelle de 3,50–3,75 % ; Christopher Hodge (Natixis CIB Americas), cité par CNBC mardi matin, attend « pour la première fois de l’ère Warsh » un relèvement à 4,0 % en borne haute, présenté comme une décision « discrète » qui n’engage pas les réunions suivantes — c’est son anticipation, nous la rapportons. À l’inverse, Steve Englander (Standard Chartered) juge que « relever est le mauvais choix » tant que le bruit des droits de douane n’est pas sorti des données. Donald Trump, lui, a rejeté les appels à réguler l’IA et pris à partie Dario Amodei. Pour un client exposé aux États-Unis, deux faits nouveaux dans la même journée : le coût de l’argent à dix ans franchit un seuil que personne n’avait vu depuis trois ans, et le moteur de la hausse de 2025-2026 — l’investissement dans l’IA — est pour la première fois discuté par ceux qui le conduisent.
Source : CNBC — séance du 14 septembre 2026
L’oléoduc saoudien qui contournait Ormuz est fermé : le Brent frôle 110 dollars avant de se calmer
Le Brent de novembre a fini en hausse de 1 % à 105,68 dollars après avoir approché 110 dollars en séance ; le WTI d’octobre gagne 1,3 % à 101,39 dollars après un passage près de 105. La cause : des drones lancés depuis l’Irak ont endommagé jeudi l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite, qui relie les champs du Golfe aux terminaux de la mer Rouge et pouvait transporter 7 millions de barils par jour — l’artère par laquelle Riyad détournait ses exportations d’Ormuz depuis le début de la guerre. Riyad n’a précisé ni l’ampleur des dégâts ni la durée de l’arrêt. Les analystes cités par CNBC se partagent : pour Janiv Shah (Rystad Energy), la réaction « relativement contenue » des prix suppose que les stocks saoudiens amortissent les exportations « cinq à sept jours », au-delà « cela peut changer vite » ; pour Andy Lipow (Lipow Oil Associates), une station de pompage semble gravement touchée et « à en juger par les photos, la réparation prendra des mois » ; Matt Smith (Kpler) chiffre à 120 millions de barils la perte si la fermeture dure un mois, sur un marché « déjà à court de barils ». La réunion entre l’Iran et les pays du Golfe prévue lundi à Oman a été reportée, et un nouveau pétrolier a été attaqué dimanche dans le détroit selon l’UKMTO. Pour un cabinet, c’est la troisième semaine où le baril décide de tout le reste — taux, inflation, banques centrales : la question à poser à un client n’est plus « faut-il de l’énergie en portefeuille » mais « combien de temps un choc pétrolier prolongé est-il supportable dans son allocation obligataire ».
Source : CNBC — 14 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français monte encore : 4,48 %, vingt-quatre centièmes en trois séances
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,48 % au lundi 14 septembre, contre 4,41 % vendredi, 4,32 % jeudi et 4,24 % mercredi : +7 points de base sur la séance, +24 en trois séances. La dette française suit le mouvement mondial — le dix ans américain a touché 5 % le même jour, selon CNBC. C’est ce taux, davantage que celui de la BCE, qui pèse sur le coût de refinancement des banques pour les prêts longs : chaque centième pris ici se retrouve, avec quelques semaines de retard, dans les barèmes que reçoivent les courtiers. Pour un client en cours d’acquisition, l’ordre des choses est donc connu : l’OAT d’abord, les barèmes ensuite, le taux d’usure du 1er octobre en dernier.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 14 septembre 2026
Meilleurtaux relève ses moyennes pour la seconde quinzaine : 3,50 % sur 20 ans, et 3,7 à 4 % attendus fin décembre
Après la hausse des taux directeurs de la BCE du 10 septembre, le courtier relève pour la seconde moitié de septembre des taux moyens de 3,40 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans, contre 3,28 %, 3,40 % et 3,50 % début septembre ; les nouveaux barèmes reçus affichent des hausses de 0,10 à 0,15 point. « L’équation est devenue intenable pour les banques. Les coûts de financement élevés s’installent dans la durée », analyse Maxime Chipoy, directeur éditorial de Meilleurtaux. Le courtier n’attend pas de rupture — les banques ajusteraient leurs grilles « environ tous les quinze jours » — mais chiffre la suite : 30 à 50 points de base de plus d’ici fin décembre, soit un taux moyen sur 20 ans entre 3,7 % et 4 % à la fin de 2026. « Plutôt qu’un ajustement brutal, la tendance attendue est une hausse presque millimétrique, au fil de l’eau sur toute la fin d’année. » C’est la prévision d’un courtier, nous la rapportons ; les écarts entre établissements dépassent 0,5 point sur une même durée, et des prêts bonifiés à 1,99 % subsistaient début septembre pour les primo-accédants. Le mouvement est cohérent avec l’analyse de septembre de Cafpi (3,43 % sur 20 ans obtenus en août, +13 points de base). Pour un cabinet, la variable qui compte est le calendrier : une offre de prêt éditée aujourd’hui vaut ce qu’elle vaut, celle d’un dossier qui traîne jusqu’à novembre se fera à des conditions que personne ne connaît encore.
Source : MySweetImmo — 14 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Budget 2027 : 30 milliards d’économies, et les retraités devant un choix — l’indexation des pensions ou l’abattement de 10 %
Le gouvernement cherche environ 30 milliards d’euros d’économies pour 2027 — « un effort de cet ordre de grandeur », a confirmé samedi Roland Lescure au Parisien, « essentiellement sur les dépenses » et sans hausse d’impôts, « même si on peut toiletter ici ou là des niches fiscales » (CNews). Le ministre des Comptes publics David Amiel a posé vendredi l’alternative : indexer l’ensemble des retraites sur l’inflation coûterait « plus de 6 milliards d’euros l’an prochain » et « de ces 6 milliards, on n’a pas aujourd’hui le premier euro » ; l’abattement de 10 % sur les pensions déclarées, plafonné à 4 439 euros, coûte lui aussi 6 milliards par an. Maintenir les deux ferait « exploser le déficit » ; une voie intermédiaire indexerait les seules petites pensions, au prix d’une forte baisse de l’abattement. Dimanche, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit son aversion pour la désindexation et proposé une négociation annuelle de la revalorisation avec les partenaires sociaux ; la porte-parole Maud Bregeon a promis qu’« aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer » et que les plus modestes seront « principalement préservés ». Sébastien Lecornu a demandé à trois ministres de consulter les groupes parlementaires dans les prochains jours, avant la transmission du texte au Haut Conseil des finances publiques ; l’an dernier, la suppression de l’abattement avait été votée puis rétablie en commission. Rien n’est arbitré, nous rapportons les positions. Pour un cabinet, la préparation est arithmétique : pour un retraité qui déclare 40 000 euros de pension dans un foyer imposé à la tranche de 30 %, l’abattement retire 4 000 euros du revenu imposable, soit 1 200 euros d’impôt — c’est cette somme, face à une revalorisation de janvier qui ne viendrait pas, que chaque client retraité voudra comparer quand le texte sortira.
Source : LCP — 14 septembre 2026
14 septembre 2026
Vendredi, le repli du pétrole a fait plus que l’inflation américaine : Paris reprend 0,78 % et Wall Street met fin à quatre séances de baisse, alors même que les prix à la consommation d’août (3,4 % sur un an) portent à 86 % la probabilité d’une hausse de la Fed mercredi. Le taux à dix ans français, lui, ne redescend pas — 4,41 %, neuf centièmes de plus en une séance — et les barèmes de crédit ont déjà pris 7 à 13 centimes. L’AIE abaisse encore sa prévision de demande de pétrole, l’ESMA prévient que l’optimisme des marchés masque des vulnérabilités, et l’Insee ramène la croissance française 2026 à 0,4 %, avec un pouvoir d’achat en recul.
Marchés
Paris reprend 0,78 % vendredi, mais laisse 1,2 % sur la semaine
Le CAC 40 a terminé la semaine à 8 179,77 points, en hausse de 0,78 % (+63,01 points), après un plus haut de séance à 8 207,71 — cotation relevée sur l’historique Boursorama. Le rebond n’efface pas la semaine : −1,2 % entre vendredi et vendredi (8 278,77 points le 4 septembre), selon BFM Bourse. Ce qui a desserré l’étau, c’est le pétrole : à la clôture parisienne, le Brent de novembre cédait 2,6 % à 104,79 dollars et le WTI d’octobre 3 % à 99,44 dollars, repassant sous les 100 dollars, sur les prévisions de demande de l’Agence internationale de l’énergie (voir plus bas) et une information du Financial Times, reprise par BFM Bourse, selon laquelle les ministres des Affaires étrangères du Golfe et de l’Iran doivent se rencontrer pour « obtenir l’adhésion à un accord visant à gérer temporairement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ». L’euro recule légèrement, à 1,1605 dollar. Sur la cote, Vetoquinol bondit de 17,1 % après ses résultats semestriels et entraîne Virbac (+3,15 %) ; Ubisoft gagne 7,08 %, Vivendi 4,95 % ; à l’inverse DBV Technologies perd 7,33 % et Nexity 2,75 %. Genfit (−5 %) et Inventiva (−7,5 %) entreront prochainement au SBF 120, à la place d’Interparfums (+2 %) et de Verallia (−0,85 %). Les chiffres d’inflation américains de l’après-midi n’ont pas fait dévier la séance — ils sont venus, selon BFM Bourse, « crédibiliser une hausse des taux la semaine prochaine ». Bastien Drut, responsable Stratégie & Analyse chez CPRAM, cité par BFM Bourse, résume la toile de fond : « c’est le 66e mois pour lequel l’inflation est au-dessus de la cible d’inflation de 2 % ». Pour un portefeuille, la semaine se lit ainsi : un indice parisien qui perd plus de 1 % sur cinq séances dont le principal événement était une hausse de taux annoncée, et un rebond du vendredi qui ne tient qu’à un baril.
Wall Street met fin à quatre séances de baisse ; l’inflation d’août ouvre une semaine de banques centrales
Le Dow Jones a repris 509,19 points, soit 0,98 %, à 52 573,29, le S&P 500 0,86 % à 7 656,98 et le Nasdaq Composite 0,96 % à 26 333,04 — fin d’une série de quatre baisses, la plus longue pour le Dow depuis fin avril. Sur la semaine, le Dow perd tout de même 1,6 %, le S&P 500 0,8 % et le Nasdaq environ 0,7 %. Au règlement, le WTI recule de 2,4 % à 100,05 dollars et le Brent de 2,8 % à 104,61 dollars, ce qui laisse encore près de 10 % de hausse hebdomadaire au premier et près de 9 % au second. Le matin, le Bureau of Labor Statistics avait publié les prix à la consommation d’août : +0,4 % sur le mois, 3,4 % sur un an, conformes aux attentes ; hors alimentation et énergie, +0,3 % sur le mois (un peu plus qu’attendu) et 2,4 % sur un an. L’énergie explique l’essentiel : +2,1 % sur le mois, +16,3 % sur un an, l’essence seule (+3,9 %) pesant plus d’un tiers de la hausse mensuelle ; le logement accélère à +0,3 %. Les marchés en ont tiré une conclusion nette : selon l’outil FedWatch du CME cité par CNBC, la probabilité d’une hausse d’un quart de point mercredi est montée à 86 % environ, et le taux à deux ans américain a dépassé 4,6 %, son plus haut depuis juillet 2024 — le dix ans, lui, a peu bougé. Seema Shah, stratégiste en chef de Principal Asset Management, citée par CNBC : « le débat est passé rapidement de ‘la Fed va-t-elle relever ses taux’ à la question plus importante du nombre de hausses que ce cycle exigera ». C’est son anticipation, nous la rapportons. Le calendrier, lui, est certain (agenda Agefi-Dow Jones, sur ABC Bourse) : inflation française définitive d’août mardi, décision de la Fed mercredi 16 à 20 h suivie de la conférence de presse de Kevin Warsh, inflation définitive de la zone euro et Banque d’Angleterre jeudi, Banque du Japon vendredi. Pour un client exposé au dollar ou aux obligations américaines, la courbe dit où se joue la semaine : sur la partie courte, qui suit la Fed, pas sur le dix ans, qui suit le pétrole et le déficit.
Source : CNBC — séance du 11 septembre 2026
Pétrole : l’AIE abaisse encore sa prévision de demande, les exportations du Golfe restent à la moitié de leur niveau d’avant-guerre
Dans son rapport mensuel publié vendredi, l’Agence internationale de l’énergie prévoit désormais un recul de la demande mondiale de pétrole de 2,5 millions de barils par jour en 2026, soit 940 000 barils par jour de plus que dans son rapport d’août, « l’impasse persistante des négociations entre les États-Unis et l’Iran repoussant à l’année prochaine la perspective d’une normalisation des flux » ; la demande se redresserait de 2,6 millions de barils par jour en 2027. Côté offre, la production mondiale est tombée à 100,1 millions de barils par jour en août (−1,6 million sur un mois), « plus de 10 millions de barils par jour de production du Golfe restant à l’arrêt » ; l’offre 2026 est attendue à 100,7 millions, en baisse de 5,7 millions sur un an et révisée de 1,3 million par rapport au rapport précédent, le rétablissement complet des producteurs du Moyen-Orient étant repoussé à 2027. Les exportations totales des pays du Golfe sont estimées autour de 13 millions de barils par jour en août, près de la moitié de leur niveau d’avant-guerre ; les pertes sur le brut se sont réduites à un peu moins de 45 %, grâce aux flux contournant le détroit et aux escortes militaires américaines, mais celles sur les produits raffinés et le GPL restent proches de 60 %. C’est là que la tension est la plus vive : le diesel a dépassé 200 dollars le baril aux États-Unis début septembre, 94 % au-dessus de son niveau d’avant-guerre, quand le Brent ICE, à 105 dollars au moment de la rédaction, est 45 % au-dessus. Les stocks mondiaux observés ont encore baissé de 95 millions de barils en août, soit 507 millions depuis février. Le Brent daté de mer du Nord a atteint 113,48 dollars le 9 septembre. Et le risque physique ne s’éloigne pas : vendredi, l’Arabie saoudite a fermé par précaution son oléoduc Est-Ouest après des attaques jeudi dans les régions de Riyad et de Médine, a rapporté CNBC citant le ministère saoudien de l’Énergie. Pour un cabinet, le chiffre à suivre n’est pas le Brent mais le diesel : c’est par les produits raffinés que le choc pétrolier se transmet aux prix des transports, des biens manufacturés — et donc à l’inflation que les banques centrales combattent cette semaine.
Source : Agence internationale de l’énergie — Oil Market Report, 11 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français grimpe à 4,41 % ; les barèmes de crédit ont déjà pris 7 à 13 centimes
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,41 % au vendredi 11 septembre, contre 4,32 % la veille et 4,24 % mercredi : +9 points de base en une séance, +17 en deux. La détente du pétrole qui a porté les actions vendredi n’a pas touché la dette française. Les banques suivent, avec le décalage habituel. Dans son analyse de septembre, le courtier Cafpi relève des taux moyens obtenus pour ses clients en août de 3,23 % sur 15 ans (+7 points de base par rapport à juillet), 3,43 % sur 20 ans (+13) et 3,53 % sur 25 ans (+10), les meilleurs profils obtenant 3,00 %, 3,10 % et 3,25 % ; « ce n’est pas un retournement brutal, mais un changement de régime, les banques répercutant dans leurs barèmes la dégradation de leurs conditions de financement ». Le courtier pointe la prochaine échéance : la révision du taux d’usure au 1er octobre — un plafond calculé par la Banque de France sur les taux moyens pratiqués au trimestre précédent, majorés d’un tiers, donc qui monte après les barèmes, jamais avant. L’Insee, dans sa note de conjoncture de jeudi, tire la conséquence sur le marché : l’investissement des ménages reculerait de 1,3 % en 2026, « la nette reprise de la construction neuve ne compensant pas le retournement du marché de l’ancien, dont la réaction à la hausse des taux est plus rapide ». Pour un client qui a un compromis signé, le sujet n’est plus le niveau du taux mais la durée de validité de l’offre : entre un barème relevé à la mi-août et un usure recalculé au 1er octobre, une négociation qui traîne se fait à des conditions qui bougent chaque semaine.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 11 septembre 2026
Réglementation et conformité
L’ESMA prévient : « l’optimisme des investisseurs masque des vulnérabilités »
Le régulateur européen des marchés a publié jeudi son deuxième rapport de suivi des risques de 2026 (« Trends, Risks and Vulnerabilities »). Le constat : les marchés ont résisté, mais « des valorisations technologiques tendues et des tensions géopolitiques accrues mettent cette résilience à l’épreuve, dans un climat d’inflation persistante et de croissance plus faible ». Les actions, tombées au déclenchement du conflit au Moyen-Orient, sont revenues à leur niveau d’avant ou au-dessus ; « le décalage entre la détérioration des conditions macro-financières et des valorisations optimistes accroît le risque de corrections soudaines ». Verena Ross, présidente de l’ESMA : « plus cet écart se creuse, plus le risque d’une correction brutale est grand. Les investisseurs, particuliers comme institutionnels, doivent rester vigilants et conserver de la résilience, en se préparant à pouvoir encaisser de fortes corrections de marché. » Trois zones sont désignées à la surveillance : les expositions du crédit privé au marché américain, l’interconnexion croissante des crypto-actifs avec le reste du système financier, et le risque de valorisation, présent dans la plupart des catégories de fonds. Côté particuliers, le rapport note que les plateformes numériques facilitent l’accès aux marchés mais que « l’exposition aux contenus des réseaux sociaux et aux mécanismes de gamification peut encourager des décisions d’investissement mal informées ou impulsives ». Ce n’est pas une prévision : c’est le superviseur qui fixe, par écrit, le cadre de lecture des mois qui viennent. Pour un cabinet, deux usages immédiats : la phrase de Verena Ross est une mise en garde citable, datée et signée, à verser au dossier d’un client qui juge son allocation trop prudente ; et la ligne sur les plateformes décrit exactement le client qui arrive avec une position prise sur une application — c’est la trace écrite de l’avertissement qu’on lui a donné qui compte.
Fiscalité et épargne
L’Insee hisse la « vigilance orange » : croissance 2026 ramenée à 0,4 %, pouvoir d’achat en recul, les ménages puisent dans leur épargne
La note de conjoncture publiée jeudi 10 septembre ramène la croissance française 2026 à +0,4 %, contre +0,7 % prévu en juin : après un recul à l’hiver (−0,2 %) et une stagnation au printemps (+0,0 %), l’activité ne reprendrait que timidement (+0,1 % à l’été, +0,2 % en fin d’année), « soit trois fois moins que ses voisins de la zone euro ou le Royaume-Uni ». « La France serait la seule grande économie avancée où l’activité freinerait significativement en 2026. » Quatre causes sont avancées : le retournement des travaux publics lié au cycle municipal, les vagues de chaleur (0,1 point de croissance perdu, surtout en agriculture), un marché du travail plus dégradé qu’ailleurs, une impulsion budgétaire moins favorable. L’inflation, à 2,4 % en août, monterait à 2,9 % en fin d’année, le gaz et l’énergie contaminant progressivement les biens manufacturés et certains services de transport, avec en plus la fin de la guerre des prix dans les télécoms. Le marché du travail continuerait de se dégrader : 52 000 emplois salariés détruits en 2026, compensés par 95 000 emplois non salariés, et un chômage à 8,6 % en fin d’année. La conséquence qui concerne directement l’épargne : « sous le double effet de la baisse de l’emploi salarié et de l’atonie des salaires réels, le pouvoir d’achat des ménages flancherait de 0,4 % sur l’année. Les ménages seraient contraints de puiser dans leur épargne pour maintenir un certain niveau de consommation (+0,3 % sur l’année) ». L’investissement des entreprises repasserait dans le rouge (−0,3 %), celui des ménages reculerait de 1,3 %, et l’Insee note que « l’augmentation des taux souverains se transmet progressivement au coût du crédit pour les ménages et les entreprises partout dans le monde ». Ce sont des prévisions de l’Insee, nous les rapportons. Pour un cabinet, la phrase à retenir est celle sur l’épargne : quand les ménages puisent dans leur réserve, c’est l’épargne de précaution qui est sollicitée en premier — le moment de revoir avec chaque client ce qui doit rester disponible avant de parler d’horizon long.
11 septembre 2026
La BCE a relevé jeudi ses trois taux directeurs de 25 points de base, à l’unanimité : la facilité de dépôt passera à 2,50 % le 16 septembre, son niveau de mars 2025. Le pétrole n’a pas ralenti — le Brent règle à 107,63 dollars, +5,9 % — et les taux longs le suivent : le dix ans américain a dépassé 4,95 %, le TEC 10 français remonte de huit centièmes à 4,32 %. Paris cède 0,49 %, Wall Street aligne une quatrième séance de baisse avant l’inflation américaine d’aujourd’hui. Côté conformité, l’AMF publie la synthèse de ses contrôles SPOT sur l’enregistrement des conversations téléphoniques.
Marchés
La BCE relève ses taux de 25 points de base, à l’unanimité, et ne ferme aucune porte
Le Conseil des gouverneurs a relevé jeudi ses trois taux directeurs de 25 points de base : la facilité de dépôt passe à 2,50 %, les opérations principales de refinancement à 2,65 % et la facilité de prêt marginal à 2,90 %, avec effet au 16 septembre 2026. C’est le deuxième relèvement du cycle, après celui de juin (2,25 % depuis le 17 juin), et le taux de dépôt retrouve son niveau de mars 2025. Le communiqué ne cherche pas à rassurer : « le conflit au Moyen-Orient continue de générer des pressions inflationnistes, et l’inflation devrait rester nettement au-dessus de l’objectif pendant une période prolongée ». Les nouvelles projections des services de la BCE placent l’inflation à 3,0 % en 2026, 2,5 % en 2027 et 2,1 % en 2028 — inchangée pour 2026, revue à la hausse pour 2027 et 2028 par rapport à juin (2,3 % et 2,0 %) ; hors énergie et alimentation, 2,5 %, 2,6 % puis 2,3 %. La croissance, elle, est révisée à la hausse pour 2026 et 2027 (0,9 %, 1,4 %, puis 1,5 % en 2028), « reflétant principalement la résilience plus forte que prévu de l’économie de la zone euro ». Aucun engagement sur la suite : la BCE réaffirme une approche « réunion par réunion », fondée sur les données. Selon la dépêche AFP reprise par Boursorama, la décision a été prise à l’unanimité et Christine Lagarde a indiqué qu’aucun débat sur une hausse plus forte n’avait eu lieu. Le même texte mesure déjà la transmission de la hausse de juin : le taux des prêts bancaires aux entreprises de la zone euro est monté à 3,8 % en juin et juillet, contre 3,6 % en mai. Pour un cabinet, c’est du côté des liquidités que la décision se lira en premier : les fonds monétaires, indexés sur l’€STR, suivent la facilité de dépôt — la trésorerie d’attente d’un client est le premier poste touché, dès la semaine prochaine.
Source : Banque centrale européenne — décisions de politique monétaire, 10 septembre 2026
Paris cède 0,49 % : l’indice bascule après la conférence de presse
Le CAC 40 a terminé à 8 116,76 points, en repli de 0,49 % (−39,91 points), sa deuxième séance de baisse d’affilée après les −1,94 % de mercredi. L’indice était en légère hausse à la mi-journée ; la décision de la BCE était attendue, et c’est, selon BFM Bourse, le ton de Christine Lagarde sur les perspectives d’inflation qui a fait basculer la séance. Le pétrole n’a rien arrangé : à la clôture parisienne, le Brent de novembre gagnait 5,7 % à 106,83 dollars et le WTI d’octobre 5,6 % à 101,55 dollars, au plus haut depuis mai, le conflit au Moyen-Orient continuant d’entraver la navigation dans le Golfe. L’euro perd 0,1 % à 1,1627 dollar. Sur la cote, L’Oréal (−1,6 %) et LVMH (−1,2 %) se disputent la première capitalisation de Paris ; Soitec cède 5,37 %, Forvia gagne 2,23 %, Rubis 2,17 %, Orange 1,97 %. « Après une première hausse préventive, la décision d’aujourd’hui reflète la menace d’une inflation plus persistante », résume Nicolas Forest, directeur des investissements de Candriam. Christian Schulz, chef économiste d’Allianz Global Investors, en tire une lecture que le marché partage : « Nous continuons de tabler sur une prochaine hausse en décembre et constatons un risque croissant de resserrement monétaire au-delà de cette date. » Ce sont leurs anticipations, pas les nôtres — mais elles disent où le marché place désormais le curseur, et le communiqué de la BCE, qui ne s’engage sur aucune trajectoire, ne les contredit pas.
Wall Street : quatrième séance de baisse, le WTI repasse 100 dollars, le dix ans au-dessus de 4,95 %
Quatrième repli consécutif pour les trois grands indices : le Dow Jones perd 316,56 points, soit 0,6 %, à 52 064,10, le S&P 500 recule de 0,58 % à 7 591,70 et le Nasdaq Composite de 0,65 % à 26 081,72. Le pétrole américain a repassé la barre des 100 dollars : le WTI règle à 102,48 dollars (+6,7 %), le Brent à 107,63 dollars (+5,9 %), meilleure clôture depuis le 19 mai pour les deux références et cinquième séance de hausse d’affilée pour le Brent. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, fin février, le WTI a gagné 52,9 %. La conséquence obligataire est immédiate : le rendement du 10 ans américain a dépassé 4,95 %, son plus haut niveau depuis octobre 2023, malgré le rachat de 5,19 milliards de dollars de titres longs opéré jeudi par le Trésor sur les 6 milliards annoncés. Les prix à la production d’août, publiés le matin par le Bureau of Labor Statistics, n’ont rien apaisé : +0,4 % sur le mois, 5,4 % sur un an, plus des trois quarts de la hausse mensuelle venant de l’énergie (+4,2 %). Les contrats à terme sur les fonds fédéraux donnent désormais 73 % de probabilité à une hausse d’un quart de point de la Fed le 16 septembre (CME FedWatch, cité par CNBC), et l’indice des prix à la consommation tombe ce vendredi. Les semi-conducteurs mènent la baisse — Intel −5,6 %, Micron −4,7 % — quand Apple gagne 3,6 % sur le lancement de son premier iPhone pliable. Le point qui compte pour un portefeuille : Keith Lerner, stratégiste en chef de Truist Wealth, relève que si le S&P 500 n’est qu’à 2,5 % de son plus haut de clôture sur un an, sa version équipondérée est déjà à −4 % et le Russell 2000 des petites valeurs à −5,5 %. « Sous la surface, nous voyons des signes que ces taux commencent déjà à mordre. » La hausse des taux se lit d’abord dans le marché moyen, pas dans l’indice phare.
Source : CNBC — séance du 10 septembre 2026
Immobilier
Le taux à dix ans français bondit de huit centièmes, à 4,32 %
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,32 % au jeudi 10 septembre, contre 4,24 % la veille : +8 points de base en une séance, et une vingtième séance consécutive au-dessus de 4 %. Après une journée où la tension était restée américaine, la hausse de la BCE et le pétrole ont cette fois déplacé le taux français. C’est ce chiffre-là, et pas le taux directeur, que les banques regardent pour construire leurs barèmes de crédit immobilier. Où en est la transmission ? La Banque de France mesurait un taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat de 3,30 % en juillet (hors renégociations), et le communiqué de la BCE constate des taux hypothécaires inchangés à 3,5 % en juin et juillet à l’échelle de la zone euro. Le courtier Meilleurtaux, le 3 septembre, décrivait un taux moyen sur 25 ans remonté à 3,53 % en août, une moyenne anticipée autour de 3,60 % en septembre et un « scénario central » des professionnels du secteur autour de 3,70 % à 3,80 % fin 2026 — c’est leur scénario, nous le rapportons. Le décalage se lit en deux chiffres : l’OAT à dix ans a pris plus de 70 centièmes depuis fin juin (elle était sous 3,6 %, rappelle Meilleurtaux), quand le taux moyen des crédits à l’habitat mesuré par la Banque de France n’a bougé que de trois centièmes entre juin et juillet (3,27 % puis 3,30 %) — deux périodes qui ne se recouvrent pas tout à fait, mais l’ordre de grandeur est là. Pour un client en cours de financement, c’est ce décalage, entre ce que l’État paie déjà et ce que les banques facturent encore, qui fait la conversation du moment.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 10 septembre 2026
Réglementation et conformité
Conversations téléphoniques : l’AMF publie la synthèse de ses contrôles SPOT chez cinq sociétés de gestion
Dans le cadre de ses priorités de supervision 2025, l’AMF a contrôlé cinq sociétés de gestion de profils et de tailles différents sur l’enregistrement des conversations téléphoniques, sur la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2025 — six ans après une première campagne menée chez les prestataires de services d’investissement. Le constat de départ est un canal en voie de disparition : au questionnaire de l’été 2025, 19 % seulement des sociétés de gestion déclaraient encore passer des ordres par téléphone. Mais le régulateur retourne l’argument : « le caractère exceptionnel de ce canal peut contribuer à une moindre maîtrise opérationnelle et accroître le risque de non-conformité ». Bonnes pratiques relevées : une durée de conservation fixée à cinq ans, extensible à sept à la demande de l’autorité ; une politique qui liste les fonctions dont le poste est enregistré et motive chaque enregistrement ; une sensibilisation à l’arrivée puis chaque année pour tout le personnel ; l’écoute d’un échantillon d’ordres passés à la voix tous les trimestres. Mauvaises pratiques : des dispositions éparpillées dans plusieurs documents au lieu d’une politique unique, aucun contrôle de l’installation et de l’usage de l’application d’enregistrement sur les téléphones portables, un plan de conformité qui ne prévoit aucun contrôle explicite sur le sujet, et des enregistrements accessibles seulement en passant par un service technique. Ces contrôles visent les sociétés de gestion, pas les cabinets de conseil. La grille, elle, se transpose telle quelle à tout cabinet qui reçoit des instructions par téléphone ou par messagerie : une politique, une formation datée, un contrôle du portable, un accès direct à la preuve.
Source : AMF — actualité du 10 septembre 2026
10 septembre 2026
Le baril de Brent a franchi les 100 dollars mercredi matin, pour la première fois depuis le 24 juillet, et le reste de la séance en découle : Paris perd 1,94 %, Wall Street enchaîne un troisième repli, le taux américain à dix ans touche son plus haut depuis novembre 2023. La BCE décide aujourd’hui, à Berlin. Côté français, deux publications à garder : le crédit immobilier est entré en récession selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, et le BOFiP a sorti ses commentaires définitifs sur la TVA des travaux.
Marchés
Le Brent franchit 100 dollars, la Bourse de Paris chute de 1,94 %
Le CAC 40 a perdu 1,94 % à 8 156,67 points mercredi, soit 162,78 points, et retrouve ses plus bas de trois mois. La cause tient dans un seul chiffre : le baril de Brent pour livraison en novembre a dépassé les 100 dollars dans la matinée — une première depuis le 24 juillet — pour finir la séance parisienne à 101,43 dollars (+3,6 %), le WTI d’octobre à 96,54 dollars (+3,8 %), après de nouveaux échanges de frappes entre les États-Unis et l’Iran. Les pétrolières en profitent (TotalEnergies +0,6 %, North Atlantic Energies, ex-Esso, +9,2 %) ; le luxe encaisse, plombé par une note de HSBC abaissant LVMH et Burberry à « conserver » : Kering −5 %, LVMH −3,6 %, Hermès −2,3 %. À l’inverse, Interparfums gagne 0,6 % sur des semestriels jugés rassurants et Lumibird 6,4 % après l’accord de cession de sa division Medical à IPG Photonics. L’euro grignote 0,06 % à 1,1631 dollar. Ce qu’un client retiendra, c’est « le pétrole monte ». Ce qu’il faut lui expliquer, c’est le trajet : un baril à 100 dollars n’est pas seulement une facture à la pompe, c’est une prime d’inflation qui remonte dans les taux longs, donc dans la valorisation de tout ce qu’il détient — actions comme obligations.
Source : BFM Bourse — 9 septembre 2026, 17h47
Wall Street cale une troisième fois, le dix ans américain au plus haut depuis novembre 2023
Troisième séance de baisse d’affilée pour les trois grands indices américains : le Dow Jones cède 405,41 points, soit 0,77 %, à 52 380,66, le S&P 500 recule de 0,48 % à 7 636,36 et le Nasdaq Composite de 0,64 % à 26 253,34. Le déclencheur du jour est obligataire : le Trésor américain a annoncé qu’il triplait son opération de rachat de dette longue, à 6 milliards de dollars — et les taux sont montés quand même, une partie du marché ayant tablé sur 7 ou 8 milliards (Peter Boockvar, The Boock Report). Le rendement du 10 ans américain est monté à 4,857 %, son plus haut niveau depuis novembre 2023, après être passé brièvement au-dessus de 4,8 % la veille. Côté pétrole, le Brent a réglé en hausse de 3,36 % à 101,21 dollars et le WTI de 3,25 % à 96,05 dollars : meilleure clôture depuis le mois de mai pour l’un comme pour l’autre. « Le sentiment sur les actions est à un extrême. En même temps, le sentiment sur des taux plus élevés est à un extrême lui aussi. Ces deux choses ne devraient pas pouvoir cohabiter très longtemps », observe Thomas Martin, gérant senior chez Globalt Investments.
Source : CNBC — séance du 9 septembre 2026
La BCE décide aujourd’hui, à Berlin
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne siège à Berlin et rendra sa décision ce jeudi 10 septembre. Point de départ : le taux de la facilité de dépôt est à 2,25 % depuis le 17 juin 2026, celui des opérations principales de refinancement à 2,40 %. Ce que la séance de mercredi anticipait, selon BFM Bourse : « sauf surprise », une nouvelle hausse des taux directeurs, « pour juguler une inflation qui est au plus haut depuis trois ans en zone euro ». Le dernier relevé le dit en chiffres — l’estimation rapide d’Eurostat place l’inflation annuelle de la zone euro à 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet, tirée par l’énergie à +14,3 % (contre +10,3 % en juillet), quand les services décélèrent à 3,0 %. Nous rapportons l’attente du marché, pas la décision : elle n’était pas connue à l’heure où cette page est écrite.
Source : Banque centrale européenne — taux directeurs en vigueur depuis le 17 juin 2026
Immobilier
Le crédit immobilier est entré en récession
L’Observatoire Crédit Logement/CSA l’écrit noir sur blanc dans son analyse du mois d’août : « le marché des crédits s’est engagé sur le chemin de la récession ». Les chiffres qui le disent : la production de crédits recule de 16,8 % et le nombre de prêts accordés de 14,5 %, mesurés en niveau trimestriel glissant, contre +33,4 % et +42,2 % un an plus tôt à la même époque. Le taux moyen des crédits s’établit à 3,31 % en août (3,24 % pour l’accession dans le neuf, 3,30 % dans l’ancien), après trois points de base de hausse en juillet et autant en août. La durée moyenne des prêts accordés atteint 252 mois, soit vingt et un ans, et le coût relatif des opérations 4,2 années de revenus — un niveau qui reste sensiblement inférieur à ceux de 2021 et 2022. Le mécanisme est lisible ligne à ligne : sur les huit premiers mois de 2026, le coût des opérations financées progresse de 3,1 % quand le revenu des emprunteurs ne gagne que 1,5 %, et l’apport personnel moyen ne compense plus (+1,1 %, après −3,4 % en 2025). L’Observatoire en tire une phrase qu’un cabinet entendra en rendez-vous cet automne : « l’accès au crédit devient plus difficile, en particulier pour les ménages modestes et les primo-accédants », tandis que les emprunteurs les plus aisés occupent une place croissante sur le marché.
Source : Observatoire Crédit Logement / CSA — analyse du marché immobilier, août 2026
Le taux à dix ans français, lui, n’a pas bougé
L’indice TEC 10 publié par l’Agence France Trésor s’établit à 4,24 % au mercredi 9 septembre, exactement au niveau de la veille : c’est la dix-neuvième séance consécutive au-dessus de 4 %. La tension obligataire de la journée était américaine, pas française. Dix-neuf séances que ce taux ne repasse pas sous les 4 % : c’est le prix de l’argent long pour l’État français, et le socle à partir duquel les banques construisent leurs barèmes de crédit.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 9 septembre 2026
Réglementation et conformité
ACPR : l’IA passe de l’assistance à l’autonomie, et le cloud installe une dépendance
Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France et président désigné de l’ACPR, est intervenu mercredi devant l’Association des avocats en droit boursier, à Paris, sur deux sujets qui n’en font qu’un. Sur l’intelligence artificielle d’abord : l’enquête ACPR de 2025 montrait que « la quasi-totalité des banques et assureurs dispose désormais de cas d’usage en production » — détection de la fraude, prévention des abus de marché, conseil augmenté — et le mouvement va maintenant de l’assistance vers l’autonomie, avec des « agents capables d’interagir avec leur environnement et d’accomplir de manière autonome des tâches de plus en plus complexes ». Sur le cyber ensuite : « La transformation numérique a un revers : elle augmente la surface d’attaque pour les acteurs malveillants. » Deux chiffres posent le décor : les budgets informatiques des banques européennes, « près de 3 % du produit net bancaire en 2024 » selon une étude de la BCE qu’il cite, et 264 milliards d’euros dépensés chaque année par les Européens en logiciels et services cloud américains, selon une étude mandatée par le CIGREF. Sa conclusion est une question, et elle vaut pour un cabinet de gestion de patrimoine comme pour une banque : peut-on renforcer sa dépendance technologique pour atteindre ses objectifs ? Le régulateur ne l’interdit pas — il annonce qu’il la regardera.
Source : ACPR — intervention de Denis Beau, 9 septembre 2026
Fiscalité et épargne
TVA des travaux : le BOFiP publie ses commentaires définitifs, l’attestation disparaît
L’administration fiscale a mis en ligne mercredi la version définitive de ses commentaires sur la TVA des travaux de rénovation, à l’issue de la consultation publique ouverte le 22 octobre 2025. Trois points pour un client propriétaire. Le taux réduit de 5,5 % de l’article 278-0 bis A du CGI vise les prestations de rénovation énergétique portant sur des locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans, dans les conditions de l’arrêté du 4 décembre 2024. Les prestations comprenant la fourniture ou l’installation d’une chaudière susceptible d’utiliser des combustibles fossiles sont exclues du taux de 5,5 % et du taux de 10 % de l’article 279-0 bis : elles relèvent du taux normal (article 32 de la loi de finances pour 2025). Enfin, l’attestation écrite que le client devait remettre à l’entreprise a disparu (article 41 de la même loi) : la certification que les conditions sont remplies se fait désormais directement sur le devis ou la facture. Le texte précise aussi les conditions d’application de l’autoliquidation prévue au 2 nonies de l’article 283 du CGI pour les travaux immobiliers réalisés par une entreprise sous-traitante.
Source : BOFiP — actualité du 9 septembre 2026 (ACTU-2026-00036)
9 septembre 2026
Deux places, deux directions : Paris a arraché une deuxième séance de hausse quand Wall Street perdait 628 points sur le Dow. La cause est la même des deux côtés — un baril qui s’approche des 100 dollars à deux jours de la BCE et trois jours de l’inflation américaine. Le taux à dix ans français repart à 4,24 %. L’AMF publie un guide pour rendre les documents d’informations clés lisibles. Et sur l’épargne salariale, Matignon a démenti et soutenu le déblocage à 5 000 euros.
Marchés
Paris arrache une deuxième hausse, Wall Street perd 628 points sur le Dow
Le CAC 40 a gagné 0,14 % à 8 317,98 points mardi, soit 11,83 points, et conserve le seuil des 8 300. Le détail dit mieux que l’indice ce qui s’est passé : ouverture à 8 268,12, plus bas à 8 257,60, plus haut à 8 320,05 — la séance a été négative presque tout du long et s’est retournée dans les dernières minutes, sur 2 654 millions d’euros échangés. Rubis a limité ses gains à 1,65 % après des semestriels en amélioration, Bic a cédé 0,45 % en dévoilant son plan 2030, Ipsen a reculé de 2,8 % après un abaissement d’opinion de Barclays ; l’euro est stable à 1,1627 dollar. À New York, séance inverse : le Dow Jones perd 628,18 points, soit 1,18 %, à 52 786,07, deuxième baisse d’affilée après les 272 points cédés vendredi — les marchés américains étaient fermés lundi pour Labor Day. Le S&P 500 recule de 0,58 % à 7 673,52, le Nasdaq de 0,32 % à 26 421,41, amortis par les semi-conducteurs (Intel +9,1 %, AMD +5,9 %, Broadcom +3 %). Une statistique circulait pendant la séance : selon Bespoke Investment Group, cité par CNBC, ce serait la dixième année consécutive que l’indice large baisse lors de la séance qui suit Labor Day — la clôture l’a confirmé. Elle vaut d’être citée pour ce qu’elle est : une régularité de calendrier sur une seule journée, qui n’a jamais fondé une décision d’allocation. Deux places, deux directions, une seule cause — le pétrole, qui porte les pétrolières européennes et pèse sur l’inflation américaine. À dire au client qui suit son portefeuille au jour le jour : un indice qui finit à +0,14 % après une journée dans le rouge n’a pas « progressé », il a été rattrapé.
Source : BFM Bourse — 8 septembre 2026, 17h59
Le pétrole approche les 100 dollars, et c’est lui qui commande la semaine
Le Brent a clôturé en hausse de près de 1 % à 97,92 dollars au règlement américain, puis a touché 99 dollars après la clôture ; à l’heure de la clôture parisienne, BFM Bourse le donnait à 97,57 dollars, en hausse de 0,6 %. Le WTI progresse pour la sixième séance consécutive, sa plus longue série depuis une séquence de sept jours en mars, après des échanges de coups entre les États-Unis et l’Iran pendant le week-end. La hausse de l’énergie a pesé sur les actions américaines et poussé les rendements obligataires ; CNBC rappelle que le rendement du Trésor à 10 ans a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis novembre 2023, et le 2 ans son plus haut depuis janvier 2025. Deux publications closent la semaine américaine : les prix à la production jeudi, les prix à la consommation d’août vendredi. Pour un cabinet, c’est le seul enchaînement qui compte cette semaine : un choc d’énergie se transmet à l’inflation, l’inflation à la décision de banque centrale, et la décision au coût du crédit de vos clients.
Source : CNBC — séance du 8 septembre 2026
BCE jeudi, Fed la semaine prochaine : le débat porte désormais sur l’ampleur, pas sur le sens
« La hausse des taux directeurs attendue cette semaine est acquise », écrit Thomas Giudici, directeur de la gestion obligataire chez Auris Gestion, cité par BFM Bourse : la remontée des prix de l’énergie combinée à une croissance résiliente aurait convaincu le marché et les membres de la BCE, malgré des pressions sous-jacentes « relativement contenues ». Et d’ajouter : « La vraie question se situe désormais davantage sur la suite du cycle de resserrement monétaire […] en Europe, le débat n’est donc plus vraiment de savoir s’il faut monter les taux cette semaine, mais jusqu’où il faudra aller, tandis qu’à Washington, on cherche encore à savoir s’il faut commencer. » Côté américain, les contrats à terme donnaient mardi 59 % de probabilité à une hausse de 25 points de base à l’issue de la réunion des 15 et 16 septembre, selon l’outil FedWatch du CME. Nous ne pronostiquons rien : nous rapportons ce que les marchés facturent. Mais la conséquence pratique est la même pour tous les cabinets — l’hypothèse de travail des deux dernières années, « les taux vont redescendre », n’est plus celle du marché.
Source : BFM Bourse — 8 septembre 2026, 17h59
Immobilier
Le taux à dix ans français repart de cinq centièmes, à 4,24 %
L’indice TEC 10 de l’Agence France Trésor est remonté à 4,24 % mardi, après 4,19 % lundi et vendredi : cinq centièmes de point en une séance, le plus fort mouvement quotidien de la série publiée par l’AFT depuis le 1er septembre, et un retour au niveau du 2 septembre, le plus haut de ces six séances. C’est la dix-huitième séance consécutive au-dessus de 4 %. À mettre en regard du chiffre publié lundi par la Banque de France : le taux moyen des crédits à l’habitat de juillet a monté de trois centièmes en un mois entier, de 3,27 % à 3,30 %. Le taux d’État bouge donc en une journée davantage que le taux client en un mois — c’est la mesure la plus simple de l’amortisseur bancaire, et la meilleure réponse au client qui demande pourquoi « les taux montent » sans que son offre de prêt bouge.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 8 septembre 2026
Réglementation et conformité
L’AMF publie un guide pour rendre les documents d’informations clés lisibles
L’Autorité des marchés financiers a publié le 8 septembre un guide à destination des concepteurs et rédacteurs de documents d’informations clés (DIC). Le constat qui le motive est chiffré : une étude de 2025 a fait lire plusieurs DIC de fonds d’actions à 50 investisseurs ; le document en ressort « peu attractif sur la forme, complexe sur le fond et ne s’adressant pas à des épargnants néophytes », les critiques portant principalement sur la section « En quoi consiste ce produit ? ». Trois préconisations : améliorer la présentation, structurer cette section, adopter les principes du langage clair. Deux choses à retenir pour un cabinet. D’abord, l’application est laissée à l’appréciation des initiateurs de produits : c’est un guide, pas une norme, et il ne crée aucune obligation nouvelle. Ensuite, l’AMF annonce dans la même page que ses équipes de supervision, formées depuis 2024 au langage clair, accorderont « une vigilance accrue à la lisibilité des DIC ». La recommandation est facultative ; le regard du superviseur, lui, ne l’est pas. Le DIC est le document que le conseiller remet pour prouver qu’il a informé — sa lisibilité cesse d’être un sujet de producteur pour devenir un sujet de distribution.
Source : AMF — actualité du 8 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Épargne salariale : Matignon dément toute taxation et met en avant le déblocage à 5 000 euros
Suite de l’affaire ouverte lundi. Selon l’AFP, reprise par MoneyVox le 8 septembre à 18h28, la réaction du Premier ministre s’est faite en trois temps : sur le réseau X, Sébastien Lecornu a jugé « grave » que des « informations de travail » se retrouvent dans la presse ; Matignon a ensuite fait savoir qu’il « ne s’est jamais prononcé en faveur » d’une taxation de l’épargne salariale et qu’« à l’inverse » il soutient son déblocage jusqu’à 5 000 euros, comme le propose le sénateur Olivier Rietmann ; le signalement à la justice au titre de l’article 40 est venu en fin de soirée. Le texte visé existe et il est vérifiable : la proposition de loi « visant au renforcement de l’attractivité de l’épargne salariale et à la mise en œuvre d’une procédure de déblocage exceptionnelle » a été adoptée par le Sénat en première lecture le 7 avril 2026 et transmise à l’Assemblée nationale, où elle est toujours en cours. Elle ouvrirait un déblocage exceptionnel plafonné à 5 000 euros pendant un an à compter de la promulgation, et — ce que les commentaires oublient — elle crée aussi deux cas permanents de déblocage anticipé : dès la naissance ou l’adoption du premier enfant, contre le troisième aujourd’hui, et lorsqu’un enfant à charge est atteint d’une affection grave ou d’un handicap. Le Sénat rappelle que l’encours de l’épargne salariale atteignait 230 milliards d’euros en 2025. Ce qu’un cabinet peut dire aujourd’hui, et rien de plus : aucune taxation n’est décidée, le seul texte réellement voté quelque part est un texte d’assouplissement, et il n’est pas encore loi.
8 septembre 2026
Séance sans Wall Street : les marchés américains étaient fermés lundi pour Labor Day, et Paris en a profité pour repasser au-dessus de 8 300 points, avec un quart de volume en moins. Le pétrole s’approche des 100 dollars, les semi-conducteurs s’envolent sur l’intelligence artificielle, et la semaine se joue jeudi à Berlin, où la BCE tient sa réunion de politique monétaire. Côté crédit, la Banque de France a publié ses chiffres de juillet. Et à Matignon, une fuite sur l’épargne salariale a fini au parquet.
Marchés
Paris repasse les 8 300 points, dans une séance sans Wall Street
Le CAC 40 a gagné 0,33 % à 8 306,15 points lundi, mais le chiffre qui décrit vraiment la séance est ailleurs : 2,24 milliards d’euros échangés, les marchés américains étant fermés pour Labor Day — une fermeture inscrite au calendrier officiel du NYSE, qui porte la ligne « Labor Day — Monday, September 7 ». Deux valeurs ont porté l’indice : TotalEnergies (+1,6 %) avec la hausse du pétrole, et Schneider Electric (+2,6 %), exposée à l’équipement des centres de données. Pour donner l’échelle, le 26 août — une séance que nous décrivions déjà comme attentiste, la veille des résultats de Nvidia — s’échangeait à 2 990 millions d’euros. La lecture à transmettre au client qui suit son portefeuille au jour le jour : une hausse obtenue sans la référence américaine et sur un quart de volume en moins ne dit rien d’une tendance. C’est une séance d’attente, pas une séance d’information.
Source : BFM Bourse — 7 septembre 2026, 17h48
La BCE se réunit jeudi à Berlin, la Fed le 16 septembre
Le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunit les 9 et 10 septembre à Berlin, accueilli par la Bundesbank, la conférence de presse ayant lieu jeudi : les dates sont celles du calendrier officiel de la BCE, cité ci-dessous. BFM Bourse écrit que l’institution « devrait annoncer une nouvelle hausse de ses taux directeurs » : c’est l’attente du marché, pas une décision, et nous ne pronostiquons rien. Côté américain, les économistes d’ING cités par la même source estiment que des variations mensuelles de 0,4 % pour l’indice des prix global et 0,2 % pour le sous-jacent suffiraient à convaincre la Fed de monter ses taux de 25 points de base le 16 septembre, et relèvent que le marché n’accorde pour l’instant à ce scénario qu’une probabilité de 58 %. Ce qu’un dirigeant de cabinet en retire tient en une phrase : les deux grandes banques centrales sont aujourd’hui discutées à la hausse, pas à la baisse. Tout argumentaire bâti en 2024 et en 2025 sur « les taux vont redescendre » se réécrit avant le prochain rendez-vous client.
Source : Banque centrale européenne — calendrier des réunions de politique monétaire 2026
Soitec reprend 11,7 % : deux séances à plus de dix pour cent en trois jours
Les semi-conducteurs ont dominé la cote parisienne : Soitec a bondi de 11,7 % et STMicroelectronics de 4,1 %, portées par l’enthousiasme suscité par le déploiement de GPT-6 Astra. Le chiffre à mettre en regard vient de notre propre chronique : le 3 septembre, Soitec avait déjà pris 10,27 % en une séance. Deux journées à plus de dix pour cent en trois séances de Bourse, sur une valeur moyenne cotée à Paris. C’est la définition opérationnelle du risque de concentration, et elle ne se mesure pas en performance : un portefeuille exposé au thème de l’intelligence artificielle se juge à l’amplitude de ses journées, pas à son gain sur trois mois. La question à poser au client n’est donc pas « combien avez-vous gagné », mais « une baisse de même amplitude, la traverseriez-vous sans vendre ».
Source : BFM Bourse — 7 septembre 2026, 17h48
Immobilier
Crédit à l’habitat : le taux moyen remonte à 3,30 % en juillet, la production retombe à 11 milliards
La Banque de France a mis en ligne le 7 septembre ses statistiques de crédit aux particuliers de juillet. Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations, monte à 3,30 % après 3,27 % en juin. La production corrigée des variations saisonnières retombe à 11 milliards d’euros après 13,2 milliards en juin, ce que la Banque de France situe « dans la zone basse de sa fourchette de fluctuation depuis le 4e trimestre 2024 ». Le crédit à la consommation va en sens inverse : production à 5,2 milliards après 5,5, mais taux moyen en baisse à 6,07 % après 6,28 %. Trois centièmes de point en un mois sur l’habitat, c’est la mesure exacte de la lenteur de transmission dont nous parlions vendredi : le baromètre Meilleurtaux du 1er septembre chiffrait l’écart sur un an à 0,8 point d’OAT contre 0,24 point de taux de crédit. Le chiffre de juillet ne contredit pas cette lecture, il la date — la hausse arrive, et elle arrive par centièmes.
Source : Banque de France — Crédits aux particuliers, juillet 2026, mis en ligne le 7 septembre 2026
Le taux à dix ans de la France reste à 4,19 %
L’indice TEC 10 — le taux à échéance constante dix ans, calculé et publié par l’Agence France Trésor, c’est-à-dire par l’émetteur lui-même — est resté à 4,19 % lundi, inchangé par rapport à vendredi. Sur les cinq dernières séances, l’AFT publie 4,19 % le 1er septembre, 4,24 % le 2, 4,21 % le 3, puis 4,19 % les 4 et 7 : la tension de la semaine dernière a été intégralement rendue. C’est la dix-septième séance consécutive au-dessus de 4 % dans la série que nous suivons ici depuis le 14 août. Précision de méthode, parce qu’elle change la lecture : nous citons désormais le TEC 10 de l’AFT plutôt qu’une cotation de marché relayée par un site financier — c’est une source primaire, arrondie au centième, et les deux séries concordent à un centième près sur les quinze derniers jours. À retenir pour la conversation client : le taux long français ne monte plus depuis une semaine, mais il ne redescend pas. Un dossier monté aujourd’hui l’est dans un environnement stable, pas dans un environnement détendu.
Source : Agence France Trésor — indice TEC 10 du 7 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Épargne salariale : Matignon saisit la justice après une fuite, et rappelle que rien n’est décidé
Lundi soir, Matignon a annoncé saisir la justice après la fuite dans la presse de travaux internes aux services de l’État portant sur une taxation de l’épargne salariale, dans le cadre de la préparation du budget 2027. Le communiqué est explicite sur le motif : ces agissements sont « susceptibles d’influer sur la vie économique du pays, notamment en troublant la vie des affaires en incitant des entreprises ou des particuliers à prendre des décisions d’investissement sur la base d’informations erronées », et « seul le projet initial adopté en Conseil des ministres à la fin du mois traduira les choix politiques du gouvernement ». Le matin même sur RTL, le ministre de l’Économie Roland Lescure avait indiqué que des prélèvements sur l’épargne salariale faisaient « partie des pistes qu’on regarde, comme d’autres » ; Matignon avait précisé que « ce qui a fuité est un document de travail, pas une décision du gouvernement ». Selon Les Échos, cité par LCP, l’exécutif envisagerait de soumettre à cotisations une partie des primes d’intéressement, de participation ou des abondements aux plans d’épargne. Ce que cela vaut pour un cabinet : des seuils chiffrés circulent, nous ne les publions pas — nous n’avons pas pu les lire à leur source. Et c’est exactement le service à rendre au client qui appellera cette semaine : rien n’est voté, rien n’est même arbitré, et déboucler un dispositif d’épargne salariale sur la foi d’une fuite reviendrait à prendre une décision définitive contre une information provisoire. Le rendez-vous à noter est la présentation du projet de loi de finances, fin septembre.
Source : LCP — Assemblée nationale, 7 septembre 2026, 20h22 (avec AFP)
7 septembre 2026
Le rapport sur l’emploi américain a dominé la séance de vendredi : 162 000 créations de postes en août, trois fois le consensus, et deux mois précédents révisés à la hausse. Wall Street a reculé, les taux longs américains sont remontés, et la question d’une hausse des taux de la Fed les 15 et 16 septembre reste ouverte. À Paris, l’indice termine une semaine en repli. Et France Assureurs a publié les chiffres de l’assurance vie de juillet : record de cotisations, mais c’est leur composition qui parle.
Marchés
Emploi américain : 162 000 créations en août, et un mois de juillet réécrit
Le Bureau of Labor Statistics a publié vendredi son rapport d’août : 162 000 créations d’emplois non agricoles, là où le consensus attendait 55 000. Le taux de chômage reste stable à 4,1 % (7,0 millions de personnes) et le salaire horaire moyen progresse de 10 cents, soit 0,3 % sur le mois, à 37,75 dollars — +3,1 % sur un an. Dans le détail : restauration +59 000, éducation publique locale +42 000, industrie +16 000, santé +13 000, tandis que l’information perd 23 000 postes. Mais l’information la plus instructive est ailleurs, dans les révisions : juillet passe de −23 000 à +21 000, et juin de +20 000 à +31 000. Le mois qui avait été lu début août comme la première destruction nette d’emplois depuis des années est devenu un mois de créations, à 44 000 postes près. C’est une leçon utile à transmettre : la première estimation d’une statistique mensuelle est un brouillon, et bâtir un arbitrage d’allocation sur une seule publication revient à réagir à un chiffre qui n’est pas encore stabilisé.
Source : Bureau of Labor Statistics — Employment Situation, août 2026, publié le 4 septembre 2026
Wall Street recule : l’exact miroir de la veille
Les trois indices américains ont terminé en baisse vendredi — S&P 500 à 7 718,60 (−29,11 points, −0,38 %), Dow Jones à 53 414,25 (−271,85 points, −0,51 %) et Nasdaq Composite à 26 506,99 (−77,11 points, −0,29 %) — les rendements du Trésor étant repartis à la hausse après le rapport sur l’emploi. C’est la séance en miroir de jeudi : les propos de Christopher Waller avaient alors ramené la probabilité d’une hausse des taux autour de 50 % et offert à Wall Street sa meilleure journée depuis le 4 août ; vingt-quatre heures plus tard, un marché du travail plus solide que prévu en a repris une partie. Deux séances, deux lectures opposées de la même question, et rien de tranché avant la réunion de la Réserve fédérale des 15 et 16 septembre, qui sera accompagnée d’une mise à jour de ses projections économiques. Ce qu’un client doit en retenir n’est pas le sens, c’est l’amplitude : le marché revalorise en ce moment un événement binaire, et il le fait dans les deux sens en vingt-quatre heures.
Paris termine la semaine en repli, sous 8 300 points
Le CAC 40 finit vendredi à 8 278,77 points, en repli de 0,09 %, et le SBF 120 à 6 276,72 points (−0,1 %). Sur la semaine, le calcul se refait à partir des deux clôtures publiées par Boursorama : de 8 401,18 points le 28 août à 8 278,77 vendredi, l’indice perd 122,41 points, soit −1,46 %. Vivendi a été la sanction du jour, avec −6,7 % après des résultats semestriels en baisse. L’indice parisien n’a pas repassé les 8 300 points de toute la semaine, alors que ce qui a fait bouger les marchés — l’emploi américain, la Fed — s’écrivait ailleurs. C’est le rappel, pour un client qui suit surtout le CAC, que son indice de référence subit une actualité qu’il ne produit pas.
Source : Agefi-Dow Jones via ABC Bourse — 4 septembre 2026, 17h46
Immobilier
L’OAT se détend une deuxième fois, à 4,189 %
Le rendement de l’OAT 10 ans recule de 0,017 point, à 4,189 %, sa deuxième baisse consécutive. C’est la seizième séance d’affilée au-dessus de 4 %. Le détail mérite d’être relevé : l’OAT s’est détendue le jour même où les rendements américains repartaient à la hausse après le rapport sur l’emploi. Depuis trois semaines, le taux français suivait le long terme américain presque pas à pas ; vendredi, il a fait l’inverse. Une séance ne fait pas une tendance, et il n’y a rien à en conclure aujourd’hui. Le fait qui, lui, ne bouge pas : depuis le 14 août, l’OAT a pris environ 15 centièmes de point et n’est jamais repassée sous 4 %. C’est ce niveau-là, pas les variations quotidiennes, qui sert de socle aux barèmes de crédit de la rentrée.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 4 septembre 2026
Fiscalité et épargne
Assurance vie : record de cotisations en juillet, mais c’est la composition qui parle
France Assureurs a publié le 31 août ses chiffres de juillet 2026. Les cotisations atteignent 18,8 milliards d’euros (+1 % sur un an), un record pour un mois de juillet, et la collecte nette s’établit à +4,7 milliards. Depuis janvier, les cotisations cumulent 127,8 milliards (+9 %) et l’encours atteint 2 174 milliards d’euros à fin juillet, en hausse de 6,3 % sur un an. Le chiffre qui compte vraiment pour un cabinet n’est pourtant aucun de ceux-là. Sur les sept premiers mois, la collecte nette totale est de +41,3 milliards, dont +31,3 milliards sur les unités de compte et seulement +10,0 milliards sur les fonds en euros. Autrement dit, les UC captent près des trois quarts de la collecte nette alors qu’elles ne représentent que 40 % des versements bruts : proportionnellement, il sort beaucoup plus des fonds en euros qu’il n’y entre de neuf. C’est la photographie la plus nette de ce qui se passe réellement dans les contrats, et l’argument à avoir en tête face au client qui pense que « l’assurance vie, c’est le fonds en euros ».
Source : France Assureurs — communiqué du 31 août 2026, cotisations de juillet 2026
4 septembre 2026
Quelques phrases de Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale, ont suffi jeudi à faire retomber de 63 % à 50,3 % la probabilité d’une hausse des taux américains en septembre. Wall Street a signé sa meilleure séance depuis le 4 août, l’OAT a cédé un peu de terrain après trois hausses d’affilée, et Paris a arrêté son recul. Deux rubriques seulement aujourd’hui : ni le BOFiP, ni l’AMF, ni la Banque de France n’ont publié quoi que ce soit de neuf.
Marchés
Une phrase d’un gouverneur de la Fed fait retomber le pari sur une hausse des taux
Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale, a déclaré jeudi que « l’inflation sur trois mois a régulièrement baissé depuis 4,76 % en février » et que « la rapidité de cette trajectoire descendante est encourageante » ; il a ajouté que si cela se confirme dans les données des deux prochaines semaines, il serait « enclin à soutenir le maintien du taux directeur à son niveau actuel ». L’effet a été immédiat : la probabilité d’une hausse des taux en septembre, mesurée par l’outil FedWatch du CME, est retombée de 63 % à 50,3 %, le rendement du Treasury à 10 ans est revenu à 4,74 %, et Wall Street a signé sa meilleure séance depuis le 4 août — Dow +1,3 %, S&P 500 +1 %, Nasdaq +1,4 %. Ce qu’il faut noter, c’est ce qui ne s’est PAS produit : aucune statistique n’a été publiée, aucune décision n’a été prise. Un membre du conseil a dit, au conditionnel, ce qu’il ferait, et le marché a bougé de treize points de probabilité. C’est la conséquence directe de ce que Kevin Warsh a annoncé à Jackson Hole le 28 août : en renonçant à guider les anticipations, la Fed laisse la parole de chacun de ses membres occuper la place. En pratique, la volatilité de cette semaine est venue de discours, pas de chiffres.
Source : Yahoo Finance — suivi de la séance du 3 septembre 2026
Paris arrête son recul, mais l’indice cache des écarts de 27 points
Le CAC 40 termine jeudi à 8 286,40 points (+0,07 %), mettant fin à trois séances de baisse. Francfort a gagné 0,14 %, Amsterdam 0,09 %, Londres 0,70 %. Le pétrole, lui, a continué de monter : le Brent atteint 96,05 dollars (+0,77 %) et le WTI 91,65 dollars. Mais le vrai enseignement de la séance est ailleurs, dans l’écart entre les valeurs : Soitec a pris 10,27 % et Forvia 10,26 %, Publicis 4,40 %, quand Voltalia perdait 17,08 %, EssilorLuxottica 3,62 % et Hermès 3,30 %. Un indice qui varie de 0,07 % pendant que ses composantes s’écartent de −17 % à +10 % : c’est l’illustration la plus nette de ce qu’un indice dissimule. Le client qui détient trois ou quatre lignes françaises en direct n’a pas vécu une séance « plate » — la moyenne ne décrit personne.
Source : Zonebourse via Boursorama — 3 septembre 2026, 17h53
Immobilier
L’OAT se détend pour la première fois depuis trois séances, à 4,206 %
Le rendement de l’OAT 10 ans recule de 0,048 point, à 4,206 %, après trois hausses consécutives. La détente efface un peu moins que la seule hausse de la veille (−0,048 contre +0,051 point), et le rendement reste au-dessus de 4 % pour la quinzième séance consécutive. Il faut voir d’où vient ce répit : il a suivi les propos de Christopher Waller, à Washington. Rien n’a changé à Paris. Autrement dit, la seule bonne nouvelle de la semaine sur le coût de la dette française est venue d’une phrase prononcée sur un autre continent — ce qui dit assez ce qui commande aujourd’hui le taux auquel la France emprunte.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 3 septembre 2026
Barème de septembre : pourquoi la hausse de l’OAT ne se voit pas encore dans les crédits
Le baromètre Meilleurtaux, mis à jour le 1er septembre, donne pour un bon dossier 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans ; les meilleurs profils obtiennent 3 %, 3,1 % et 3,2 %. Le courtier y ajoute la mesure qui répond à la question que posent nos chiffres quotidiens : l’OAT 10 ans est passée de 3,3 % il y a un an à 4,1 % aujourd’hui, quand les taux immobiliers n’ont bougé que d’environ 0,24 point sur la même période — l’écart étant absorbé par les banques. Voilà pourquoi quinze séances d’OAT au-dessus de 4 % n’ont encore rien changé aux barèmes : la transmission n’est pas immédiate, et une partie du mouvement est amortie en amont du client. Deux choses se disent en rendez-vous, et deux seulement : le dossier monté aujourd’hui bénéficie d’une marge bancaire inhabituellement comprimée, et cet écart se mesure — 0,8 point d’OAT contre 0,24 point de taux sur un an. Ce qui se passera ensuite, personne ne le sait, et ce n’est pas à nous de le prédire.
Source : Meilleurtaux — baromètre des taux immobiliers, mis à jour le 1er septembre 2026
3 septembre 2026
Troisième séance de repli à Paris mercredi, toujours pour la même raison : l’obligataire. Le CAC cède 0,26 % pendant que l’OAT franchit 4,25 %, son quatorzième jour consécutif au-dessus de 4 %, et que le Brent dépasse 95 dollars — plus de 8 % gagnés en une semaine. Wall Street, elle, a cassé sa série de trois baisses. Et l’AMF a mis en garde les professionnels contre une campagne de faux mails signés à son nom.
Marchés
Paris recule une troisième fois, et c’est encore l’obligataire qui commande
Le CAC 40 termine mercredi à 8 280,63 points, en repli de 0,26 %, après être descendu sous 8 240 points en séance. La cause n’a pas changé depuis lundi : la tension sur les taux. L’OAT 10 ans est donnée à 4,26 %, le Treasury américain à 10 ans approche 4,8 % et son 30 ans atteint 5,27 %. En toile de fond, le pétrole : le Brent dépasse 95 dollars, en hausse de plus de 8 % sur une semaine, après les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran. La cote a trié en conséquence — Technip Energies a cédé 4,7 %, Renault 3 % et Stellantis 2,7 %, quand L’Oréal gagnait 1,5 %. Trois séances de suite où l’indice baisse sans qu’aucune entreprise n’ait publié de mauvaise nouvelle : c’est la définition d’un marché qui se règle sur le taux d’actualisation, et non sur les résultats.
Source : Boursier.com via Fortuneo — 2 septembre 2026, 18h00
Wall Street casse sa série de trois séances de baisse
Les indices américains ont repris le chemin de la hausse mercredi : le Dow Jones gagne 295,07 points (+0,6 %) à 53 061,95, le S&P 500 35,13 points (+0,5 %) à 7 666,60 et le Nasdaq Composite 118,05 points (+0,5 %) à 26 217,83, portés par les grandes valeurs technologiques — Nvidia a repris plus de 3 %. Sur l’année, les trois indices affichent entre 10,4 % et 12,8 % de hausse. L’écart avec Paris se creuse donc pour la deuxième séance consécutive, et sur le même sujet : les taux longs américains ont cessé de monter mercredi, l’OAT non. Ce n’est pas une divergence d’entreprises, c’est une divergence de dette souveraine.
Immobilier
L’OAT passe 4,25 % : quatorzième séance consécutive au-dessus de 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans gagne encore 0,051 point, à 4,254 %, un nouveau plus haut pour la série commencée le 14 août. C’est la quatorzième séance consécutive au-dessus de 4 %, et la troisième hausse d’affilée. Depuis le 14 août, le rendement a progressé d’environ 21 centièmes de point. Trois semaines de hausse quasi ininterrompue, cela ne se lit plus comme un épisode : c’est le coût auquel la France emprunte à dix ans, et donc le socle des barèmes de crédit immobilier que les banques diffusent en ce moment. Concrètement, une capacité d’emprunt calculée en juin sur une hypothèse de stabilisation ne tient plus, et il vaut mieux que le client l’apprenne de son conseil que de son banquier.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 2 septembre 2026
Réglementation et conformité
L’AMF alerte les professionnels sur une campagne de faux mails signés à son nom
À la suite de signalements reçus le 1er septembre, l’Autorité des marchés financiers a publié une mise en garde : une campagne de mails frauduleux usurpe son identité et vise « plusieurs acteurs, régulés ou non par l’Autorité », en les invitant à signer certains documents. Les éléments techniques sont publics et permettent une recherche immédiate dans une messagerie : l’objet des messages est « Re: Re: [Action requise] Avis de violation de l’AMF | ref ::#<numéro> », l’expéditeur s’affiche sous le nom « AMF Autorité des Marchés Financiers – AMF_Service @amf-france.org » pour masquer la véritable adresse, et les adresses sources se terminent par .eigen.eng.br ou .laxmipackaging.co.in. L’AMF précise qu’elle n’est pas à l’origine de ces mails, demande de ne pas y donner suite, et a transmis les éléments au procureur de la République. Un cabinet a deux gestes à faire aujourd’hui : chercher cet objet dans les boîtes de l’équipe, et rappeler la règle qui protège vraiment — une demande de signature reçue par mail au nom d’un régulateur se vérifie par un canal indépendant, jamais en cliquant dans le message.
2 septembre 2026
Le pétrole a continué de monter mardi après une nouvelle salve de frappes américaines près du détroit d’Ormuz, et il a emporté le reste avec lui : l’inflation de la zone euro est ressortie à 3,3 % sur un an en août, les taux longs ont monté des deux côtés de l’Atlantique et toutes les places ont reculé. La décomposition publiée par Eurostat est pourtant plus instructive que le titre — hors énergie, l’indice n’a pas bougé.
Marchés
L’Europe recule, prise entre le baril et les taux
Toutes les places européennes ont cédé du terrain mardi : CAC 40 −0,39 % à 8 301,85 points, Francfort −1,14 %, EuroStoxx 50 −0,85 %, Londres −0,32 %. En cause, deux mouvements qui se nourrissent l’un l’autre. Le pétrole d’abord, après une nouvelle salve de frappes américaines visant les Gardiens de la révolution près du détroit d’Ormuz : le Brent gagne 2,29 % à 92,61 dollars et le WTI 2,82 % à 88,15 dollars. Les taux longs ensuite : le Treasury à 10 ans termine à 4,76 % après avoir touché 4,79 % en séance, et le Bund allemand monte à 3,33 %. Kering a perdu 2,69 %. C’est la configuration qu’il faut savoir nommer devant un client : le baril alimente l’inflation, l’inflation alimente l’anticipation de hausse des taux, et cette anticipation pèse en même temps sur les actions et sur les obligations. Autrement dit, les deux poches d’un portefeuille équilibré baissent ensemble — la diversification entre actions et taux cesse de jouer au moment précis où on en aurait besoin.
Wall Street recule aussi, la technologie en tête de la baisse
Les indices américains ont suivi le même chemin : le Dow Jones perd 419,02 points (−0,8 %) à 52 766,88, le S&P 500 54,67 points (−0,7 %) à 7 631,47 et le Nasdaq Composite 271,11 points (−1 %) à 26 099,77, ce sont les grandes valeurs technologiques qui ont le plus reculé. Sur l’année, les trois indices restent en hausse de 9,8 % à 12,3 %. Le détail vaut d’être relevé : deux jours après avoir bouclé un mois d’août à +3 %, le Nasdaq en rend le tiers en une séance. C’est le rappel que la poche la plus détenue dans les portefeuilles est aussi la plus sensible à un mouvement de taux — une ligne technologique bouge deux fois, une fois pour l’entreprise, une fois pour le taux auquel on actualise ses bénéfices futurs.
Le fonds activiste Elliott entre au capital d’Air Liquide
Elliott Management a constitué une participation dans Air Liquide, dont la capitalisation avoisine 108 milliards d’euros, et a engagé des discussions avec le groupe. Les demandes du fonds new-yorkais ne sont pas publiques à ce stade. Le point de friction identifié tient à la politique de retour aux actionnaires : Air Liquide leur a rendu 14 milliards d’euros en dix ans, contre 45 milliards pour son concurrent Linde, pour une performance boursière comparable sur cinq ans. L’action a réagi en gagnant 2,15 %, à 173,18 euros. Le fonds avait déjà mené une campagne française chez Pernod Ricard en 2018, avec 2,5 % du capital. Air Liquide étant l’une des valeurs les plus détenues en direct par les particuliers français, le sujet reviendra dans les rendez-vous ce mois-ci — et la seule chose qu’on puisse en dire aujourd’hui, c’est qu’une participation existe et que rien de ce qui est demandé n’a été rendu public.
Source : Zonebourse via Boursorama — 1er septembre 2026, 06h21
Immobilier
L’OAT franchit 4,20 % : treizième séance consécutive au-dessus de 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans gagne encore 0,029 point, à 4,203 %, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le début de la série, entamée le 14 août. C’est la treizième séance consécutive au-dessus de 4 %. Rapporté au Bund allemand, coté 3,33 % le même jour selon Reuters, l’écart ressort à environ 87 points de base. Le fait marquant n’est pas la hausse du jour mais sa régularité : depuis le 14 août, l’OAT a pris environ 16 centièmes de point net, et la seule vraie détente de la période — 0,074 point cédé le 25 août — a été entièrement effacée en quatre séances. Les banques publient leurs barèmes de septembre cette semaine, et elles le font sur la courbe telle qu’elle est aujourd’hui. Un client à qui une simulation a été présentée avant la mi-août doit l’apprendre par son conseil, pas en découvrant son offre de prêt.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 1er septembre 2026
Fiscalité et épargne
Inflation zone euro à 3,3 % — mais hors énergie, rien n’a bougé
Selon l’estimation rapide publiée mardi par Eurostat, l’inflation annuelle de la zone euro s’établit à 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet. La décomposition désigne une seule ligne : l’énergie bondit de 14,3 % sur un an, après 10,3 % en juillet. Tout le reste est calme, voire en décélération — alimentation, alcool et tabac à 1,2 % comme en juillet, biens industriels non énergétiques à 1,2 %, et services en repli, de 3,3 % à 3,0 %. Résultat : l’indice hors énergie reste stable à 2,2 %. Les écarts entre pays restent larges, de 1,3 % en Estonie à 5,8 % en Lituanie ; la France, selon l’INSEE, ressort à 2,4 % (2,7 % en indice harmonisé). Autrement dit, l’accélération vient d’une seule composante, et cette composante vient du détroit d’Ormuz, tandis que la partie domestique de l’inflation — les services — ralentit. Ce que cela ne change pas, en revanche, c’est l’arithmétique du livret : à 1,70 %, le Livret A reste sous le chiffre français comme sous celui de la zone euro.
Source : Eurostat — estimation rapide de l’inflation, communiqué du 1er septembre 2026
1er septembre 2026
Août s’est refermé lundi sur un coup de théâtre géopolitique : les États-Unis ont frappé l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Ormuz, quatre jours après le cadre d’apaisement annoncé entre Téhéran et Oman. Le pétrole est reparti à la hausse, l’Europe a reculé et le CAC 40 boucle le mois à −2,06 % — quand Wall Street, elle, signe un août à +2,5 % sur le S&P 500. Deux mois opposés de part et d’autre de l’Atlantique, dans le même portefeuille.
Marchés
Les États-Unis frappent l’île de Larak : le pétrole repart, l’Europe recule
Les forces américaines ont frappé lundi l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Ormuz — les premières frappes contre l’Iran depuis fin juillet. Les Gardiens de la révolution ont répliqué par des missiles balistiques et des drones sur deux bases américaines en Jordanie, tout en invoquant la « légitime défense » ; le président Massoud Pezeshkian a dit rechercher « accord et entente » plutôt qu’un conflit prolongé. Le Brent est remonté de 1,44 % à 90,68 dollars et le WTI de 2,60 % à 85,62 dollars. Les places européennes ont reculé : CAC 40 −0,79 % à 8 334,50 points, Francfort −1,09 %, Amsterdam −0,59 %, Londres étant fermée pour un jour férié. Airbus a cédé 2,86 %. Quatre jours plus tôt, le cadre annoncé entre l’Iran et Oman avait fait tomber le baril à son plus bas depuis le 10 août : le même dossier a donc produit deux mouvements opposés en une semaine. C’est ce qu’il faut montrer à un client tenté de repositionner son épargne sur une actualité géopolitique.
Source : Zone Bourse via Bourse Direct — 31 août 2026, 17h52
Le CAC 40 termine le mois d’août à −2,06 %
Le calcul est simple et vérifiable ligne à ligne : le CAC 40 avait clôturé juillet à 8 509,64 points le 31 juillet, il finit août à 8 334,50 points. Soit 175,14 points perdus, ou −2,06 % sur le mois. Le chemin, lui, n’a rien eu de linéaire : l’indice avait dépassé 8 650 points à la mi-août avant de céder du terrain sur trois semaines de tension obligataire et d’inquiétudes budgétaires, avec une chute isolée de 1,68 % le 27 août. Pour un client dont le relevé mensuel arrive cette semaine, la ligne « −2 % » ne raconte pas ce mois-ci ; le contexte, si.
Source : Boursorama — historique quotidien du CAC 40, séances du 31 juillet et du 31 août 2026
Wall Street a passé le même mois en positif — et parie de plus en plus sur une hausse des taux
Les indices américains ont eux aussi reculé lundi — Dow −0,7 %, S&P 500 −0,3 %, Nasdaq Composite −0,1 % — mais sur l’ensemble d’août ils terminent en hausse : S&P 500 +2,5 %, Nasdaq +3 %, Dow +1,3 %. Sur l’obligataire, la tension continue : le Treasury à 10 ans monte à 4,76 % (+4 points de base) et le 30 ans à 5,26 % (+5 points de base). Et le pari sur la Fed se durcit encore : la probabilité d’une hausse de 25 points de base en septembre atteint 62 %, contre environ 40 % une semaine plus tôt. Le remontage du prix du pétrole y contribue directement — une banque centrale inquiète de l’inflation n’a pas besoin d’un baril qui remonte. Pour un cabinet, l’écart entre les deux rives de l’Atlantique sur un même mois est l’argument le plus concret en faveur d’une allocation qui ne dépend pas d’un seul marché.
Immobilier
L’OAT finit le mois à 4,174 %, au plus haut de la série
Le rendement de l’OAT 10 ans bondit de 0,047 point à 4,174 % pour la dernière séance d’août : c’est le plus haut niveau de la série entamée le 14 août, et la douzième séance consécutive au-dessus de 4 %. Le mois se termine donc sur le point le plus tendu qu’il ait connu, et non sur une détente. La conséquence pratique tombe cette semaine : les banques diffusent leurs barèmes de rentrée en s’appuyant sur la courbe de fin de mois, pas sur une moyenne des dernières semaines. Un client à qui l’on a présenté une simulation en juin doit être prévenu avant de la voir contredite par une offre de prêt.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 31 août 2026
Fiscalité et épargne
Inflation française à 2,4 % en août, tirée par une énergie à +16,7 %
Selon l’estimation provisoire publiée par l’INSEE le 28 août (Informations Rapides n° 215), les prix à la consommation augmenteraient de 2,4 % sur un an en août, après +2,1 % en juillet, et de 0,7 % sur le seul mois. L’indice harmonisé, celui que regarde la BCE, monte à 2,7 %. Le détail désigne un seul responsable : l’énergie progresse de 16,7 % sur un an, quand les produits manufacturés reculent de 0,4 %, l’alimentation avance de 1,1 % et les services de 2,0 %. Les résultats définitifs sont attendus le 15 septembre. Ce chiffre se lit à côté d’un autre, que tous les clients connaissent : le Livret A rémunère 1,70 % depuis le 1er août. L’écart n’est plus théorique — une épargne de précaution laissée sur un livret perd désormais du pouvoir d’achat chaque mois, et c’est la conversation à ouvrir avant qu’un client ne fasse le calcul lui-même.
31 août 2026
La séance de vendredi a été dominée par Jackson Hole. Pour son premier grand discours, Kevin Warsh a jugé l’inflation américaine préoccupante et renoncé à annoncer quoi que ce soit sur la suite — deux gestes qui ont suffi à faire basculer le marché : la probabilité d’une HAUSSE des taux en septembre est passée de 35 % à 57 %. À Paris, le CAC a rebondi de 0,98 % après une chute de 1,68 % la veille, et Fitch a maintenu vendredi soir la note de la France à A+, perspective stable.
Marchés
Jackson Hole : Kevin Warsh renonce à dire ce que fera la Fed
Pour son premier grand discours comme président de la Réserve fédérale, intitulé In Our Time, Kevin Warsh a livré deux messages. Sur l’inflation d’abord : « Inflation is running above our 2 percent target », et surtout un constat de diffusion — 54 % des composantes de l’indice PCE progressent de plus de 3 % sur douze mois, très loin du pic post-pandémie d’environ 77 %, mais toujours au-dessus des niveaux d’avant 2020. Sur la méthode ensuite, il rompt avec quinze ans de pratique : « Oversharing policy deliberations and overcommitting to future decisions can lead markets, businesses, and households astray » — la Fed cessera d’annoncer à l’avance ce qu’elle compte faire. Le reste du tableau est solide : chômage à 4,1 %, bénéfices des entreprises en hausse de 20 % sur un an. Ce qui change pour un cabinet n’est pas le niveau des taux mais la visibilité : jusqu’ici, un client pouvait s’appuyer sur ce que la Fed annonçait de ses intentions. Cette béquille disparaît.
Source : Federal Reserve Board — discours du président Warsh au symposium de Jackson Hole, 28 août 2026
Le marché ne parie plus sur une baisse des taux, mais sur une hausse
La bascule est nette et chiffrée. Avant le discours, l’outil FedWatch du CME donnait 35 % de probabilité à une hausse des taux lors de la réunion de septembre ; après, 57 %. Le rendement du Treasury à 10 ans est remonté à 4,72 % (+4 points de base) et le 2 ans a pris environ 8 points de base — la partie courte réagit toujours la première quand c’est la politique monétaire qui bouge. C’est un renversement de régime : depuis deux ans, la conversation patrimoniale se tenait autour de la question « quand la Fed baissera-t-elle ? ». Elle porte désormais sur l’hypothèse inverse. Pour un client dont l’allocation a été construite sur l’anticipation d’une détente des taux, c’est le moment de vérifier ce que cette hypothèse pesait dans le raisonnement.
Paris rebondit de 0,98 % après une chute de 1,68 % la veille
Le CAC 40 termine vendredi à 8 401,18 points (+0,98 %), un rebond qui vient après une séance de jeudi violente : −1,68 %, à 8 319,97 points, sur fond d’inquiétudes persistantes concernant les finances publiques françaises. Forvia a gagné 5,12 %, TotalEnergies 0,67 %. Les analystes cités par l’AFP parlent d’un simple « effet de rebond par rapport à jeudi » — autrement dit, rien de neuf n’est venu rassurer, l’indice a seulement cessé de baisser. La nuance mérite d’être faite devant un client : une hausse de 1 % qui suit une baisse de 1,7 % ne répare pas la baisse, elle en récupère un peu plus de la moitié.
Immobilier
L’OAT à 4,127 % : onzième séance consécutive au-dessus de 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans termine la semaine à 4,127 % (+0,028 point), au plus haut de la série entamée le 14 août. C’est la onzième séance consécutive au-dessus de 4 % — l’AFP relève le même mouvement, à 4,12 % contre 4,10 % jeudi. L’écart avec le Bund allemand, à 3,28 %, s’établit à environ 84 points de base. Trois semaines au-dessus de 4 % ne sont plus une tension passagère : c’est le niveau sur lequel les banques calent leurs barèmes de crédit immobilier pour la rentrée. Un dossier monté en juin sur une hypothèse de détente doit être réexaminé avec le client avant que l’offre ne soit éditée.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 28 août 2026
Fitch maintient la France à A+, perspective stable
Vendredi soir, l’agence Fitch Ratings a maintenu la note de la dette souveraine française à A+ avec une perspective stable, comme elle l’avait déjà fait en mars, et malgré des estimations de déficit public plus élevées. L’agence relève que la France dispose d’« une économie importante, diversifiée », d’« un secteur bancaire solide » et d’« une base d’investisseurs diversifiée », mais qu’elle est pénalisée « par un endettement élevé et en hausse, un contexte politique et social rendant difficile l’assainissement budgétaire, ainsi qu’un faible potentiel de croissance ». Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a dit « prendre acte » de la décision. Le calendrier compte autant que le verdict : l’avis tombe à quelques semaines de la présentation du dernier budget de ce gouvernement avant l’élection présidentielle. Pour un client qui s’inquiète de la dette française, la réponse factuelle du jour est que le statu quo tient — sans que rien, dans les motifs de l’agence, ne dise que la trajectoire s’améliore.
Fiscalité et épargne
Réduction d’impôt PME, FCPI, FIP : la doctrine vient d’être réécrite
L’administration a publié le 27 août une mise à jour de ses commentaires sur la réduction d’impôt sur le revenu au titre des souscriptions au capital de PME, de parts de FCPI ou de FIP et des souscriptions dans des ESUS (CGI, art. 199 terdecies-0 A, 0 AA et 0 AB). Elle intègre la loi de finances pour 2026 du 19 février 2026, qui supprime la réduction au titre des parts de FIP « classiques », allonge à 48 mois le délai d’investissement des FCPI orientés vers les jeunes entreprises innovantes et porte de 15 à 16,5 millions d’euros le plafond de financement. Le taux majoré de 25 % est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027 pour les ESUS et les sociétés foncières solidaires. C’est typiquement le genre de publication qui ne fait aucun titre et qui change une recommandation : le FIP, longtemps un réflexe de fin d’année pour un client cherchant à réduire son impôt, sort du dispositif, tandis que l’avantage à 25 % se concentre désormais sur le volet solidaire. Avant de reprendre une préconisation formulée l’an dernier, il faut vérifier de quelle version de la doctrine elle relève.
27 août 2026
Paris est montée toute la journée de mercredi grâce au pétrole — l’Iran et Oman ont dévoilé un cadre commun pour rouvrir la navigation dans le détroit d’Ormuz — mais le CAC a terminé sur le point le plus bas de sa séance, juste avant Nvidia. Le fabricant de puces a ensuite écrasé les attentes et, surtout, relevé massivement sa prévision. Et l’administration américaine a publié un chiffre d’inflation dont les deux lectures, 3,7 % et 3,3 %, ne disent pas la même chose.
Marchés
Le CAC monte toute la journée et termine sur son point le plus bas
Le CAC 40 clôture mercredi à 8 462,39 points, en hausse de 23,19 points (+0,27 %), au terme d’une séance portée par le reflux du pétrole. Mais le détail de la journée dit autre chose que le pourcentage : l’indice est monté jusqu’à 8 503,65 points et a terminé exactement sur son plus bas du jour, soit 41 points en dessous de son plus haut, pour un volume de 2 990 millions d’euros. Personne n’a voulu porter de position dans la nuit des résultats de Nvidia. C’est une nuance utile à donner à un client qui ne lit que la variation quotidienne : le « +0,27 % » décrit une séance qui valait trois fois cela à son meilleur moment, et une clôture qui a tout rendu.
Source : Boursorama — cotation du CAC 40, clôture du 26 août 2026 (dernier échange à 18h05)
Le pétrole décroche sur l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz
L’Iran et Oman ont dévoilé, à l’issue de pourparlers à Téhéran mardi, un cadre commun pour rétablir une navigation plus sûre dans le détroit d’Ormuz : un couloir de navigation temporaire et des opérations de déminage en cours, qui améliorent sensiblement les perspectives de trafic des pétroliers. Le baril a réagi immédiatement — le Brent d’octobre est retombé à 85,85 dollars (−3,08 %) et le WTI à 80,15 dollars (−2,68 %), tous deux à leur plus bas niveau depuis le 10 août. Les valeurs pétrolières américaines ont suivi : ExxonMobil −2 %, Occidental Petroleum −1,1 %, Halliburton −1,3 %. Deux semaines auront suffi pour monter puis démonter la prime géopolitique : c’est l’illustration la plus nette qu’on puisse donner à un client de ce que vaut un pari sur un événement politique.
Nvidia : ce qui a fait monter le titre n’est pas le trimestre publié
Publiés mercredi après la clôture américaine, les comptes du trimestre clos le 26 juillet dépassent tout : 96,22 milliards de dollars de chiffre d’affaires contre 92,17 milliards attendus, dont 89 milliards pour la seule division data center, et un bénéfice par action de 2,22 dollars contre 2,10 attendus. Le titre a pourtant commencé par reculer d’environ 1 % avant de s’envoler de 4,7 % en séance prolongée. Ce qui a retourné le marché n’est pas le trimestre écoulé mais la suite : une prévision de 108 milliards de dollars (± 2 %) pour le trimestre en cours contre 104,19 milliards espérés, et une croissance annoncée de 70 % pour l’exercice 2028 quand le consensus tablait sur 44 %. À retenir pour un client exposé aux fonds technologiques : le cours réagit à la prévision, c’est-à-dire à la partie d’une publication qui n’est justement pas encore vérifiable.
Immobilier
L’OAT remonte à 4,077 % : le palier tient depuis neuf séances
Le rendement de l’OAT 10 ans remonte à 4,077 % (+0,028 point), effaçant un peu plus du tiers de la détente de la veille. C’est la neuvième séance consécutive au-dessus de 4 %. L’information du jour n’est pas le mouvement, elle est son absence : un palier qui dure neuf séances cesse d’être un événement et devient un niveau. C’est ce qui change la conversation avec un client qui hésite entre acheter maintenant et attendre — non pas parce qu’on saurait où va le taux, mais parce que le taux qu’il négocie aujourd’hui n’a plus rien d’accidentel. Les barèmes bancaires se règlent sur des paliers, pas sur des séances.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 26 août 2026
Fiscalité et épargne
Inflation américaine : 3,7 % ou 3,3 % — ce n’est pas le même chiffre, ni le même sujet
Le Bureau of Economic Analysis a publié mercredi les revenus et dépenses des ménages américains de juillet. L’indice des prix PCE progresse de 0,2 % sur le mois et de 3,7 % sur douze mois ; hors alimentation et énergie, il progresse de 0,2 % sur le mois et de 3,3 % sur douze mois. Les deux chiffres circulent sous le même nom, et 0,4 point les sépare — or c’est le second, l’indice sous-jacent, que la Réserve fédérale regarde. Avant de reprendre un chiffre d’inflation devant un client, il faut savoir duquel on parle. Le même communiqué livre une donnée plus parlante encore pour un cabinet : le revenu des ménages américains a progressé de 0,4 % quand leurs dépenses n’ont augmenté que de 0,2 %, et leur taux d’épargne s’établit à 3,0 % du revenu disponible. À comparer avec l’enquête de l’INSEE publiée la veille, où le solde d’opinion des ménages français sur l’opportunité d’épargner atteint 47 pour une moyenne de longue période de 19. Deux économies développées, deux comportements opposés — et la raison pour laquelle un marché du conseil patrimonial existe en France : la question n’y est jamais de faire épargner, mais de savoir où va ce qui est déjà mis de côté.
Source : Bureau of Economic Analysis — Personal Income and Outlays, July 2026, publié le 26 août 2026
26 août 2026
Séance à rebours mardi : Paris a reculé pendant que Wall Street et les autres places européennes montaient, et alors même que tout ce qui l’aide d’ordinaire s’améliorait — le pétrole a perdu près de 4 %, les taux longs américains se sont nettement détendus et l’OAT est revenue à 4,05 %, sa plus forte baisse depuis le début de la série. Le même jour, l’INSEE a publié une enquête où l’envie d’épargner des ménages est très au-dessus de sa moyenne, et celle de consommer très en dessous.
Marchés
Paris recule à contre-courant du reste du monde
Le CAC 40 termine mardi à 8 439,20 points, en repli de 13,81 points (−0,16 %), alors que Wall Street et les grandes places européennes progressaient — et malgré la détente simultanée des taux et du pétrole. L’explication tient à la composition de l’indice plus qu’à la macroéconomie : Kering cède 3,34 % à 247,20 euros et Renault 3,25 % à 27,39 euros, deux poids lourds qui reculent sur leurs propres nouvelles, quand STMicroelectronics gagne 0,79 % et Soitec 1,07 %. Les volumes sont restés faibles avant les résultats de Nvidia mercredi soir. C’est une distinction utile en rendez-vous : un indice national est d’abord un panier d’entreprises, et seulement ensuite un baromètre de l’économie du pays.
Source : Boursorama — 25 août 2026, 19h03
Wall Street monte, les taux longs américains se détendent nettement
Le Dow Jones gagne 0,30 %, le S&P 500 0,32 % et le Nasdaq 0,66 %, portés par le rebond des semi-conducteurs à la veille des résultats de Nvidia, qui prend lui-même 2,19 %. Sur l’obligataire, le mouvement est net : le Treasury 10 ans revient à 4,62 % contre 4,70 % la veille, et le 30 ans à 5,16 % contre 5,23 %. Ce 30 ans se retrouve 18 points de base sous son pic du 18 août, où il avait touché 5,34 %, un plus haut depuis 2007. Rien de nouveau n’est venu entre-temps sur la dette américaine elle-même : ce qui a bougé, c’est le prix du baril. Le symposium de Jackson Hole, en fin de semaine, avec un discours de Kevin Warsh, nouveau président de la Fed, reste l’échéance à surveiller.
Le pétrole recule encore de près de 4 %, et efface la prime iranienne
Le Brent d’octobre revient à 88,79 dollars (−3,67 %), après avoir déjà perdu 2,24 % lundi. Le baril retrouve ainsi le niveau qu’il occupait le 14 août (88,24 dollars), avant la montée des tensions : toute la hausse attribuée à l’escalade iranienne a été rendue. Le paradoxe mérite d’être relevé — ce reflux intervient au lendemain d’une nouvelle salve de sanctions américaines visant Téhéran, et les analystes cités par l’AFP estiment que le conflit est « désormais entré dans une phase de guerre froide », faite de sanctions plutôt que de violence directe. Une prime géopolitique est par nature provisoire, et on la voit ici se dégonfler alors même que les sanctions, elles, se durcissent.
Source : Boursorama — 25 août 2026, 19h03
Immobilier
L’OAT 10 ans entame son palier : plus forte baisse depuis le début de la série
Le rendement de l’OAT 10 ans tombe à 4,049 %, en recul de 0,074 point sur la séance (−1,78 %) : c’est de loin sa plus forte baisse quotidienne depuis qu’il a franchi les 4 %, le 14 août. Boursorama donne le même mouvement — « 4,04 % contre 4,12 % la veille » —, ce qui fait deux sources concordantes. Le niveau reste néanmoins au-dessus de 4 % pour la huitième séance consécutive, et de justesse. Une séance ne change pas ce qu’une banque facture, mais elle montre bien le mécanisme : l’OAT a baissé le jour même où le baril perdait près de 4 %. Le lien entre le prix du pétrole et le taux d’un crédit immobilier n’a rien d’évident pour un client — c’est la journée qui permet de le lui montrer.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 25 août 2026
Fiscalité et épargne
L’envie d’épargner des Français est très au-dessus de sa moyenne, celle de consommer très en dessous
L’INSEE a publié mardi son enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages (Informations Rapides n° 204). L’indicateur synthétique de confiance est stable à 86, bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100). Mais le détail sur l’épargne est bien plus parlant que l’agrégat : le solde d’opinion sur l’opportunité d’épargner atteint 47, pour une moyenne de longue période de 19 ; la capacité d’épargne actuelle est à 20 (moyenne 10) et la capacité d’épargne future à 18 (moyenne −6). En face, l’opinion sur le niveau de vie futur tombe à −62, l’opportunité de faire des achats importants à −39, et les craintes sur le chômage remontent à 58. Le tableau est cohérent : les ménages sont pessimistes sur à peu près tout, et c’est précisément pour cela qu’ils veulent épargner plus que d’ordinaire. Pour un cabinet, c’est le côté demande du métier — l’argent est là et cherche une destination. La question n’est pas de savoir si l’épargne viendra, mais si elle restera sur un livret rémunéré 1,70 % ou si elle sera allouée.
25 août 2026
Séance d’attente lundi : Paris cale à la veille d’une semaine à deux rendez-vous — les résultats de Nvidia mercredi et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine — et Wall Street termine sans direction. Le pétrole, lui, reflue de plus de 2 % alors même que Washington annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran. L’OAT tient son palier au-dessus de 4 %, et la Caisse des Dépôts a publié une collecte du Livret A repassée en positif en juillet, après six mois de décollecte.
Marchés
Paris cale avant Nvidia et Jackson Hole
Le CAC 40 termine lundi à 8 453,01 points (−0,37 %), dans une séance sans initiative avant deux rendez-vous attendus : les résultats trimestriels de Nvidia mercredi, et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine, avec un discours de Kevin Warsh, nouveau président de la Réserve fédérale. Côté valeurs, Publicis gagne 1,7 %, L’Oréal 1,53 % et LVMH 1,51 %, tandis que Stellantis chute de 4,7 % et Renault de 1 %, après les déclarations du PDG de Volkswagen jugeant la situation « plus que critique ». Les deux rendez-vous de la semaine ne sont pas de même nature : Nvidia est un résultat d’entreprise, Jackson Hole est la parole d’une banque centrale. C’est le second qui déplace les taux, donc tout le reste.
Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58
Wall Street sans direction, les droits de douane canadiens frappent les transporteurs
Le Dow Jones gagne 0,26 %, le S&P 500 cède 0,28 % et le Nasdaq 0,76 %. Le rendement du Treasury 10 ans se détend légèrement, à environ 4,70 % vers 20h25 GMT contre 4,73 % en clôture vendredi. Le mouvement sectoriel du jour vient d’ailleurs : Donald Trump a annoncé une hausse des droits de douane sur l’acier et les véhicules canadiens, et ce sont les transporteurs américains qui décrochent — JB Hunt −5,65 %, Knight-Swift −3,46 %, Old Dominion −2,42 %. C’est le genre d’effet de second tour qu’un client n’anticipe pas en lisant un titre sur les droits de douane : une taxe sur l’acier ne touche pas que la sidérurgie, elle touche tous ceux qui le déplacent.
Le pétrole reflue de plus de 2 %, malgré de nouvelles sanctions contre l’Iran
Le Brent d’octobre recule de 2,24 % à 90,59 dollars et le WTI de septembre de 2,75 % à 84,67 dollars, effaçant une bonne part de la flambée de la semaine dernière. Et pourtant, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé le même jour des sanctions supplémentaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran, en avertissant que les pays qui ne s’y conformeraient pas « partageront l’isolation de l’Iran ». Un marché qui baisse sur une nouvelle censée le faire monter dit une chose précise : la nouvelle était déjà dans les cours. C’est le point le plus utile à expliquer à un client qui cherche à réagir à l’actualité — un prix ne répond pas à l’événement, il répond à l’écart entre l’événement et ce qui était anticipé.
Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58
Immobilier
L’OAT 10 ans tient son palier : septième séance au-dessus de 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans se détend à peine, à 4,123 % (−0,13 %) après 4,128 % vendredi. C’est la septième séance consécutive au-dessus de 4 %, et la troisième d’affilée dans un couloir étroit de 4,10 à 4,13 %. Ce n’est plus un pic, c’est un niveau. Le détail à noter : ce palier tient alors même que le pétrole — l’argument le plus cité pour expliquer la remontée des taux la semaine dernière — reculait de plus de 2 % le même jour. Pour un dossier de crédit, la conséquence pratique ne change pas : le coût de la ressource longue des banques est installé sur un plateau, et il y est depuis une semaine et demie.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 24 août 2026
Fiscalité et épargne
Le Livret A repasse en collecte positive en juillet, après six mois de décollecte
La collecte nette du Livret A ressort à +80 millions d’euros en juillet, mettant fin à six mois consécutifs de décollecte. Le LDDS reste négatif à −30 millions et le LEP à −90 millions. À fin juillet, l’encours cumulé du Livret A et du LDDS atteint 608,4 milliards d’euros, celui du LEP 83,4 milliards. Il faut lire ce chiffre pour ce qu’il est : 80 millions sur 608 milliards, c’est 0,013 % de l’encours — statistiquement, rien. Ce qu’il raconte n’est pas un retour des épargnants, c’est qu’ils ont attendu : la hausse du taux à 1,70 % avait été annoncée à la mi-juillet pour une entrée en vigueur au 1er août, et les versements de juillet ont donc été faits en connaissant déjà le rendement à venir. À garder en tête pour la conversation qui suivra en rendez-vous : ce taux de 1,70 % est désormais figé jusqu’au 31 janvier 2027, quand l’inflation française de juillet ressortait à 2,4 % en indice harmonisé.
24 août 2026
Paris a mis fin vendredi à huit séances de baisse consécutives, mais l’indice perd tout de même 1,76 % sur la semaine et Wall Street finit un vendredi vert sur un Nasdaq à −2,1 % hebdomadaire. Le pétrole marque une pause près de 94 dollars après sa flambée, et l’OAT 10 ans termine la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008. Le même jour, l’INSEE a publié un climat des affaires où le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas.
Marchés
Paris met fin à huit séances de baisse, mais perd 1,76 % sur la semaine
Le CAC 40 termine vendredi à 8 484,43 points (+0,37 %), interrompant une série de huit séances consécutives de repli. Le rebond reste modeste et ne change pas le bilan hebdomadaire : −1,76 % sur la semaine. Côté valeurs, Vusion gagne 4,52 %, Stellantis 4,21 % et Ramsay Générale de Santé 3,76 %, quand SES cède 4,15 %, STEF 3,03 % et Vallourec 2,24 %. C’est la nuance à porter lundi matin auprès d’un client qui n’a vu que le titre de vendredi soir : une hausse de 0,37 % après huit baisses n’est pas un retournement, c’est une pause — et la cause du recul de la semaine n’a jamais été parisienne, elle était sur le marché obligataire.
Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38
Wall Street rebondit vendredi, mais le Nasdaq abandonne 2,1 % sur la semaine
Le Dow Jones gagne 517,80 points à 53 277,01 (+0,98 %), le S&P 500 33,21 points à 7 674,37 (+0,43 %) et le Nasdaq 113,29 points à 26 180,45 (+0,44 %). Sur la semaine, en revanche, les trois indices reculent — Dow −0,9 %, S&P 500 −1,4 %, Nasdaq −2,1 % — pendant que le rendement du Treasury 10 ans avançait encore de 3 points de base, à 4,74 %. L’écart entre le Dow et le Nasdaq dit à lui seul de quoi la semaine était faite : quand les taux longs montent, ce sont les valeurs les plus chèrement valorisées qui reculent d’abord, parce que leur prix repose sur des bénéfices lointains actualisés précisément à ce taux. C’est le mécanisme à expliquer, plus que le chiffre du jour.
Source : abcbourse — 21 août 2026, 22h36
Le pétrole marque une pause après la flambée liée à l’Iran
Le Brent d’octobre est quasi stable à 93,82 dollars (+0,14 %) et le WTI recule de 0,4 % à 86,47 dollars, après la forte hausse déclenchée en milieu de semaine par les sanctions américaines contre l’Iran. Une pause n’est pas un reflux : le baril reste installé près de 94 dollars, soit très au-dessus des 88 dollars de la semaine précédente. Et c’est bien le niveau, pas la variation d’une séance, qui alimente la composante énergie de l’inflation — celle qui pesait déjà pour 0,94 point dans l’inflation de juillet en zone euro.
Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38
Immobilier
L’OAT 10 ans clôture la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008
Le rendement de l’OAT 10 ans termine vendredi à 4,128 %, en hausse de 0,11 % sur la séance : c’est la sixième séance consécutive au-dessus de 4 % et la clôture la plus haute de la semaine. Le mouvement d’ensemble est celui qu’il faut retenir plutôt que les variations quotidiennes : depuis la clôture du 13 août, où l’OAT ressortait à 3,94 %, le rendement a gagné environ 0,19 point en six séances. Le seuil des 4 % que Meilleurtaux avait publiquement désigné comme son niveau de vigilance n’est donc plus une frontière franchie un jour : c’est un palier tenu depuis une semaine entière.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 21 août 2026
Climat des affaires : le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas
L’INSEE a publié vendredi son enquête de conjoncture d’août (Informations Rapides n° 197). L’indicateur synthétique du climat des affaires en France gagne un point à 98, en hausse pour le troisième mois consécutif. Le détail sectoriel est plus parlant que l’agrégat : l’industrie monte à 103 (+2), les services à 100 (+1), le commerce de détail à 99 (+3) — et le bâtiment reste stable à 96, sous sa moyenne de longue période. Le climat de l’emploi est stable à 99. Autrement dit, trois secteurs sur quatre se redressent, et celui qui ne bouge pas est précisément le plus exposé au coût de l’argent long, lequel vient de passer une semaine entière à son plus haut niveau depuis 2008. Pour un client qui s’interroge sur un projet de construction ou d’achat dans le neuf, les deux chiffres se lisent ensemble.
21 août 2026
Huitième séance de baisse d’affilée à Paris, le luxe prenant le relais des bancaires, pendant que Wall Street tombait à son plus bas de deux semaines avec un Walmart en chute de 9 %. Le déclencheur est le même partout : le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran, ce qui repousse les taux longs vers le haut et ramène l’OAT au-dessus de 4,12 %. Côté épargne, l’inflation de juillet vient d’être confirmée — et elle dit ce qu’il reste vraiment du Livret A.
Marchés
Huitième séance de baisse à Paris, le luxe prend le relais des bancaires
Le CAC 40 clôture jeudi à 8 453,09 points (−0,57 %), soit un huitième repli d’affilée. Après les bancaires mercredi, c’est le luxe qui décroche : Kering cède 3,6 %, LVMH 2,8 % et Hermès 2,1 %, quand Sartorius Stedim Biotech gagne 6,6 % et Michelin 1,1 %. Le chiffre à donner à un client que la série inquiète : depuis la clôture du 13 août (8 650,56 points), l’indice a perdu 197 points, soit environ 2,3 %. Huit séances rouges d’affilée sonnent comme une déroute ; l’amplitude réelle reste celle d’une correction ordinaire, et ce sont les poids lourds sectoriels qui reculent chacun leur tour.
Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43
Wall Street au plus bas depuis deux semaines, Walmart chute de 9 %
Le Dow Jones perd 605,14 points à 52 857,91 (−1,13 %), le S&P 500 recule à 7 653,96 (−0,70 %) et le Nasdaq à 26 040,53 (−1,10 %) : les indices américains évoluent près de leurs plus bas niveaux depuis deux semaines. Le fait marquant de la séance est Walmart, qui chute de 9 % après avoir manqué ses ventes trimestrielles à périmètre constant — la hausse des prix de l’essence ayant incité les consommateurs à restreindre leurs dépenses. Le rendement du Treasury 10 ans remonte à 4,739 %. La chaîne est intéressante à dérouler devant un client : le même baril qui fait reculer le premier distributeur mondial fait aussi remonter les taux, parce que l’énergie nourrit l’inflation. Un choc, deux effets simultanés sur un portefeuille.
Source : Boursorama — 20 août 2026, 20h38
Le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran
Le Brent d’octobre gagne 2,3 % à 93,73 dollars et le WTI 2,46 % à 87,94 dollars, au plus haut depuis fin juillet. Donald Trump a menacé de « terribles » mesures économiques tout pays qui aiderait l’Iran, et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que les sanctions « entraîneront la chute de ce régime » en appelant la Chine à soutenir l’action. C’est le type d’événement qui met en défaut le réflexe habituel de diversification : un choc pétrolier fait reculer les actions et les obligations en même temps, puisqu’il est par nature inflationniste. Répartir entre les deux classes d’actifs ne protège pas de celui-là — c’est une caractéristique du choc, pas un défaut de l’allocation.
Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43
Immobilier
L’OAT 10 ans repasse au-dessus de 4,12 %, la détente de mercredi n’aura pas tenu une séance
Le rendement de l’OAT 10 ans remonte à 4,123 % (+0,43 %), après 4,106 % la veille : c’est la cinquième séance consécutive au-dessus de 4 %, et le niveau reste le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Le détail qui compte est le changement de cause : mercredi, la détente venait d’une intervention technique du Trésor américain sur le marché obligataire ; jeudi, la remontée vient de l’énergie, qui alimente l’inflation. Deux mouvements de sens opposé en deux séances, de natures très différentes. Pour un dossier de crédit, le fait stable reste le même depuis une semaine : le coût de la ressource longue des banques ne redescend pas.
Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 20 août 2026
Fiscalité et épargne
Inflation de juillet confirmée : ce qu’il reste vraiment du Livret A
Eurostat a confirmé le 19 août l’inflation annuelle de juillet : 2,9 % en zone euro (contre 2,8 % en juin), 3,0 % dans l’Union, et 2,4 % en France en indice harmonisé. La décomposition est parlante : les services contribuent pour +1,55 point et l’énergie pour +0,94 point à l’inflation de la zone euro. Or le Livret A est rémunéré 1,70 % depuis le 1er août, et ce taux est fixé jusqu’au 31 janvier 2027 par l’arrêté du 28 juillet 2026 (JO du 29 juillet). À 2,4 % d’inflation, le rendement réel de l’épargne réglementée est donc négatif d’environ 0,7 point. Le point utile en rendez-vous n’est pas le niveau du taux, c’est son asymétrie : la rémunération est bloquée pour six mois, l’inflation ne l’est pas — et sa composante énergie est précisément celle qui vient de repartir à la hausse.
Source : Eurostat — communiqué du 19 août 2026, inflation annuelle de la zone euro
20 août 2026
Paris a terminé dans le rouge pour la septième séance d’affilée, plombé par ses bancaires, pendant que Wall Street rebondissait après l’annonce par le Trésor américain d’un doublement de ses rachats d’obligations longues. L’OAT 10 ans s’est légèrement tassée mais reste à son plus haut niveau depuis 2008, et Meilleurtaux vient d’intégrer ce seuil dans son commentaire de rentrée. Côté fiscal, l’administration a publié sa doctrine sur l’option d’une entreprise individuelle pour l’IS.
Marchés
Septième séance de baisse à Paris, les bancaires en bas de tableau
Le CAC 40 clôture mercredi à 8 501,91 points, en repli de 0,09 % : une variation quasi nulle, mais une septième séance consécutive dans le rouge. L’essentiel se joue sous l’indice, dans le secteur bancaire : Société Générale cède 3,8 %, Crédit Agricole SA 2,6 % et BNP Paribas 2,4 %, pénalisés par la hausse récente des taux obligataires et par des prises de bénéfices. Le point utile en rendez-vous : les bancaires pèsent lourd dans l’indice parisien, et un CAC qui ne bouge pas de 0,1 % peut parfaitement recouvrir un secteur qui recule de plus de 3 %. Un client qui suit son portefeuille ligne à ligne verra donc autre chose que ce qu’annoncent les titres du soir.
Source : BFM Bourse — 19 août 2026, 17h40
Le Trésor américain double ses rachats d’obligations longues, les taux se détendent
Wall Street termine en hausse — Dow Jones 53 463,05 (+0,22 %), S&P 500 7 707,98 (+0,21 %), Nasdaq 26 331,09 (+0,16 %) — après l’annonce par le Trésor américain qu’il portera ses rachats d’obligations de 10 à 30 ans à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards aujourd’hui, à compter du 9 septembre. Effet immédiat sur les taux longs : le 30 ans revient à 5,18 % alors qu’il était monté jusqu’à 5,34 % la veille, un niveau plus vu depuis 2007, et le 10 ans à 4,64 % contre près de 4,71 % mardi à la clôture. La distinction à garder en tête pour une conversation client : il s’agit d’une intervention technique, destinée à apporter de la liquidité au marché obligataire — pas d’une décision de politique monétaire, et donc pas d’un signal sur la trajectoire des taux directeurs.
Immobilier
L’OAT 10 ans se tasse un peu, mais reste au plus haut depuis la crise de 2008
Le rendement de l’OAT 10 ans termine à 4,106 %, contre 4,113 % la veille — un tassement de moins d’un centième de point, sous les 4,12 %, qui laisse le taux à son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008. C’est la quatrième séance consécutive au-dessus de 4 % après le franchissement du seuil vendredi dernier. Pour un dossier de crédit, ce n’est pas la variation du jour qui compte mais l’installation sur un palier : les banques calent leurs barèmes sur le coût de leur ressource longue, et ce coût ne redescend pas.
Source : abcbourse — 19 août 2026, 17h51
Meilleurtaux met à jour son baromètre et intègre le franchissement des 4 %
Le baromètre a été actualisé le 17 août et les taux affichés pour un bon dossier ne bougent pas : 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans, 3,74 % sur 25 ans. Ce qui change, c’est le commentaire : le courtier note désormais que l’OAT 10 ans est passée d’environ 3,6 % début juillet à plus de 4 % cet été, décrit des barèmes « globalement stables ce mois-ci, mais une vigilance qui monte d’un cran pour la rentrée », et indique que si ce niveau s’installait durablement, une remontée progressive des taux deviendrait probable dès septembre-octobre. C’est un point de repère commode à donner à un client qui hésite : les chiffres qu’il lit en agence décrivent encore le marché d’avant le franchissement, et le courtier le dit lui-même.
Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 17 août 2026
Fiscalité et épargne
Entreprise individuelle : la doctrine sur le coût fiscal de l’option pour l’IS est publiée
L’administration a publié le 19 août ses commentaires sur l’article 16 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), qui modifie l’article 1655 sexies du CGI et crée les articles 151 octies D et 210 E bis. Le mécanisme en trois temps : l’option d’une entreprise individuelle pour son assimilation à une EURL ou une EARL emporte cessation de l’entreprise individuelle et transfert de son patrimoine, donc imposition des plus-values latentes — l’article 151 octies D ouvre un régime optionnel de report ou d’étalement ; en cas d’apport ultérieur en société de l’ensemble du patrimoine ou d’une branche complète d’activité, l’article 210 E bis ouvre un sursis ou un étalement ; et les titres reçus bénéficient d’un sursis d’imposition jusqu’à leur cession. Le dispositif vise les options exercées et les apports réalisés depuis le 1er janvier 2026 : la doctrine paraît en août pour une règle déjà applicable, et concerne donc des opérations de l’année en cours.
Source : BOFiP — actualité du 19 août 2026 (ACTU-2026-00121)
19 août 2026
Sixième séance de baisse d’affilée à Paris, décrochage des semi-conducteurs à New York, pétrole au-dessus de 91 dollars : la montée des taux longs et les tensions au Moyen-Orient commandent tout. Côté fiscal, l’administration vient de commenter la réforme de l’apport-cession, qui s’applique déjà aux opérations de l’année.
Marchés
Paris enchaîne une sixième séance de baisse
Le CAC 40 clôture à 8 509,36 points (−0,82 %), sa sixième séance de repli consécutive. Le déclencheur est géopolitique : les déclarations de Donald Trump sur l’Iran ont fait remonter le baril, le Brent d’octobre gagnant 1,09 % à 91,85 dollars et le WTI 1,4 % à 85,69 dollars. Les valeurs industrielles et technologiques encaissent — STMicroelectronics perd 7,6 %, Schneider Electric 4,4 %, Legrand 4 % — pendant qu’EssilorLuxottica gagne 2,6 %. Six baisses consécutives pour un cumul modeste : la mécanique est lisible, l’ampleur reste contenue, et c’est exactement le type de séquence qui inquiète un client bien plus que ne le justifient les chiffres.
Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05
Les semi-conducteurs décrochent de 5 % à New York
Le Nasdaq perd 1,33 % à 26 289,71 points, le S&P 500 0,69 % à 7 691,76 et le Dow Jones 0,22 % à 53 343,40. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie chute de 5 % : Micron −7 %, Western Digital −7,4 %, SanDisk −9 %, Nvidia −2,3 %. À l’inverse, l’énergie prend 1,8 %, la santé 1,6 % et la consommation de base 1,1 %. Le mécanisme mérite d’être expliqué à un client, parce qu’il est contre-intuitif : les rendements obligataires américains sont à leur plus haut depuis 2007, et quand le coût de l’argent monte, ce sont les sociétés dont les bénéfices sont attendus le plus loin dans le futur — les valeurs de l’IA au premier rang — qui perdent le plus de valeur aujourd’hui. Ce n’est pas leur activité qui a changé, c’est le taux auquel on l’actualise.
Source : Boursorama — 18 août 2026, 22h49
Immobilier
L’OAT 10 ans à 4,11 % — et ce n’est pas un problème français
Le rendement de l’OAT 10 ans monte encore de 0,04 point à 4,11 %, troisième séance consécutive au-dessus de 4 %. La trajectoire est nette depuis une semaine : 3,945 % jeudi, 4,042 % vendredi, 4,067 % lundi, 4,113 % mardi. Un point mérite d’être souligné avant qu’un client ne s’en inquiète : le Bund allemand a progressé exactement du même montant, +0,04 point à 3,26 %. L’écart entre la France et l’Allemagne ne s’est donc pas creusé — c’est un mouvement de taux longs généralisé, pas un signal sur la signature française. Pour le financement immobilier, seul le niveau compte, et il est désormais installé au-dessus du seuil que les courtiers surveillent.
Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05
Fiscalité et épargne
Apport-cession : l’administration commente une réforme déjà applicable
La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur l’article 11 de la loi de finances pour 2026, qui refond le report d’imposition de l’article 150-0 B ter du CGI — l’apport-cession, l’un des outils les plus utilisés par un dirigeant qui vend son entreprise. Quatre paramètres changent, tous dans le sens d’une contrainte accrue : le délai de remploi passe de 2 à 3 ans, le quota à réinvestir de 60 % à 70 % du produit de cession, la durée de conservation des biens acquis en remploi de 1 an à 5 ans, et le champ des activités éligibles est resserré. En cas de donation des titres, le délai au terme duquel le report est purgé passe de 5 à 6 ans, et de 10 à 11 ans en cas d’investissement spécifique. Le point à noter : ces règles s’appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026. Toute opération montée cette année l’a donc été sous le nouveau régime, alors que la doctrine ne sort que maintenant.
Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00099)
18 août 2026
Le luxe a plombé Paris lundi, Wall Street a reculé sur fond de tensions avec l’Iran, et le taux à 30 ans américain est monté à un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis juin 2007. En France, l’OAT tient une deuxième séance au-dessus de 4 % pendant que le Livret A remonte à 1,70 %.
Marchés
Le luxe fait décrocher Paris
Le CAC 40 termine lundi à 8 579,60 points, en baisse de 0,66 % — un repli plus marqué que celui de ses voisins européens, et pour une raison très française : le luxe. Kering perd 4,26 %, LVMH 2,71 % et Hermès 1,65 %. À l’inverse, STMicroelectronics gagne 5,15 % et Danone cède 2,97 %. C’est le genre de séance qui rappelle une chose utile en rendez-vous : une allocation « actions françaises » est bien plus concentrée sur trois maisons de luxe que la plupart des clients ne l’imaginent. Ce n’était pas une journée de marché, c’était une journée de secteur.
Source : Boursorama — 17 août 2026, 17h51
Wall Street recule sur les trois indices
Le Dow Jones cède 0,46 % à 53 483,29 points, le S&P 500 0,47 % à 7 749,34 et le Nasdaq Composite 0,33 % à 26 642,08. Après le record du 13 août, c’est la deuxième séance de repli consécutive pour l’indice large américain. Rien de spectaculaire dans les amplitudes — l’essentiel de la journée s’est joué ailleurs que sur les actions, sur le pétrole et les taux longs.
Source : Boursorama — 17 août 2026, 22h08
Le taux à 30 ans américain au plus haut depuis juin 2007
L’expiration lundi d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les tensions autour du détroit d’Ormuz et poussé le Brent jusqu’à 90 dollars. Dans le même mouvement, le rendement du Treasury à 30 ans est monté à 5,31 %, son plus haut niveau depuis juin 2007 ; le 10 ans américain termine à 4,72 %. C’est le chiffre le plus important de la journée, et de loin le moins commenté : le taux long est le prix qui sert à actualiser tout ce qui a une longue durée — obligations, immobilier, actions de croissance, engagements de retraite. Un client qui ne regarde que le CAC 40 n’a rien vu de ce qui s’est passé lundi.
Source : Yahoo Finance — 17 août 2026
Immobilier
L’OAT 10 ans se maintient au-dessus de 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans clôture lundi à 4,067 %, après 4,042 % vendredi et 3,945 % jeudi : le seuil des 4 %, franchi vendredi, tient une deuxième séance consécutive. C’est le niveau que les courtiers désignent comme leur point de bascule pour les barèmes de crédit immobilier, et les barèmes affichés datent toujours du 10 août — donc d’avant ce franchissement. Un mouvement de deux séances ne fait pas une tendance ; c’est en revanche le premier chiffre à regarder pour savoir si la fenêtre de financement de la rentrée ressemblera à celle de l’été.
Source : Investing.com — OAT 10 ans, données historiques au 17 août 2026
Fiscalité et épargne
Le Livret A est remonté à 1,70 % au 1er août, le LEP maintenu à 2,5 %
Depuis le 1er août, le Livret A et le LDDS rémunèrent à 1,70 %, soit 0,2 point de plus — un retour au niveau qu’ils avaient en janvier, après six mois à 1,50 %. Le taux tient compte de l’inflation hors tabac sur douze mois et de la moyenne des taux interbancaires. Le LEP reste à 2,5 % : le ministre a suivi la préconisation du gouverneur de la Banque de France de maintenir une rémunération élevée. Pour un cabinet, le LEP reste le seul produit sans risque à ce niveau de rendement — encore faut-il vérifier l’éligibilité du client, qui se perd et se retrouve d’une année sur l’autre selon le revenu fiscal de référence.
Source : Ministère de l’Économie et des Finances — communiqué du 15 juillet 2026
Et pourtant, l’épargne réglementée continue de sortir
Les flux publiés par la Caisse des Dépôts montrent que le Livret A a enregistré 3,10 milliards d’euros de retraits nets sur le seul premier trimestre 2026, et le LDDS 0,33 milliard — soit 3,42 milliards sortis des deux livrets en trois mois. Sur la même période, l’assurance vie signait sa meilleure collecte semestrielle depuis vingt ans (chiffres France Assureurs du 30 juillet, repris dans notre édition du 14 août). La hausse du taux servi à partir d’août ne dit donc pas grand-chose de ce qui pilote réellement l’arbitrage des épargnants : ce n’est pas le rendement du livret qui les fait partir, c’est ce qu’ils vont chercher ailleurs.
Source : Caisse des Dépôts — open data, flux mensuels Livret A / LDDS / LEP
17 août 2026
Retour sur la séance de vendredi : Paris a reculé pour la quatrième fois d’affilée, la consommation américaine a décroché plus fortement qu’attendu, et l’OAT 10 ans a franchi les 4 % — le seuil même que les courtiers désignent comme celui qui ferait remonter les barèmes de crédit à l’automne. Côté fiscal, l’administration a publié ses commentaires sur la réforme du PER.
Marchés
Paris recule pour la quatrième séance consécutive
Le CAC 40 clôture vendredi à 8 636,80 points, en baisse de 13,76 points (−0,16 %), soit une quatrième séance de repli d’affilée et −0,6 % sur la semaine. Les volumes ont été maigres à l’approche du 15 août — 2,6 milliards d’euros échangés sur l’indice. Côté valeurs, Valneva s’envole de 22,20 % après l’acceptation par l’Agence européenne des médicaments de son dossier de vaccin contre la maladie de Lyme, Dassault Systèmes reprend 3,63 % et STMicroelectronics cède 2,12 %. Ce genre de semaine — quatre baisses qui totalisent moins de 1 % — est celui qui inquiète le plus les clients pour le moins de raisons : la tendance est visible, l’amplitude est nulle.
Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55
Wall Street cède du terrain mais signe une troisième semaine de hausse
Le S&P 500 termine à 7 785,76 points (−0,17 %), le Nasdaq à 26 729,16 (−0,28 %) et le Dow Jones à 53 732,41 (−0,20 %). Le recul de vendredi masque l’essentiel : sur la semaine, le S&P progresse de 0,4 % et signe sa troisième semaine consécutive de hausse. Sur les taux, les opérateurs donnent selon CME FedWatch 67 % de probabilité à un statu quo de la Fed en septembre — et 33 % à une hausse. C’est le point à avoir en tête pour toute conversation de rentrée : le marché américain ne discute pas d’une baisse des taux, il arbitre entre l’immobilité et un tour de vis.
Source : Boursorama — 14 août 2026, 22h27
La consommation américaine décroche plus fortement qu’attendu
Les ventes au détail américaines ont reculé de 0,6 % en juillet, quand le consensus attendait une progression de 0,1 % : c’est leur plus forte baisse mensuelle depuis plus d’un an. Hors automobile et carburant, le repli est de 0,2 %. La consommation américaine est le moteur qui a tenu les marchés actions ces derniers trimestres ; quand elle faiblit en même temps que l’inflation ralentit, la lecture devient ambiguë — c’est précisément ce qui explique qu’un tiers des opérateurs parie encore sur une hausse de taux en septembre pendant que les deux autres tiers n’y croient pas.
Source : Yahoo Finance — 14 août 2026
Immobilier
L’OAT 10 ans franchit le seuil des 4 %
Le rendement de l’OAT 10 ans est monté à 4,04 % vendredi en fin de séance, contre 3,94 % la veille. Le seuil des 4 % n’a rien de magique en soi, mais c’est celui que les courtiers ont publiquement désigné comme leur niveau de vigilance pour les barèmes de crédit immobilier. Dans le même temps, le Brent est remonté à 88,26 dollars (+1,37 %) : la détente du pétrole observée jeudi n’aura pas tenu deux séances.
Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55
Les barèmes affichés, eux, n’ont pas encore bougé
Le baromètre Meilleurtaux, mis à jour le 10 août, affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier — des chiffres antérieurs au franchissement des 4 % par l’OAT. Le courtier y indique lui-même que si ce niveau se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à partir de septembre-octobre. L’écart entre le taux de marché et le taux affiché en agence est la chose la plus utile à expliquer à un client en ce moment : ce qu’il lit aujourd’hui décrit la situation d’il y a une semaine.
Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026
Fiscalité et épargne
PER : l’administration publie ses commentaires sur la réforme
La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur les articles 9 et 10 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Deux mouvements en sens inverse. L’article 9 supprime la déductibilité des versements volontaires et obligatoires, ainsi que l’exonération des versements d’épargne salariale, pour les titulaires de PER âgés de 70 ans ou plus — applicable depuis le 1er janvier 2026. L’article 10, lui, allonge de 3 à 5 ans la période de report de la fraction non utilisée du plafond de déduction, à compter de l’imposition des revenus de 2026. Les deux règles s’appliquent donc déjà aux versements de l’année en cours, alors que la doctrine ne vient d’être publiée que maintenant : l’écart se constatera à la déclaration, pas au moment du versement.
Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00106)
14 août 2026
Wall Street a signé un nouveau record en clôture pendant que Paris reculait, l’OPEP a abaissé sa prévision de demande de pétrole et les stocks américains ont bondi, et l’OAT 10 ans reste calée juste sous le seuil que les courtiers surveillent pour leurs barèmes de crédit. Trois sujets qui alimentent les conversations de rentrée.
Marchés
Le S&P 500 signe un record en clôture, Paris recule le même jour
Séance à deux vitesses jeudi : le CAC 40 termine à 8 650,56 points (−0,28 %) quand New York finit en hausse, avec un S&P 500 record à 7 798,99 points (+0,65 %), un Nasdaq à 26 803,03 points (+0,81 %) et un Dow Jones à 53 839,99 points (+0,13 %). Le déclencheur est macro : des prix à la production américains restés sages en juillet, qui ramènent la probabilité d’un statu quo de la Fed en septembre à 63 % selon les opérateurs. À retenir pour un rendez-vous client : un portefeuille diversifié à l’international n’a pas vécu la même journée qu’un portefeuille franco-français, et c’est précisément l’écart qui explique pourquoi on diversifie.
Source : Boursorama — 13 août 2026, 22h17
L’OPEP abaisse sa prévision de demande, les stocks américains bondissent
Dans son rapport mensuel, l’OPEP ramène la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 à 580 000 barils par jour. Dans le même temps, les stocks commerciaux américains de brut ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2023 — +17,4 millions de barils sur la semaine close le 7 août, à 424,4 millions. Le Brent recule à 88,24 dollars (−0,8 %) et le WTI à 82,56 dollars. Un pétrole qui se détend est un facteur désinflationniste : c’est le même mécanisme qui nourrit l’hypothèse d’une Fed à l’arrêt, et c’est utile à expliquer à un client qui ne voit dans le baril qu’un prix à la pompe.
Source : Boursorama — 13 août 2026, 18h46
Immobilier
L’OAT 10 ans à 3,94 % : le vrai indicateur à suivre pour les barèmes de crédit
Le rendement de l’OAT 10 ans s’est détendu jeudi à 3,94 %, contre 3,98 % la veille. C’est le chiffre qui compte pour l’immobilier : les barèmes des banques se calent dessus, pas sur les taux directeurs. Le baromètre Meilleurtaux du 10 août affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, et le courtier situe à 4 % le niveau d’OAT au-delà duquel, s’il se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à l’automne. Un client qui vous demande s’il doit se dépêcher n’a donc pas à regarder la BCE : il a un seuil et un indicateur publics à surveiller, ce qui est autrement plus rassurant qu’une intuition.
Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026
Fiscalité et épargne
Assurance vie : 2 162 Md€ d’encours et un premier semestre record depuis vingt ans
Les derniers chiffres de France Assureurs portent l’encours de l’assurance vie à 2 162 milliards d’euros fin juin (+6 % sur un an), pour une collecte nette de 36,5 Md€ sur le premier semestre — 8,9 Md€ de plus qu’au premier semestre 2025, et le meilleur semestre depuis vingt ans. Le point le plus intéressant pour un cabinet n’est pas le volume mais sa composition : les unités de compte représentent 43 % des cotisations de juin et progressent de 15 %, contre 10 % pour les fonds euros. Les épargnants reprennent du risque sans y être poussés par un effondrement du rendement garanti — un contexte où le rôle du conseil est d’encadrer ce mouvement plutôt que de l’accompagner passivement. À noter également, les PER assurantiels atteignent 124,8 Md€ pour 8,5 millions d’assurés.
13 août 2026
Séance parisienne en repli léger, barèmes de crédit immobilier figés pour le deuxième mois consécutif, et un rappel du régulateur sur la qualité du questionnement client et la présentation des frais — trois sujets qui touchent directement le quotidien d’un cabinet.
Marchés
Le CAC 40 termine la séance en léger repli
L’indice parisien clôture à 8 650,56 points, en baisse de 24,38 points, soit −0,28 %. Une séance sans mouvement marqué, dans un marché d’août peu étoffé. Rien qui justifie un arbitrage : c’est exactement le type de variation qu’un client interprète comme un signal alors qu’elle n’en est pas un.
Immobilier
Les barèmes de crédit immobilier restent figés
Le baromètre du 10 août affiche des taux de 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, soit des barèmes reconduits quasi à l’identique pour le deuxième mois consécutif. Pour un client qui hésite depuis le printemps, la fenêtre n’est ni en train de se refermer ni en train de s’ouvrir : c’est un argument de sérénité, pas d’urgence.
Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026
Réglementation et conformité
L’AMF juge insuffisante la qualité du questionnement client en agence
Le régulateur a publié les résultats de sa campagne de visites mystère menée entre septembre 2025 et février 2026 : 145 visites dans 11 grandes banques de réseau. Son constat est sévère — la qualité des questions posées au prospect est jugée insuffisante et en recul par rapport aux deux campagnes précédentes, et les frais restent trop rarement présentés : ceux du PEA et du compte-titres n’ont été exposés que dans 29 % des visites « risquophobe » et 36 % des visites « risquophile ».
Source : AMF — communiqué du 16 juillet 2026
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