Le point marché

Le point marché · 4 septembre 2026

Ce qui bouge aujourd’hui sur les marchés, l’immobilier et le non-coté

Quelques phrases de Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale, ont suffi jeudi à faire retomber de 63 % à 50,3 % la probabilité d’une hausse des taux américains en septembre. Wall Street a signé sa meilleure séance depuis le 4 août, l’OAT a cédé un peu de terrain après trois hausses d’affilée, et Paris a arrêté son recul. Deux rubriques seulement aujourd’hui : ni le BOFiP, ni l’AMF, ni la Banque de France n’ont publié quoi que ce soit de neuf.

CAC 408 286,40+0,07 %
Dow Jones+1,3 %meilleure séance depuis le 4 août
Nasdaq Composite+1,4 %S&P 500 : +1 %
Brent96,05 $+0,77 %
OAT 10 ans4,206 %−0,048 pt · 15e séance au-dessus de 4 %
Hausse des taux Fed en septembre50,3 %contre 63 % avant les propos de Waller
Crédit immobilier sur 20 ans3,62 %« bon taux », barème Meilleurtaux de septembre
+0,07 %CAC 40+1,30 %Dow Jones+1,40 %Nasdaq Composite+0,77 %Brent

Marchés

Écrans de cotation, courbes de marché
Photo de Nicholas Cappello sur Unsplash

Une phrase d’un gouverneur de la Fed fait retomber le pari sur une hausse des taux

Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale, a déclaré jeudi que « l’inflation sur trois mois a régulièrement baissé depuis 4,76 % en février » et que « la rapidité de cette trajectoire descendante est encourageante » ; il a ajouté que si cela se confirme dans les données des deux prochaines semaines, il serait « enclin à soutenir le maintien du taux directeur à son niveau actuel ». L’effet a été immédiat : la probabilité d’une hausse des taux en septembre, mesurée par l’outil FedWatch du CME, est retombée de 63 % à 50,3 %, le rendement du Treasury à 10 ans est revenu à 4,74 %, et Wall Street a signé sa meilleure séance depuis le 4 août — Dow +1,3 %, S&P 500 +1 %, Nasdaq +1,4 %. Ce qu’il faut noter, c’est ce qui ne s’est PAS produit : aucune statistique n’a été publiée, aucune décision n’a été prise. Un membre du conseil a dit, au conditionnel, ce qu’il ferait, et le marché a bougé de treize points de probabilité. C’est la conséquence directe de ce que Kevin Warsh a annoncé à Jackson Hole le 28 août : en renonçant à guider les anticipations, la Fed laisse la parole de chacun de ses membres occuper la place. En pratique, la volatilité de cette semaine est venue de discours, pas de chiffres.

Source : Yahoo Finance — suivi de la séance du 3 septembre 2026

Paris arrête son recul, mais l’indice cache des écarts de 27 points

Le CAC 40 termine jeudi à 8 286,40 points (+0,07 %), mettant fin à trois séances de baisse. Francfort a gagné 0,14 %, Amsterdam 0,09 %, Londres 0,70 %. Le pétrole, lui, a continué de monter : le Brent atteint 96,05 dollars (+0,77 %) et le WTI 91,65 dollars. Mais le vrai enseignement de la séance est ailleurs, dans l’écart entre les valeurs : Soitec a pris 10,27 % et Forvia 10,26 %, Publicis 4,40 %, quand Voltalia perdait 17,08 %, EssilorLuxottica 3,62 % et Hermès 3,30 %. Un indice qui varie de 0,07 % pendant que ses composantes s’écartent de −17 % à +10 % : c’est l’illustration la plus nette de ce qu’un indice dissimule. Le client qui détient trois ou quatre lignes françaises en direct n’a pas vécu une séance « plate » — la moyenne ne décrit personne.

Source : Zonebourse via Boursorama — 3 septembre 2026, 17h53

Immobilier

Immeuble d'habitation contemporain aux balcons vitrés
Photo de Tobias Wilden sur Unsplash

L’OAT se détend pour la première fois depuis trois séances, à 4,206 %

Le rendement de l’OAT 10 ans recule de 0,048 point, à 4,206 %, après trois hausses consécutives. La détente efface un peu moins que la seule hausse de la veille (−0,048 contre +0,051 point), et le rendement reste au-dessus de 4 % pour la quinzième séance consécutive. Il faut voir d’où vient ce répit : il a suivi les propos de Christopher Waller, à Washington. Rien n’a changé à Paris. Autrement dit, la seule bonne nouvelle de la semaine sur le coût de la dette française est venue d’une phrase prononcée sur un autre continent — ce qui dit assez ce qui commande aujourd’hui le taux auquel la France emprunte.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 3 septembre 2026

Barème de septembre : pourquoi la hausse de l’OAT ne se voit pas encore dans les crédits

Le baromètre Meilleurtaux, mis à jour le 1er septembre, donne pour un bon dossier 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans ; les meilleurs profils obtiennent 3 %, 3,1 % et 3,2 %. Le courtier y ajoute la mesure qui répond à la question que posent nos chiffres quotidiens : l’OAT 10 ans est passée de 3,3 % il y a un an à 4,1 % aujourd’hui, quand les taux immobiliers n’ont bougé que d’environ 0,24 point sur la même période — l’écart étant absorbé par les banques. Voilà pourquoi quinze séances d’OAT au-dessus de 4 % n’ont encore rien changé aux barèmes : la transmission n’est pas immédiate, et une partie du mouvement est amortie en amont du client. Deux choses se disent en rendez-vous, et deux seulement : le dossier monté aujourd’hui bénéficie d’une marge bancaire inhabituellement comprimée, et cet écart se mesure — 0,8 point d’OAT contre 0,24 point de taux sur un an. Ce qui se passera ensuite, personne ne le sait, et ce n’est pas à nous de le prédire.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux immobiliers, mis à jour le 1er septembre 2026

Les jours précédents

3 septembre 2026

Troisième séance de repli à Paris mercredi, toujours pour la même raison : l’obligataire. Le CAC cède 0,26 % pendant que l’OAT franchit 4,25 %, son quatorzième jour consécutif au-dessus de 4 %, et que le Brent dépasse 95 dollars — plus de 8 % gagnés en une semaine. Wall Street, elle, a cassé sa série de trois baisses. Et l’AMF a mis en garde les professionnels contre une campagne de faux mails signés à son nom.

CAC 408 280,63−0,26 %
Dow Jones53 061,95+295,07 pts · +0,6 %
Nasdaq Composite26 217,83+118,05 pts · +0,5 %
Brentplus de 95 $+8 % sur une semaine
OAT 10 ans4,254 %+0,051 pt · 14e séance au-dessus de 4 %
Treasury 30 ans5,27 %sous son pic du 18 août, à 5,34 %
-0,26 %CAC 40+0,60 %Dow Jones+0,50 %Nasdaq Composite

Marchés

Paris recule une troisième fois, et c’est encore l’obligataire qui commande

Le CAC 40 termine mercredi à 8 280,63 points, en repli de 0,26 %, après être descendu sous 8 240 points en séance. La cause n’a pas changé depuis lundi : la tension sur les taux. L’OAT 10 ans est donnée à 4,26 %, le Treasury américain à 10 ans approche 4,8 % et son 30 ans atteint 5,27 %. En toile de fond, le pétrole : le Brent dépasse 95 dollars, en hausse de plus de 8 % sur une semaine, après les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran. La cote a trié en conséquence — Technip Energies a cédé 4,7 %, Renault 3 % et Stellantis 2,7 %, quand L’Oréal gagnait 1,5 %. Trois séances de suite où l’indice baisse sans qu’aucune entreprise n’ait publié de mauvaise nouvelle : c’est la définition d’un marché qui se règle sur le taux d’actualisation, et non sur les résultats.

Source : Boursier.com via Fortuneo — 2 septembre 2026, 18h00

Wall Street casse sa série de trois séances de baisse

Les indices américains ont repris le chemin de la hausse mercredi : le Dow Jones gagne 295,07 points (+0,6 %) à 53 061,95, le S&P 500 35,13 points (+0,5 %) à 7 666,60 et le Nasdaq Composite 118,05 points (+0,5 %) à 26 217,83, portés par les grandes valeurs technologiques — Nvidia a repris plus de 3 %. Sur l’année, les trois indices affichent entre 10,4 % et 12,8 % de hausse. L’écart avec Paris se creuse donc pour la deuxième séance consécutive, et sur le même sujet : les taux longs américains ont cessé de monter mercredi, l’OAT non. Ce n’est pas une divergence d’entreprises, c’est une divergence de dette souveraine.

Source : Associated Press via WTOP — 2 septembre 2026

Immobilier

L’OAT passe 4,25 % : quatorzième séance consécutive au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans gagne encore 0,051 point, à 4,254 %, un nouveau plus haut pour la série commencée le 14 août. C’est la quatorzième séance consécutive au-dessus de 4 %, et la troisième hausse d’affilée. Depuis le 14 août, le rendement a progressé d’environ 21 centièmes de point. Trois semaines de hausse quasi ininterrompue, cela ne se lit plus comme un épisode : c’est le coût auquel la France emprunte à dix ans, et donc le socle des barèmes de crédit immobilier que les banques diffusent en ce moment. Concrètement, une capacité d’emprunt calculée en juin sur une hypothèse de stabilisation ne tient plus, et il vaut mieux que le client l’apprenne de son conseil que de son banquier.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 2 septembre 2026

Réglementation et conformité

L’AMF alerte les professionnels sur une campagne de faux mails signés à son nom

À la suite de signalements reçus le 1er septembre, l’Autorité des marchés financiers a publié une mise en garde : une campagne de mails frauduleux usurpe son identité et vise « plusieurs acteurs, régulés ou non par l’Autorité », en les invitant à signer certains documents. Les éléments techniques sont publics et permettent une recherche immédiate dans une messagerie : l’objet des messages est « Re: Re: [Action requise] Avis de violation de l’AMF | ref ::#<numéro> », l’expéditeur s’affiche sous le nom « AMF Autorité des Marchés Financiers – AMF_Service @amf-france.org » pour masquer la véritable adresse, et les adresses sources se terminent par .eigen.eng.br ou .laxmipackaging.co.in. L’AMF précise qu’elle n’est pas à l’origine de ces mails, demande de ne pas y donner suite, et a transmis les éléments au procureur de la République. Un cabinet a deux gestes à faire aujourd’hui : chercher cet objet dans les boîtes de l’équipe, et rappeler la règle qui protège vraiment — une demande de signature reçue par mail au nom d’un régulateur se vérifie par un canal indépendant, jamais en cliquant dans le message.

Source : AMF — mise en garde publiée le 1er septembre 2026

2 septembre 2026

Le pétrole a continué de monter mardi après une nouvelle salve de frappes américaines près du détroit d’Ormuz, et il a emporté le reste avec lui : l’inflation de la zone euro est ressortie à 3,3 % sur un an en août, les taux longs ont monté des deux côtés de l’Atlantique et toutes les places ont reculé. La décomposition publiée par Eurostat est pourtant plus instructive que le titre — hors énergie, l’indice n’a pas bougé.

CAC 408 301,85−0,39 %
Dow Jones52 766,88−419,02 pts · −0,8 %
Nasdaq Composite26 099,77−271,11 pts · −1 %
Brent92,61 $+2,29 %
OAT 10 ans4,203 %+0,029 pt · 13e séance au-dessus de 4 %
Inflation zone euro (août)3,3 %hors énergie : 2,2 %, inchangé
Énergie en zone euro+14,3 %sur un an, après +10,3 % en juillet
-0,39 %CAC 40-0,80 %Dow Jones-1,00 %Nasdaq Composite+2,29 %Brent

Marchés

L’Europe recule, prise entre le baril et les taux

Toutes les places européennes ont cédé du terrain mardi : CAC 40 −0,39 % à 8 301,85 points, Francfort −1,14 %, EuroStoxx 50 −0,85 %, Londres −0,32 %. En cause, deux mouvements qui se nourrissent l’un l’autre. Le pétrole d’abord, après une nouvelle salve de frappes américaines visant les Gardiens de la révolution près du détroit d’Ormuz : le Brent gagne 2,29 % à 92,61 dollars et le WTI 2,82 % à 88,15 dollars. Les taux longs ensuite : le Treasury à 10 ans termine à 4,76 % après avoir touché 4,79 % en séance, et le Bund allemand monte à 3,33 %. Kering a perdu 2,69 %. C’est la configuration qu’il faut savoir nommer devant un client : le baril alimente l’inflation, l’inflation alimente l’anticipation de hausse des taux, et cette anticipation pèse en même temps sur les actions et sur les obligations. Autrement dit, les deux poches d’un portefeuille équilibré baissent ensemble — la diversification entre actions et taux cesse de jouer au moment précis où on en aurait besoin.

Source : Reuters via Boursorama — 1er septembre 2026, 18h15

Wall Street recule aussi, la technologie en tête de la baisse

Les indices américains ont suivi le même chemin : le Dow Jones perd 419,02 points (−0,8 %) à 52 766,88, le S&P 500 54,67 points (−0,7 %) à 7 631,47 et le Nasdaq Composite 271,11 points (−1 %) à 26 099,77, ce sont les grandes valeurs technologiques qui ont le plus reculé. Sur l’année, les trois indices restent en hausse de 9,8 % à 12,3 %. Le détail vaut d’être relevé : deux jours après avoir bouclé un mois d’août à +3 %, le Nasdaq en rend le tiers en une séance. C’est le rappel que la poche la plus détenue dans les portefeuilles est aussi la plus sensible à un mouvement de taux — une ligne technologique bouge deux fois, une fois pour l’entreprise, une fois pour le taux auquel on actualise ses bénéfices futurs.

Source : Associated Press via WTOP — 1er septembre 2026

Le fonds activiste Elliott entre au capital d’Air Liquide

Elliott Management a constitué une participation dans Air Liquide, dont la capitalisation avoisine 108 milliards d’euros, et a engagé des discussions avec le groupe. Les demandes du fonds new-yorkais ne sont pas publiques à ce stade. Le point de friction identifié tient à la politique de retour aux actionnaires : Air Liquide leur a rendu 14 milliards d’euros en dix ans, contre 45 milliards pour son concurrent Linde, pour une performance boursière comparable sur cinq ans. L’action a réagi en gagnant 2,15 %, à 173,18 euros. Le fonds avait déjà mené une campagne française chez Pernod Ricard en 2018, avec 2,5 % du capital. Air Liquide étant l’une des valeurs les plus détenues en direct par les particuliers français, le sujet reviendra dans les rendez-vous ce mois-ci — et la seule chose qu’on puisse en dire aujourd’hui, c’est qu’une participation existe et que rien de ce qui est demandé n’a été rendu public.

Source : Zonebourse via Boursorama — 1er septembre 2026, 06h21

Immobilier

L’OAT franchit 4,20 % : treizième séance consécutive au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans gagne encore 0,029 point, à 4,203 %, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le début de la série, entamée le 14 août. C’est la treizième séance consécutive au-dessus de 4 %. Rapporté au Bund allemand, coté 3,33 % le même jour selon Reuters, l’écart ressort à environ 87 points de base. Le fait marquant n’est pas la hausse du jour mais sa régularité : depuis le 14 août, l’OAT a pris environ 16 centièmes de point net, et la seule vraie détente de la période — 0,074 point cédé le 25 août — a été entièrement effacée en quatre séances. Les banques publient leurs barèmes de septembre cette semaine, et elles le font sur la courbe telle qu’elle est aujourd’hui. Un client à qui une simulation a été présentée avant la mi-août doit l’apprendre par son conseil, pas en découvrant son offre de prêt.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 1er septembre 2026

Fiscalité et épargne

Inflation zone euro à 3,3 % — mais hors énergie, rien n’a bougé

Selon l’estimation rapide publiée mardi par Eurostat, l’inflation annuelle de la zone euro s’établit à 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet. La décomposition désigne une seule ligne : l’énergie bondit de 14,3 % sur un an, après 10,3 % en juillet. Tout le reste est calme, voire en décélération — alimentation, alcool et tabac à 1,2 % comme en juillet, biens industriels non énergétiques à 1,2 %, et services en repli, de 3,3 % à 3,0 %. Résultat : l’indice hors énergie reste stable à 2,2 %. Les écarts entre pays restent larges, de 1,3 % en Estonie à 5,8 % en Lituanie ; la France, selon l’INSEE, ressort à 2,4 % (2,7 % en indice harmonisé). Autrement dit, l’accélération vient d’une seule composante, et cette composante vient du détroit d’Ormuz, tandis que la partie domestique de l’inflation — les services — ralentit. Ce que cela ne change pas, en revanche, c’est l’arithmétique du livret : à 1,70 %, le Livret A reste sous le chiffre français comme sous celui de la zone euro.

Source : Eurostat — estimation rapide de l’inflation, communiqué du 1er septembre 2026

1er septembre 2026

Août s’est refermé lundi sur un coup de théâtre géopolitique : les États-Unis ont frappé l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Ormuz, quatre jours après le cadre d’apaisement annoncé entre Téhéran et Oman. Le pétrole est reparti à la hausse, l’Europe a reculé et le CAC 40 boucle le mois à −2,06 % — quand Wall Street, elle, signe un août à +2,5 % sur le S&P 500. Deux mois opposés de part et d’autre de l’Atlantique, dans le même portefeuille.

CAC 40 (séance)8 334,50−0,79 %
CAC 40 (mois d’août)−2,06 %de 8 509,64 à 8 334,50, soit 175 points
S&P 500 (mois d’août)+2,5 %Nasdaq +3 % · Dow +1,3 %
Brent90,68 $+1,44 %
OAT 10 ans4,174 %+0,047 pt · plus haut de la série · 12e séance au-dessus de 4 %
Inflation France (août, provisoire)2,4 %sur un an · énergie : +16,7 %
Hausse des taux Fed en septembre62 %contre environ 40 % une semaine plus tôt
-0,79 %CAC 40 (séance)-2,06 %CAC 40 (mois d’août)+2,50 %S&P 500 (mois d’août)+1,44 %Brent

Marchés

Les États-Unis frappent l’île de Larak : le pétrole repart, l’Europe recule

Les forces américaines ont frappé lundi l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Ormuz — les premières frappes contre l’Iran depuis fin juillet. Les Gardiens de la révolution ont répliqué par des missiles balistiques et des drones sur deux bases américaines en Jordanie, tout en invoquant la « légitime défense » ; le président Massoud Pezeshkian a dit rechercher « accord et entente » plutôt qu’un conflit prolongé. Le Brent est remonté de 1,44 % à 90,68 dollars et le WTI de 2,60 % à 85,62 dollars. Les places européennes ont reculé : CAC 40 −0,79 % à 8 334,50 points, Francfort −1,09 %, Amsterdam −0,59 %, Londres étant fermée pour un jour férié. Airbus a cédé 2,86 %. Quatre jours plus tôt, le cadre annoncé entre l’Iran et Oman avait fait tomber le baril à son plus bas depuis le 10 août : le même dossier a donc produit deux mouvements opposés en une semaine. C’est ce qu’il faut montrer à un client tenté de repositionner son épargne sur une actualité géopolitique.

Source : Zone Bourse via Bourse Direct — 31 août 2026, 17h52

Le CAC 40 termine le mois d’août à −2,06 %

Le calcul est simple et vérifiable ligne à ligne : le CAC 40 avait clôturé juillet à 8 509,64 points le 31 juillet, il finit août à 8 334,50 points. Soit 175,14 points perdus, ou −2,06 % sur le mois. Le chemin, lui, n’a rien eu de linéaire : l’indice avait dépassé 8 650 points à la mi-août avant de céder du terrain sur trois semaines de tension obligataire et d’inquiétudes budgétaires, avec une chute isolée de 1,68 % le 27 août. Pour un client dont le relevé mensuel arrive cette semaine, la ligne « −2 % » ne raconte pas ce mois-ci ; le contexte, si.

Source : Boursorama — historique quotidien du CAC 40, séances du 31 juillet et du 31 août 2026

Wall Street a passé le même mois en positif — et parie de plus en plus sur une hausse des taux

Les indices américains ont eux aussi reculé lundi — Dow −0,7 %, S&P 500 −0,3 %, Nasdaq Composite −0,1 % — mais sur l’ensemble d’août ils terminent en hausse : S&P 500 +2,5 %, Nasdaq +3 %, Dow +1,3 %. Sur l’obligataire, la tension continue : le Treasury à 10 ans monte à 4,76 % (+4 points de base) et le 30 ans à 5,26 % (+5 points de base). Et le pari sur la Fed se durcit encore : la probabilité d’une hausse de 25 points de base en septembre atteint 62 %, contre environ 40 % une semaine plus tôt. Le remontage du prix du pétrole y contribue directement — une banque centrale inquiète de l’inflation n’a pas besoin d’un baril qui remonte. Pour un cabinet, l’écart entre les deux rives de l’Atlantique sur un même mois est l’argument le plus concret en faveur d’une allocation qui ne dépend pas d’un seul marché.

Source : Yahoo Finance — suivi de la séance du 31 août 2026

Immobilier

L’OAT finit le mois à 4,174 %, au plus haut de la série

Le rendement de l’OAT 10 ans bondit de 0,047 point à 4,174 % pour la dernière séance d’août : c’est le plus haut niveau de la série entamée le 14 août, et la douzième séance consécutive au-dessus de 4 %. Le mois se termine donc sur le point le plus tendu qu’il ait connu, et non sur une détente. La conséquence pratique tombe cette semaine : les banques diffusent leurs barèmes de rentrée en s’appuyant sur la courbe de fin de mois, pas sur une moyenne des dernières semaines. Un client à qui l’on a présenté une simulation en juin doit être prévenu avant de la voir contredite par une offre de prêt.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 31 août 2026

Fiscalité et épargne

Inflation française à 2,4 % en août, tirée par une énergie à +16,7 %

Selon l’estimation provisoire publiée par l’INSEE le 28 août (Informations Rapides n° 215), les prix à la consommation augmenteraient de 2,4 % sur un an en août, après +2,1 % en juillet, et de 0,7 % sur le seul mois. L’indice harmonisé, celui que regarde la BCE, monte à 2,7 %. Le détail désigne un seul responsable : l’énergie progresse de 16,7 % sur un an, quand les produits manufacturés reculent de 0,4 %, l’alimentation avance de 1,1 % et les services de 2,0 %. Les résultats définitifs sont attendus le 15 septembre. Ce chiffre se lit à côté d’un autre, que tous les clients connaissent : le Livret A rémunère 1,70 % depuis le 1er août. L’écart n’est plus théorique — une épargne de précaution laissée sur un livret perd désormais du pouvoir d’achat chaque mois, et c’est la conversation à ouvrir avant qu’un client ne fasse le calcul lui-même.

Source : INSEE — Informations Rapides n° 215, 28 août 2026

31 août 2026

La séance de vendredi a été dominée par Jackson Hole. Pour son premier grand discours, Kevin Warsh a jugé l’inflation américaine préoccupante et renoncé à annoncer quoi que ce soit sur la suite — deux gestes qui ont suffi à faire basculer le marché : la probabilité d’une HAUSSE des taux en septembre est passée de 35 % à 57 %. À Paris, le CAC a rebondi de 0,98 % après une chute de 1,68 % la veille, et Fitch a maintenu vendredi soir la note de la France à A+, perspective stable.

CAC 408 401,18+0,98 %
S&P 5007 711,76−0,2 % · +0,5 % sur la semaine
Nasdaq Composite26 402,42−0,5 % · +0,8 % sur la semaine
OAT 10 ans4,127 %+0,028 pt · 11e séance au-dessus de 4 %
Écart OAT / Bund allemand84 pts de base4,12 % contre 3,28 %
Treasury 10 ans4,72 %+4 pts de base après Jackson Hole
Hausse des taux Fed en septembre57 %contre 35 % avant le discours
+0,98 %CAC 40-0,20 %S&P 500-0,50 %Nasdaq Composite

Marchés

Jackson Hole : Kevin Warsh renonce à dire ce que fera la Fed

Pour son premier grand discours comme président de la Réserve fédérale, intitulé In Our Time, Kevin Warsh a livré deux messages. Sur l’inflation d’abord : « Inflation is running above our 2 percent target », et surtout un constat de diffusion — 54 % des composantes de l’indice PCE progressent de plus de 3 % sur douze mois, très loin du pic post-pandémie d’environ 77 %, mais toujours au-dessus des niveaux d’avant 2020. Sur la méthode ensuite, il rompt avec quinze ans de pratique : « Oversharing policy deliberations and overcommitting to future decisions can lead markets, businesses, and households astray » — la Fed cessera d’annoncer à l’avance ce qu’elle compte faire. Le reste du tableau est solide : chômage à 4,1 %, bénéfices des entreprises en hausse de 20 % sur un an. Ce qui change pour un cabinet n’est pas le niveau des taux mais la visibilité : jusqu’ici, un client pouvait s’appuyer sur ce que la Fed annonçait de ses intentions. Cette béquille disparaît.

Source : Federal Reserve Board — discours du président Warsh au symposium de Jackson Hole, 28 août 2026

Le marché ne parie plus sur une baisse des taux, mais sur une hausse

La bascule est nette et chiffrée. Avant le discours, l’outil FedWatch du CME donnait 35 % de probabilité à une hausse des taux lors de la réunion de septembre ; après, 57 %. Le rendement du Treasury à 10 ans est remonté à 4,72 % (+4 points de base) et le 2 ans a pris environ 8 points de base — la partie courte réagit toujours la première quand c’est la politique monétaire qui bouge. C’est un renversement de régime : depuis deux ans, la conversation patrimoniale se tenait autour de la question « quand la Fed baissera-t-elle ? ». Elle porte désormais sur l’hypothèse inverse. Pour un client dont l’allocation a été construite sur l’anticipation d’une détente des taux, c’est le moment de vérifier ce que cette hypothèse pesait dans le raisonnement.

Source : Yahoo Finance — suivi de la séance du 28 août 2026

Paris rebondit de 0,98 % après une chute de 1,68 % la veille

Le CAC 40 termine vendredi à 8 401,18 points (+0,98 %), un rebond qui vient après une séance de jeudi violente : −1,68 %, à 8 319,97 points, sur fond d’inquiétudes persistantes concernant les finances publiques françaises. Forvia a gagné 5,12 %, TotalEnergies 0,67 %. Les analystes cités par l’AFP parlent d’un simple « effet de rebond par rapport à jeudi » — autrement dit, rien de neuf n’est venu rassurer, l’indice a seulement cessé de baisser. La nuance mérite d’être faite devant un client : une hausse de 1 % qui suit une baisse de 1,7 % ne répare pas la baisse, elle en récupère un peu plus de la moitié.

Source : AFP via Boursorama — 28 août 2026, 18h24

Immobilier

L’OAT à 4,127 % : onzième séance consécutive au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans termine la semaine à 4,127 % (+0,028 point), au plus haut de la série entamée le 14 août. C’est la onzième séance consécutive au-dessus de 4 % — l’AFP relève le même mouvement, à 4,12 % contre 4,10 % jeudi. L’écart avec le Bund allemand, à 3,28 %, s’établit à environ 84 points de base. Trois semaines au-dessus de 4 % ne sont plus une tension passagère : c’est le niveau sur lequel les banques calent leurs barèmes de crédit immobilier pour la rentrée. Un dossier monté en juin sur une hypothèse de détente doit être réexaminé avec le client avant que l’offre ne soit éditée.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 28 août 2026

Fitch maintient la France à A+, perspective stable

Vendredi soir, l’agence Fitch Ratings a maintenu la note de la dette souveraine française à A+ avec une perspective stable, comme elle l’avait déjà fait en mars, et malgré des estimations de déficit public plus élevées. L’agence relève que la France dispose d’« une économie importante, diversifiée », d’« un secteur bancaire solide » et d’« une base d’investisseurs diversifiée », mais qu’elle est pénalisée « par un endettement élevé et en hausse, un contexte politique et social rendant difficile l’assainissement budgétaire, ainsi qu’un faible potentiel de croissance ». Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a dit « prendre acte » de la décision. Le calendrier compte autant que le verdict : l’avis tombe à quelques semaines de la présentation du dernier budget de ce gouvernement avant l’élection présidentielle. Pour un client qui s’inquiète de la dette française, la réponse factuelle du jour est que le statu quo tient — sans que rien, dans les motifs de l’agence, ne dise que la trajectoire s’améliore.

Source : franceinfo avec AFP — 28 août 2026, 23h42

Fiscalité et épargne

Réduction d’impôt PME, FCPI, FIP : la doctrine vient d’être réécrite

L’administration a publié le 27 août une mise à jour de ses commentaires sur la réduction d’impôt sur le revenu au titre des souscriptions au capital de PME, de parts de FCPI ou de FIP et des souscriptions dans des ESUS (CGI, art. 199 terdecies-0 A, 0 AA et 0 AB). Elle intègre la loi de finances pour 2026 du 19 février 2026, qui supprime la réduction au titre des parts de FIP « classiques », allonge à 48 mois le délai d’investissement des FCPI orientés vers les jeunes entreprises innovantes et porte de 15 à 16,5 millions d’euros le plafond de financement. Le taux majoré de 25 % est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027 pour les ESUS et les sociétés foncières solidaires. C’est typiquement le genre de publication qui ne fait aucun titre et qui change une recommandation : le FIP, longtemps un réflexe de fin d’année pour un client cherchant à réduire son impôt, sort du dispositif, tandis que l’avantage à 25 % se concentre désormais sur le volet solidaire. Avant de reprendre une préconisation formulée l’an dernier, il faut vérifier de quelle version de la doctrine elle relève.

Source : BOFiP — actualité ACTU-2026-00156 du 27 août 2026

27 août 2026

Paris est montée toute la journée de mercredi grâce au pétrole — l’Iran et Oman ont dévoilé un cadre commun pour rouvrir la navigation dans le détroit d’Ormuz — mais le CAC a terminé sur le point le plus bas de sa séance, juste avant Nvidia. Le fabricant de puces a ensuite écrasé les attentes et, surtout, relevé massivement sa prévision. Et l’administration américaine a publié un chiffre d’inflation dont les deux lectures, 3,7 % et 3,3 %, ne disent pas la même chose.

CAC 408 462,39+23,19 pts · +0,27 %
Dow Jones53 463,9−0,21 %
S&P 5007 675,7−0,02 %
Brent (contrat octobre)85,85 $−3,08 % en séance
OAT 10 ans4,077 %+0,028 pt · 9e séance au-dessus de 4 %
Inflation PCE (juillet, États-Unis)3,7 %hors alimentation et énergie : 3,3 %
Taux d’épargne des ménages américains3,0 %du revenu disponible, juillet 2026
+0,27 %CAC 40-0,21 %Dow Jones-0,02 %S&P 500-3,08 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Le CAC monte toute la journée et termine sur son point le plus bas

Le CAC 40 clôture mercredi à 8 462,39 points, en hausse de 23,19 points (+0,27 %), au terme d’une séance portée par le reflux du pétrole. Mais le détail de la journée dit autre chose que le pourcentage : l’indice est monté jusqu’à 8 503,65 points et a terminé exactement sur son plus bas du jour, soit 41 points en dessous de son plus haut, pour un volume de 2 990 millions d’euros. Personne n’a voulu porter de position dans la nuit des résultats de Nvidia. C’est une nuance utile à donner à un client qui ne lit que la variation quotidienne : le « +0,27 % » décrit une séance qui valait trois fois cela à son meilleur moment, et une clôture qui a tout rendu.

Source : Boursorama — cotation du CAC 40, clôture du 26 août 2026 (dernier échange à 18h05)

Le pétrole décroche sur l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz

L’Iran et Oman ont dévoilé, à l’issue de pourparlers à Téhéran mardi, un cadre commun pour rétablir une navigation plus sûre dans le détroit d’Ormuz : un couloir de navigation temporaire et des opérations de déminage en cours, qui améliorent sensiblement les perspectives de trafic des pétroliers. Le baril a réagi immédiatement — le Brent d’octobre est retombé à 85,85 dollars (−3,08 %) et le WTI à 80,15 dollars (−2,68 %), tous deux à leur plus bas niveau depuis le 10 août. Les valeurs pétrolières américaines ont suivi : ExxonMobil −2 %, Occidental Petroleum −1,1 %, Halliburton −1,3 %. Deux semaines auront suffi pour monter puis démonter la prime géopolitique : c’est l’illustration la plus nette qu’on puisse donner à un client de ce que vaut un pari sur un événement politique.

Source : Reuters via Boursorama — 26 août 2026, 14h38

Nvidia : ce qui a fait monter le titre n’est pas le trimestre publié

Publiés mercredi après la clôture américaine, les comptes du trimestre clos le 26 juillet dépassent tout : 96,22 milliards de dollars de chiffre d’affaires contre 92,17 milliards attendus, dont 89 milliards pour la seule division data center, et un bénéfice par action de 2,22 dollars contre 2,10 attendus. Le titre a pourtant commencé par reculer d’environ 1 % avant de s’envoler de 4,7 % en séance prolongée. Ce qui a retourné le marché n’est pas le trimestre écoulé mais la suite : une prévision de 108 milliards de dollars (± 2 %) pour le trimestre en cours contre 104,19 milliards espérés, et une croissance annoncée de 70 % pour l’exercice 2028 quand le consensus tablait sur 44 %. À retenir pour un client exposé aux fonds technologiques : le cours réagit à la prévision, c’est-à-dire à la partie d’une publication qui n’est justement pas encore vérifiable.

Source : Reuters via Boursorama — 27 août 2026, 02h16

Immobilier

L’OAT remonte à 4,077 % : le palier tient depuis neuf séances

Le rendement de l’OAT 10 ans remonte à 4,077 % (+0,028 point), effaçant un peu plus du tiers de la détente de la veille. C’est la neuvième séance consécutive au-dessus de 4 %. L’information du jour n’est pas le mouvement, elle est son absence : un palier qui dure neuf séances cesse d’être un événement et devient un niveau. C’est ce qui change la conversation avec un client qui hésite entre acheter maintenant et attendre — non pas parce qu’on saurait où va le taux, mais parce que le taux qu’il négocie aujourd’hui n’a plus rien d’accidentel. Les barèmes bancaires se règlent sur des paliers, pas sur des séances.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 26 août 2026

Fiscalité et épargne

Inflation américaine : 3,7 % ou 3,3 % — ce n’est pas le même chiffre, ni le même sujet

Le Bureau of Economic Analysis a publié mercredi les revenus et dépenses des ménages américains de juillet. L’indice des prix PCE progresse de 0,2 % sur le mois et de 3,7 % sur douze mois ; hors alimentation et énergie, il progresse de 0,2 % sur le mois et de 3,3 % sur douze mois. Les deux chiffres circulent sous le même nom, et 0,4 point les sépare — or c’est le second, l’indice sous-jacent, que la Réserve fédérale regarde. Avant de reprendre un chiffre d’inflation devant un client, il faut savoir duquel on parle. Le même communiqué livre une donnée plus parlante encore pour un cabinet : le revenu des ménages américains a progressé de 0,4 % quand leurs dépenses n’ont augmenté que de 0,2 %, et leur taux d’épargne s’établit à 3,0 % du revenu disponible. À comparer avec l’enquête de l’INSEE publiée la veille, où le solde d’opinion des ménages français sur l’opportunité d’épargner atteint 47 pour une moyenne de longue période de 19. Deux économies développées, deux comportements opposés — et la raison pour laquelle un marché du conseil patrimonial existe en France : la question n’y est jamais de faire épargner, mais de savoir où va ce qui est déjà mis de côté.

Source : Bureau of Economic Analysis — Personal Income and Outlays, July 2026, publié le 26 août 2026

26 août 2026

Séance à rebours mardi : Paris a reculé pendant que Wall Street et les autres places européennes montaient, et alors même que tout ce qui l’aide d’ordinaire s’améliorait — le pétrole a perdu près de 4 %, les taux longs américains se sont nettement détendus et l’OAT est revenue à 4,05 %, sa plus forte baisse depuis le début de la série. Le même jour, l’INSEE a publié une enquête où l’envie d’épargner des ménages est très au-dessus de sa moyenne, et celle de consommer très en dessous.

CAC 408 439,20−13,81 pts · −0,16 %
S&P 500+0,32 %clôture de mardi
Nasdaq Composite+0,66 %clôture de mardi
Brent (contrat octobre)88,79 $−3,67 % en séance
OAT 10 ans4,049 %−0,074 pt · 8e séance au-dessus de 4 %
Opportunité d’épargner (INSEE)47moyenne de longue période : 19
-0,16 %CAC 40+0,32 %S&P 500+0,66 %Nasdaq Composite-3,67 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Paris recule à contre-courant du reste du monde

Le CAC 40 termine mardi à 8 439,20 points, en repli de 13,81 points (−0,16 %), alors que Wall Street et les grandes places européennes progressaient — et malgré la détente simultanée des taux et du pétrole. L’explication tient à la composition de l’indice plus qu’à la macroéconomie : Kering cède 3,34 % à 247,20 euros et Renault 3,25 % à 27,39 euros, deux poids lourds qui reculent sur leurs propres nouvelles, quand STMicroelectronics gagne 0,79 % et Soitec 1,07 %. Les volumes sont restés faibles avant les résultats de Nvidia mercredi soir. C’est une distinction utile en rendez-vous : un indice national est d’abord un panier d’entreprises, et seulement ensuite un baromètre de l’économie du pays.

Source : Boursorama — 25 août 2026, 19h03

Wall Street monte, les taux longs américains se détendent nettement

Le Dow Jones gagne 0,30 %, le S&P 500 0,32 % et le Nasdaq 0,66 %, portés par le rebond des semi-conducteurs à la veille des résultats de Nvidia, qui prend lui-même 2,19 %. Sur l’obligataire, le mouvement est net : le Treasury 10 ans revient à 4,62 % contre 4,70 % la veille, et le 30 ans à 5,16 % contre 5,23 %. Ce 30 ans se retrouve 18 points de base sous son pic du 18 août, où il avait touché 5,34 %, un plus haut depuis 2007. Rien de nouveau n’est venu entre-temps sur la dette américaine elle-même : ce qui a bougé, c’est le prix du baril. Le symposium de Jackson Hole, en fin de semaine, avec un discours de Kevin Warsh, nouveau président de la Fed, reste l’échéance à surveiller.

Source : AFP via Bourse Direct — 25 août 2026, 22h39

Le pétrole recule encore de près de 4 %, et efface la prime iranienne

Le Brent d’octobre revient à 88,79 dollars (−3,67 %), après avoir déjà perdu 2,24 % lundi. Le baril retrouve ainsi le niveau qu’il occupait le 14 août (88,24 dollars), avant la montée des tensions : toute la hausse attribuée à l’escalade iranienne a été rendue. Le paradoxe mérite d’être relevé — ce reflux intervient au lendemain d’une nouvelle salve de sanctions américaines visant Téhéran, et les analystes cités par l’AFP estiment que le conflit est « désormais entré dans une phase de guerre froide », faite de sanctions plutôt que de violence directe. Une prime géopolitique est par nature provisoire, et on la voit ici se dégonfler alors même que les sanctions, elles, se durcissent.

Source : Boursorama — 25 août 2026, 19h03

Immobilier

L’OAT 10 ans entame son palier : plus forte baisse depuis le début de la série

Le rendement de l’OAT 10 ans tombe à 4,049 %, en recul de 0,074 point sur la séance (−1,78 %) : c’est de loin sa plus forte baisse quotidienne depuis qu’il a franchi les 4 %, le 14 août. Boursorama donne le même mouvement — « 4,04 % contre 4,12 % la veille » —, ce qui fait deux sources concordantes. Le niveau reste néanmoins au-dessus de 4 % pour la huitième séance consécutive, et de justesse. Une séance ne change pas ce qu’une banque facture, mais elle montre bien le mécanisme : l’OAT a baissé le jour même où le baril perdait près de 4 %. Le lien entre le prix du pétrole et le taux d’un crédit immobilier n’a rien d’évident pour un client — c’est la journée qui permet de le lui montrer.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 25 août 2026

Fiscalité et épargne

L’envie d’épargner des Français est très au-dessus de sa moyenne, celle de consommer très en dessous

L’INSEE a publié mardi son enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages (Informations Rapides n° 204). L’indicateur synthétique de confiance est stable à 86, bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100). Mais le détail sur l’épargne est bien plus parlant que l’agrégat : le solde d’opinion sur l’opportunité d’épargner atteint 47, pour une moyenne de longue période de 19 ; la capacité d’épargne actuelle est à 20 (moyenne 10) et la capacité d’épargne future à 18 (moyenne −6). En face, l’opinion sur le niveau de vie futur tombe à −62, l’opportunité de faire des achats importants à −39, et les craintes sur le chômage remontent à 58. Le tableau est cohérent : les ménages sont pessimistes sur à peu près tout, et c’est précisément pour cela qu’ils veulent épargner plus que d’ordinaire. Pour un cabinet, c’est le côté demande du métier — l’argent est là et cherche une destination. La question n’est pas de savoir si l’épargne viendra, mais si elle restera sur un livret rémunéré 1,70 % ou si elle sera allouée.

Source : INSEE — Informations Rapides n° 204, 25 août 2026

25 août 2026

Séance d’attente lundi : Paris cale à la veille d’une semaine à deux rendez-vous — les résultats de Nvidia mercredi et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine — et Wall Street termine sans direction. Le pétrole, lui, reflue de plus de 2 % alors même que Washington annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran. L’OAT tient son palier au-dessus de 4 %, et la Caisse des Dépôts a publié une collecte du Livret A repassée en positif en juillet, après six mois de décollecte.

CAC 408 453,01−0,37 %
S&P 500−0,28 %clôture de lundi
Nasdaq Composite−0,76 %clôture de lundi
Brent (contrat octobre)90,59 $−2,24 %
OAT 10 ans4,123 %7e séance au-dessus de 4 %
Collecte Livret A+80 M€juillet · après 6 mois de décollecte
-0,37 %CAC 40-0,28 %S&P 500-0,76 %Nasdaq Composite-2,24 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Paris cale avant Nvidia et Jackson Hole

Le CAC 40 termine lundi à 8 453,01 points (−0,37 %), dans une séance sans initiative avant deux rendez-vous attendus : les résultats trimestriels de Nvidia mercredi, et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine, avec un discours de Kevin Warsh, nouveau président de la Réserve fédérale. Côté valeurs, Publicis gagne 1,7 %, L’Oréal 1,53 % et LVMH 1,51 %, tandis que Stellantis chute de 4,7 % et Renault de 1 %, après les déclarations du PDG de Volkswagen jugeant la situation « plus que critique ». Les deux rendez-vous de la semaine ne sont pas de même nature : Nvidia est un résultat d’entreprise, Jackson Hole est la parole d’une banque centrale. C’est le second qui déplace les taux, donc tout le reste.

Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58

Wall Street sans direction, les droits de douane canadiens frappent les transporteurs

Le Dow Jones gagne 0,26 %, le S&P 500 cède 0,28 % et le Nasdaq 0,76 %. Le rendement du Treasury 10 ans se détend légèrement, à environ 4,70 % vers 20h25 GMT contre 4,73 % en clôture vendredi. Le mouvement sectoriel du jour vient d’ailleurs : Donald Trump a annoncé une hausse des droits de douane sur l’acier et les véhicules canadiens, et ce sont les transporteurs américains qui décrochent — JB Hunt −5,65 %, Knight-Swift −3,46 %, Old Dominion −2,42 %. C’est le genre d’effet de second tour qu’un client n’anticipe pas en lisant un titre sur les droits de douane : une taxe sur l’acier ne touche pas que la sidérurgie, elle touche tous ceux qui le déplacent.

Source : AFP via Bourse Direct — 24 août 2026, 22h32

Le pétrole reflue de plus de 2 %, malgré de nouvelles sanctions contre l’Iran

Le Brent d’octobre recule de 2,24 % à 90,59 dollars et le WTI de septembre de 2,75 % à 84,67 dollars, effaçant une bonne part de la flambée de la semaine dernière. Et pourtant, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé le même jour des sanctions supplémentaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran, en avertissant que les pays qui ne s’y conformeraient pas « partageront l’isolation de l’Iran ». Un marché qui baisse sur une nouvelle censée le faire monter dit une chose précise : la nouvelle était déjà dans les cours. C’est le point le plus utile à expliquer à un client qui cherche à réagir à l’actualité — un prix ne répond pas à l’événement, il répond à l’écart entre l’événement et ce qui était anticipé.

Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58

Immobilier

L’OAT 10 ans tient son palier : septième séance au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans se détend à peine, à 4,123 % (−0,13 %) après 4,128 % vendredi. C’est la septième séance consécutive au-dessus de 4 %, et la troisième d’affilée dans un couloir étroit de 4,10 à 4,13 %. Ce n’est plus un pic, c’est un niveau. Le détail à noter : ce palier tient alors même que le pétrole — l’argument le plus cité pour expliquer la remontée des taux la semaine dernière — reculait de plus de 2 % le même jour. Pour un dossier de crédit, la conséquence pratique ne change pas : le coût de la ressource longue des banques est installé sur un plateau, et il y est depuis une semaine et demie.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 24 août 2026

Fiscalité et épargne

Le Livret A repasse en collecte positive en juillet, après six mois de décollecte

La collecte nette du Livret A ressort à +80 millions d’euros en juillet, mettant fin à six mois consécutifs de décollecte. Le LDDS reste négatif à −30 millions et le LEP à −90 millions. À fin juillet, l’encours cumulé du Livret A et du LDDS atteint 608,4 milliards d’euros, celui du LEP 83,4 milliards. Il faut lire ce chiffre pour ce qu’il est : 80 millions sur 608 milliards, c’est 0,013 % de l’encours — statistiquement, rien. Ce qu’il raconte n’est pas un retour des épargnants, c’est qu’ils ont attendu : la hausse du taux à 1,70 % avait été annoncée à la mi-juillet pour une entrée en vigueur au 1er août, et les versements de juillet ont donc été faits en connaissant déjà le rendement à venir. À garder en tête pour la conversation qui suivra en rendez-vous : ce taux de 1,70 % est désormais figé jusqu’au 31 janvier 2027, quand l’inflation française de juillet ressortait à 2,4 % en indice harmonisé.

Source : AFP via Bourse Direct — 24 août 2026, 15h02

24 août 2026

Paris a mis fin vendredi à huit séances de baisse consécutives, mais l’indice perd tout de même 1,76 % sur la semaine et Wall Street finit un vendredi vert sur un Nasdaq à −2,1 % hebdomadaire. Le pétrole marque une pause près de 94 dollars après sa flambée, et l’OAT 10 ans termine la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008. Le même jour, l’INSEE a publié un climat des affaires où le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas.

CAC 408 484,43+0,37 % · fin de 8 séances de baisse
S&P 5007 674,37+33,21 pts · +0,43 %
Nasdaq Composite26 180,45+113,29 pts · +0,44 %
Brent (contrat octobre)93,82 $+0,14 % · la hausse marque une pause
OAT 10 ans4,128 %6e séance au-dessus de 4 %
Treasury 10 ans US4,74 %+3 points de base sur la séance
+0,37 %CAC 40+0,43 %S&P 500+0,44 %Nasdaq Composite+0,14 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Paris met fin à huit séances de baisse, mais perd 1,76 % sur la semaine

Le CAC 40 termine vendredi à 8 484,43 points (+0,37 %), interrompant une série de huit séances consécutives de repli. Le rebond reste modeste et ne change pas le bilan hebdomadaire : −1,76 % sur la semaine. Côté valeurs, Vusion gagne 4,52 %, Stellantis 4,21 % et Ramsay Générale de Santé 3,76 %, quand SES cède 4,15 %, STEF 3,03 % et Vallourec 2,24 %. C’est la nuance à porter lundi matin auprès d’un client qui n’a vu que le titre de vendredi soir : une hausse de 0,37 % après huit baisses n’est pas un retournement, c’est une pause — et la cause du recul de la semaine n’a jamais été parisienne, elle était sur le marché obligataire.

Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38

Wall Street rebondit vendredi, mais le Nasdaq abandonne 2,1 % sur la semaine

Le Dow Jones gagne 517,80 points à 53 277,01 (+0,98 %), le S&P 500 33,21 points à 7 674,37 (+0,43 %) et le Nasdaq 113,29 points à 26 180,45 (+0,44 %). Sur la semaine, en revanche, les trois indices reculent — Dow −0,9 %, S&P 500 −1,4 %, Nasdaq −2,1 % — pendant que le rendement du Treasury 10 ans avançait encore de 3 points de base, à 4,74 %. L’écart entre le Dow et le Nasdaq dit à lui seul de quoi la semaine était faite : quand les taux longs montent, ce sont les valeurs les plus chèrement valorisées qui reculent d’abord, parce que leur prix repose sur des bénéfices lointains actualisés précisément à ce taux. C’est le mécanisme à expliquer, plus que le chiffre du jour.

Source : abcbourse — 21 août 2026, 22h36

Le pétrole marque une pause après la flambée liée à l’Iran

Le Brent d’octobre est quasi stable à 93,82 dollars (+0,14 %) et le WTI recule de 0,4 % à 86,47 dollars, après la forte hausse déclenchée en milieu de semaine par les sanctions américaines contre l’Iran. Une pause n’est pas un reflux : le baril reste installé près de 94 dollars, soit très au-dessus des 88 dollars de la semaine précédente. Et c’est bien le niveau, pas la variation d’une séance, qui alimente la composante énergie de l’inflation — celle qui pesait déjà pour 0,94 point dans l’inflation de juillet en zone euro.

Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38

Immobilier

L’OAT 10 ans clôture la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008

Le rendement de l’OAT 10 ans termine vendredi à 4,128 %, en hausse de 0,11 % sur la séance : c’est la sixième séance consécutive au-dessus de 4 % et la clôture la plus haute de la semaine. Le mouvement d’ensemble est celui qu’il faut retenir plutôt que les variations quotidiennes : depuis la clôture du 13 août, où l’OAT ressortait à 3,94 %, le rendement a gagné environ 0,19 point en six séances. Le seuil des 4 % que Meilleurtaux avait publiquement désigné comme son niveau de vigilance n’est donc plus une frontière franchie un jour : c’est un palier tenu depuis une semaine entière.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 21 août 2026

Climat des affaires : le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas

L’INSEE a publié vendredi son enquête de conjoncture d’août (Informations Rapides n° 197). L’indicateur synthétique du climat des affaires en France gagne un point à 98, en hausse pour le troisième mois consécutif. Le détail sectoriel est plus parlant que l’agrégat : l’industrie monte à 103 (+2), les services à 100 (+1), le commerce de détail à 99 (+3) — et le bâtiment reste stable à 96, sous sa moyenne de longue période. Le climat de l’emploi est stable à 99. Autrement dit, trois secteurs sur quatre se redressent, et celui qui ne bouge pas est précisément le plus exposé au coût de l’argent long, lequel vient de passer une semaine entière à son plus haut niveau depuis 2008. Pour un client qui s’interroge sur un projet de construction ou d’achat dans le neuf, les deux chiffres se lisent ensemble.

Source : INSEE — Informations Rapides n° 197, 21 août 2026

21 août 2026

Huitième séance de baisse d’affilée à Paris, le luxe prenant le relais des bancaires, pendant que Wall Street tombait à son plus bas de deux semaines avec un Walmart en chute de 9 %. Le déclencheur est le même partout : le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran, ce qui repousse les taux longs vers le haut et ramène l’OAT au-dessus de 4,12 %. Côté épargne, l’inflation de juillet vient d’être confirmée — et elle dit ce qu’il reste vraiment du Livret A.

CAC 408 453,09−0,57 % · 8e séance de baisse
S&P 5007 653,96−54,02 pts · −0,70 %
Nasdaq Composite26 040,53−289,62 pts · −1,10 %
Brent (contrat octobre)93,73 $+2,3 % · plus haut depuis fin juillet
OAT 10 ans4,123 %5e séance au-dessus de 4 %
Treasury 10 ans US4,739 %contre 4,64 % la veille
-0,57 %CAC 40-0,70 %S&P 500-1,10 %Nasdaq Composite+2,30 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Huitième séance de baisse à Paris, le luxe prend le relais des bancaires

Le CAC 40 clôture jeudi à 8 453,09 points (−0,57 %), soit un huitième repli d’affilée. Après les bancaires mercredi, c’est le luxe qui décroche : Kering cède 3,6 %, LVMH 2,8 % et Hermès 2,1 %, quand Sartorius Stedim Biotech gagne 6,6 % et Michelin 1,1 %. Le chiffre à donner à un client que la série inquiète : depuis la clôture du 13 août (8 650,56 points), l’indice a perdu 197 points, soit environ 2,3 %. Huit séances rouges d’affilée sonnent comme une déroute ; l’amplitude réelle reste celle d’une correction ordinaire, et ce sont les poids lourds sectoriels qui reculent chacun leur tour.

Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43

Wall Street au plus bas depuis deux semaines, Walmart chute de 9 %

Le Dow Jones perd 605,14 points à 52 857,91 (−1,13 %), le S&P 500 recule à 7 653,96 (−0,70 %) et le Nasdaq à 26 040,53 (−1,10 %) : les indices américains évoluent près de leurs plus bas niveaux depuis deux semaines. Le fait marquant de la séance est Walmart, qui chute de 9 % après avoir manqué ses ventes trimestrielles à périmètre constant — la hausse des prix de l’essence ayant incité les consommateurs à restreindre leurs dépenses. Le rendement du Treasury 10 ans remonte à 4,739 %. La chaîne est intéressante à dérouler devant un client : le même baril qui fait reculer le premier distributeur mondial fait aussi remonter les taux, parce que l’énergie nourrit l’inflation. Un choc, deux effets simultanés sur un portefeuille.

Source : Boursorama — 20 août 2026, 20h38

Le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran

Le Brent d’octobre gagne 2,3 % à 93,73 dollars et le WTI 2,46 % à 87,94 dollars, au plus haut depuis fin juillet. Donald Trump a menacé de « terribles » mesures économiques tout pays qui aiderait l’Iran, et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que les sanctions « entraîneront la chute de ce régime » en appelant la Chine à soutenir l’action. C’est le type d’événement qui met en défaut le réflexe habituel de diversification : un choc pétrolier fait reculer les actions et les obligations en même temps, puisqu’il est par nature inflationniste. Répartir entre les deux classes d’actifs ne protège pas de celui-là — c’est une caractéristique du choc, pas un défaut de l’allocation.

Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43

Immobilier

L’OAT 10 ans repasse au-dessus de 4,12 %, la détente de mercredi n’aura pas tenu une séance

Le rendement de l’OAT 10 ans remonte à 4,123 % (+0,43 %), après 4,106 % la veille : c’est la cinquième séance consécutive au-dessus de 4 %, et le niveau reste le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Le détail qui compte est le changement de cause : mercredi, la détente venait d’une intervention technique du Trésor américain sur le marché obligataire ; jeudi, la remontée vient de l’énergie, qui alimente l’inflation. Deux mouvements de sens opposé en deux séances, de natures très différentes. Pour un dossier de crédit, le fait stable reste le même depuis une semaine : le coût de la ressource longue des banques ne redescend pas.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 20 août 2026

Fiscalité et épargne

Inflation de juillet confirmée : ce qu’il reste vraiment du Livret A

Eurostat a confirmé le 19 août l’inflation annuelle de juillet : 2,9 % en zone euro (contre 2,8 % en juin), 3,0 % dans l’Union, et 2,4 % en France en indice harmonisé. La décomposition est parlante : les services contribuent pour +1,55 point et l’énergie pour +0,94 point à l’inflation de la zone euro. Or le Livret A est rémunéré 1,70 % depuis le 1er août, et ce taux est fixé jusqu’au 31 janvier 2027 par l’arrêté du 28 juillet 2026 (JO du 29 juillet). À 2,4 % d’inflation, le rendement réel de l’épargne réglementée est donc négatif d’environ 0,7 point. Le point utile en rendez-vous n’est pas le niveau du taux, c’est son asymétrie : la rémunération est bloquée pour six mois, l’inflation ne l’est pas — et sa composante énergie est précisément celle qui vient de repartir à la hausse.

Source : Eurostat — communiqué du 19 août 2026, inflation annuelle de la zone euro

20 août 2026

Paris a terminé dans le rouge pour la septième séance d’affilée, plombé par ses bancaires, pendant que Wall Street rebondissait après l’annonce par le Trésor américain d’un doublement de ses rachats d’obligations longues. L’OAT 10 ans s’est légèrement tassée mais reste à son plus haut niveau depuis 2008, et Meilleurtaux vient d’intégrer ce seuil dans son commentaire de rentrée. Côté fiscal, l’administration a publié sa doctrine sur l’option d’une entreprise individuelle pour l’IS.

CAC 408 501,91−0,09 % · 7e séance dans le rouge
S&P 5007 707,98+0,21 %
Nasdaq Composite26 331,09+0,16 %
OAT 10 ans4,106 %plus haut depuis 2008 · 4e séance au-dessus de 4 %
Treasury 30 ans US5,18 %contre jusqu’à 5,34 % la veille
Brent (contrat octobre)92,37 $+1,5 %
-0,09 %CAC 40+0,21 %S&P 500+0,16 %Nasdaq Composite+1,50 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Septième séance de baisse à Paris, les bancaires en bas de tableau

Le CAC 40 clôture mercredi à 8 501,91 points, en repli de 0,09 % : une variation quasi nulle, mais une septième séance consécutive dans le rouge. L’essentiel se joue sous l’indice, dans le secteur bancaire : Société Générale cède 3,8 %, Crédit Agricole SA 2,6 % et BNP Paribas 2,4 %, pénalisés par la hausse récente des taux obligataires et par des prises de bénéfices. Le point utile en rendez-vous : les bancaires pèsent lourd dans l’indice parisien, et un CAC qui ne bouge pas de 0,1 % peut parfaitement recouvrir un secteur qui recule de plus de 3 %. Un client qui suit son portefeuille ligne à ligne verra donc autre chose que ce qu’annoncent les titres du soir.

Source : BFM Bourse — 19 août 2026, 17h40

Le Trésor américain double ses rachats d’obligations longues, les taux se détendent

Wall Street termine en hausse — Dow Jones 53 463,05 (+0,22 %), S&P 500 7 707,98 (+0,21 %), Nasdaq 26 331,09 (+0,16 %) — après l’annonce par le Trésor américain qu’il portera ses rachats d’obligations de 10 à 30 ans à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards aujourd’hui, à compter du 9 septembre. Effet immédiat sur les taux longs : le 30 ans revient à 5,18 % alors qu’il était monté jusqu’à 5,34 % la veille, un niveau plus vu depuis 2007, et le 10 ans à 4,64 % contre près de 4,71 % mardi à la clôture. La distinction à garder en tête pour une conversation client : il s’agit d’une intervention technique, destinée à apporter de la liquidité au marché obligataire — pas d’une décision de politique monétaire, et donc pas d’un signal sur la trajectoire des taux directeurs.

Source : AFP via Bourse Direct — 19 août 2026, 22h54

Immobilier

L’OAT 10 ans se tasse un peu, mais reste au plus haut depuis la crise de 2008

Le rendement de l’OAT 10 ans termine à 4,106 %, contre 4,113 % la veille — un tassement de moins d’un centième de point, sous les 4,12 %, qui laisse le taux à son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008. C’est la quatrième séance consécutive au-dessus de 4 % après le franchissement du seuil vendredi dernier. Pour un dossier de crédit, ce n’est pas la variation du jour qui compte mais l’installation sur un palier : les banques calent leurs barèmes sur le coût de leur ressource longue, et ce coût ne redescend pas.

Source : abcbourse — 19 août 2026, 17h51

Meilleurtaux met à jour son baromètre et intègre le franchissement des 4 %

Le baromètre a été actualisé le 17 août et les taux affichés pour un bon dossier ne bougent pas : 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans, 3,74 % sur 25 ans. Ce qui change, c’est le commentaire : le courtier note désormais que l’OAT 10 ans est passée d’environ 3,6 % début juillet à plus de 4 % cet été, décrit des barèmes « globalement stables ce mois-ci, mais une vigilance qui monte d’un cran pour la rentrée », et indique que si ce niveau s’installait durablement, une remontée progressive des taux deviendrait probable dès septembre-octobre. C’est un point de repère commode à donner à un client qui hésite : les chiffres qu’il lit en agence décrivent encore le marché d’avant le franchissement, et le courtier le dit lui-même.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 17 août 2026

Fiscalité et épargne

Entreprise individuelle : la doctrine sur le coût fiscal de l’option pour l’IS est publiée

L’administration a publié le 19 août ses commentaires sur l’article 16 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), qui modifie l’article 1655 sexies du CGI et crée les articles 151 octies D et 210 E bis. Le mécanisme en trois temps : l’option d’une entreprise individuelle pour son assimilation à une EURL ou une EARL emporte cessation de l’entreprise individuelle et transfert de son patrimoine, donc imposition des plus-values latentes — l’article 151 octies D ouvre un régime optionnel de report ou d’étalement ; en cas d’apport ultérieur en société de l’ensemble du patrimoine ou d’une branche complète d’activité, l’article 210 E bis ouvre un sursis ou un étalement ; et les titres reçus bénéficient d’un sursis d’imposition jusqu’à leur cession. Le dispositif vise les options exercées et les apports réalisés depuis le 1er janvier 2026 : la doctrine paraît en août pour une règle déjà applicable, et concerne donc des opérations de l’année en cours.

Source : BOFiP — actualité du 19 août 2026 (ACTU-2026-00121)

19 août 2026

Sixième séance de baisse d’affilée à Paris, décrochage des semi-conducteurs à New York, pétrole au-dessus de 91 dollars : la montée des taux longs et les tensions au Moyen-Orient commandent tout. Côté fiscal, l’administration vient de commenter la réforme de l’apport-cession, qui s’applique déjà aux opérations de l’année.

CAC 408 509,36−0,82 % · 6e baisse d’affilée
S&P 5007 691,76−53,30 pts · −0,69 %
Nasdaq Composite26 289,71−355,20 pts · −1,33 %
Brent91,85 $+1,09 %
OAT 10 ans4,11 %+0,04 pt · 3e séance au-dessus de 4 %
-0,82 %CAC 40-0,69 %S&P 500-1,33 %Nasdaq Composite+1,09 %Brent

Marchés

Paris enchaîne une sixième séance de baisse

Le CAC 40 clôture à 8 509,36 points (−0,82 %), sa sixième séance de repli consécutive. Le déclencheur est géopolitique : les déclarations de Donald Trump sur l’Iran ont fait remonter le baril, le Brent d’octobre gagnant 1,09 % à 91,85 dollars et le WTI 1,4 % à 85,69 dollars. Les valeurs industrielles et technologiques encaissent — STMicroelectronics perd 7,6 %, Schneider Electric 4,4 %, Legrand 4 % — pendant qu’EssilorLuxottica gagne 2,6 %. Six baisses consécutives pour un cumul modeste : la mécanique est lisible, l’ampleur reste contenue, et c’est exactement le type de séquence qui inquiète un client bien plus que ne le justifient les chiffres.

Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05

Les semi-conducteurs décrochent de 5 % à New York

Le Nasdaq perd 1,33 % à 26 289,71 points, le S&P 500 0,69 % à 7 691,76 et le Dow Jones 0,22 % à 53 343,40. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie chute de 5 % : Micron −7 %, Western Digital −7,4 %, SanDisk −9 %, Nvidia −2,3 %. À l’inverse, l’énergie prend 1,8 %, la santé 1,6 % et la consommation de base 1,1 %. Le mécanisme mérite d’être expliqué à un client, parce qu’il est contre-intuitif : les rendements obligataires américains sont à leur plus haut depuis 2007, et quand le coût de l’argent monte, ce sont les sociétés dont les bénéfices sont attendus le plus loin dans le futur — les valeurs de l’IA au premier rang — qui perdent le plus de valeur aujourd’hui. Ce n’est pas leur activité qui a changé, c’est le taux auquel on l’actualise.

Source : Boursorama — 18 août 2026, 22h49

Immobilier

L’OAT 10 ans à 4,11 % — et ce n’est pas un problème français

Le rendement de l’OAT 10 ans monte encore de 0,04 point à 4,11 %, troisième séance consécutive au-dessus de 4 %. La trajectoire est nette depuis une semaine : 3,945 % jeudi, 4,042 % vendredi, 4,067 % lundi, 4,113 % mardi. Un point mérite d’être souligné avant qu’un client ne s’en inquiète : le Bund allemand a progressé exactement du même montant, +0,04 point à 3,26 %. L’écart entre la France et l’Allemagne ne s’est donc pas creusé — c’est un mouvement de taux longs généralisé, pas un signal sur la signature française. Pour le financement immobilier, seul le niveau compte, et il est désormais installé au-dessus du seuil que les courtiers surveillent.

Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05

Fiscalité et épargne

Apport-cession : l’administration commente une réforme déjà applicable

La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur l’article 11 de la loi de finances pour 2026, qui refond le report d’imposition de l’article 150-0 B ter du CGI — l’apport-cession, l’un des outils les plus utilisés par un dirigeant qui vend son entreprise. Quatre paramètres changent, tous dans le sens d’une contrainte accrue : le délai de remploi passe de 2 à 3 ans, le quota à réinvestir de 60 % à 70 % du produit de cession, la durée de conservation des biens acquis en remploi de 1 an à 5 ans, et le champ des activités éligibles est resserré. En cas de donation des titres, le délai au terme duquel le report est purgé passe de 5 à 6 ans, et de 10 à 11 ans en cas d’investissement spécifique. Le point à noter : ces règles s’appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026. Toute opération montée cette année l’a donc été sous le nouveau régime, alors que la doctrine ne sort que maintenant.

Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00099)

18 août 2026

Le luxe a plombé Paris lundi, Wall Street a reculé sur fond de tensions avec l’Iran, et le taux à 30 ans américain est monté à un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis juin 2007. En France, l’OAT tient une deuxième séance au-dessus de 4 % pendant que le Livret A remonte à 1,70 %.

CAC 408 579,60−0,66 %
S&P 5007 749,34−36,42 pts · −0,47 %
Nasdaq Composite26 642,08−87,08 pts · −0,33 %
Brent89,19 $+0,65 %
OAT 10 ans4,07 %2e séance au-dessus de 4 %
Treasury 30 ans (US)5,31 %plus haut depuis juin 2007
-0,66 %CAC 40-0,47 %S&P 500-0,33 %Nasdaq Composite+0,65 %Brent

Marchés

Le luxe fait décrocher Paris

Le CAC 40 termine lundi à 8 579,60 points, en baisse de 0,66 % — un repli plus marqué que celui de ses voisins européens, et pour une raison très française : le luxe. Kering perd 4,26 %, LVMH 2,71 % et Hermès 1,65 %. À l’inverse, STMicroelectronics gagne 5,15 % et Danone cède 2,97 %. C’est le genre de séance qui rappelle une chose utile en rendez-vous : une allocation « actions françaises » est bien plus concentrée sur trois maisons de luxe que la plupart des clients ne l’imaginent. Ce n’était pas une journée de marché, c’était une journée de secteur.

Source : Boursorama — 17 août 2026, 17h51

Wall Street recule sur les trois indices

Le Dow Jones cède 0,46 % à 53 483,29 points, le S&P 500 0,47 % à 7 749,34 et le Nasdaq Composite 0,33 % à 26 642,08. Après le record du 13 août, c’est la deuxième séance de repli consécutive pour l’indice large américain. Rien de spectaculaire dans les amplitudes — l’essentiel de la journée s’est joué ailleurs que sur les actions, sur le pétrole et les taux longs.

Source : Boursorama — 17 août 2026, 22h08

Le taux à 30 ans américain au plus haut depuis juin 2007

L’expiration lundi d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les tensions autour du détroit d’Ormuz et poussé le Brent jusqu’à 90 dollars. Dans le même mouvement, le rendement du Treasury à 30 ans est monté à 5,31 %, son plus haut niveau depuis juin 2007 ; le 10 ans américain termine à 4,72 %. C’est le chiffre le plus important de la journée, et de loin le moins commenté : le taux long est le prix qui sert à actualiser tout ce qui a une longue durée — obligations, immobilier, actions de croissance, engagements de retraite. Un client qui ne regarde que le CAC 40 n’a rien vu de ce qui s’est passé lundi.

Source : Yahoo Finance — 17 août 2026

Immobilier

L’OAT 10 ans se maintient au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans clôture lundi à 4,067 %, après 4,042 % vendredi et 3,945 % jeudi : le seuil des 4 %, franchi vendredi, tient une deuxième séance consécutive. C’est le niveau que les courtiers désignent comme leur point de bascule pour les barèmes de crédit immobilier, et les barèmes affichés datent toujours du 10 août — donc d’avant ce franchissement. Un mouvement de deux séances ne fait pas une tendance ; c’est en revanche le premier chiffre à regarder pour savoir si la fenêtre de financement de la rentrée ressemblera à celle de l’été.

Source : Investing.com — OAT 10 ans, données historiques au 17 août 2026

Fiscalité et épargne

Le Livret A est remonté à 1,70 % au 1er août, le LEP maintenu à 2,5 %

Depuis le 1er août, le Livret A et le LDDS rémunèrent à 1,70 %, soit 0,2 point de plus — un retour au niveau qu’ils avaient en janvier, après six mois à 1,50 %. Le taux tient compte de l’inflation hors tabac sur douze mois et de la moyenne des taux interbancaires. Le LEP reste à 2,5 % : le ministre a suivi la préconisation du gouverneur de la Banque de France de maintenir une rémunération élevée. Pour un cabinet, le LEP reste le seul produit sans risque à ce niveau de rendement — encore faut-il vérifier l’éligibilité du client, qui se perd et se retrouve d’une année sur l’autre selon le revenu fiscal de référence.

Source : Ministère de l’Économie et des Finances — communiqué du 15 juillet 2026

Et pourtant, l’épargne réglementée continue de sortir

Les flux publiés par la Caisse des Dépôts montrent que le Livret A a enregistré 3,10 milliards d’euros de retraits nets sur le seul premier trimestre 2026, et le LDDS 0,33 milliard — soit 3,42 milliards sortis des deux livrets en trois mois. Sur la même période, l’assurance vie signait sa meilleure collecte semestrielle depuis vingt ans (chiffres France Assureurs du 30 juillet, repris dans notre édition du 14 août). La hausse du taux servi à partir d’août ne dit donc pas grand-chose de ce qui pilote réellement l’arbitrage des épargnants : ce n’est pas le rendement du livret qui les fait partir, c’est ce qu’ils vont chercher ailleurs.

Source : Caisse des Dépôts — open data, flux mensuels Livret A / LDDS / LEP

17 août 2026

Retour sur la séance de vendredi : Paris a reculé pour la quatrième fois d’affilée, la consommation américaine a décroché plus fortement qu’attendu, et l’OAT 10 ans a franchi les 4 % — le seuil même que les courtiers désignent comme celui qui ferait remonter les barèmes de crédit à l’automne. Côté fiscal, l’administration a publié ses commentaires sur la réforme du PER.

CAC 408 636,80−13,76 pts · −0,16 %
S&P 5007 785,76−0,17 % · +0,4 % sur la semaine
Nasdaq Composite26 729,16−0,28 %
OAT 10 ans4,04 %contre 3,94 % la veille
-0,16 %CAC 40-0,17 %S&P 500-0,28 %Nasdaq Composite

Marchés

Paris recule pour la quatrième séance consécutive

Le CAC 40 clôture vendredi à 8 636,80 points, en baisse de 13,76 points (−0,16 %), soit une quatrième séance de repli d’affilée et −0,6 % sur la semaine. Les volumes ont été maigres à l’approche du 15 août — 2,6 milliards d’euros échangés sur l’indice. Côté valeurs, Valneva s’envole de 22,20 % après l’acceptation par l’Agence européenne des médicaments de son dossier de vaccin contre la maladie de Lyme, Dassault Systèmes reprend 3,63 % et STMicroelectronics cède 2,12 %. Ce genre de semaine — quatre baisses qui totalisent moins de 1 % — est celui qui inquiète le plus les clients pour le moins de raisons : la tendance est visible, l’amplitude est nulle.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55

Wall Street cède du terrain mais signe une troisième semaine de hausse

Le S&P 500 termine à 7 785,76 points (−0,17 %), le Nasdaq à 26 729,16 (−0,28 %) et le Dow Jones à 53 732,41 (−0,20 %). Le recul de vendredi masque l’essentiel : sur la semaine, le S&P progresse de 0,4 % et signe sa troisième semaine consécutive de hausse. Sur les taux, les opérateurs donnent selon CME FedWatch 67 % de probabilité à un statu quo de la Fed en septembre — et 33 % à une hausse. C’est le point à avoir en tête pour toute conversation de rentrée : le marché américain ne discute pas d’une baisse des taux, il arbitre entre l’immobilité et un tour de vis.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 22h27

La consommation américaine décroche plus fortement qu’attendu

Les ventes au détail américaines ont reculé de 0,6 % en juillet, quand le consensus attendait une progression de 0,1 % : c’est leur plus forte baisse mensuelle depuis plus d’un an. Hors automobile et carburant, le repli est de 0,2 %. La consommation américaine est le moteur qui a tenu les marchés actions ces derniers trimestres ; quand elle faiblit en même temps que l’inflation ralentit, la lecture devient ambiguë — c’est précisément ce qui explique qu’un tiers des opérateurs parie encore sur une hausse de taux en septembre pendant que les deux autres tiers n’y croient pas.

Source : Yahoo Finance — 14 août 2026

Immobilier

L’OAT 10 ans franchit le seuil des 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans est monté à 4,04 % vendredi en fin de séance, contre 3,94 % la veille. Le seuil des 4 % n’a rien de magique en soi, mais c’est celui que les courtiers ont publiquement désigné comme leur niveau de vigilance pour les barèmes de crédit immobilier. Dans le même temps, le Brent est remonté à 88,26 dollars (+1,37 %) : la détente du pétrole observée jeudi n’aura pas tenu deux séances.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55

Les barèmes affichés, eux, n’ont pas encore bougé

Le baromètre Meilleurtaux, mis à jour le 10 août, affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier — des chiffres antérieurs au franchissement des 4 % par l’OAT. Le courtier y indique lui-même que si ce niveau se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à partir de septembre-octobre. L’écart entre le taux de marché et le taux affiché en agence est la chose la plus utile à expliquer à un client en ce moment : ce qu’il lit aujourd’hui décrit la situation d’il y a une semaine.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Fiscalité et épargne

PER : l’administration publie ses commentaires sur la réforme

La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur les articles 9 et 10 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Deux mouvements en sens inverse. L’article 9 supprime la déductibilité des versements volontaires et obligatoires, ainsi que l’exonération des versements d’épargne salariale, pour les titulaires de PER âgés de 70 ans ou plus — applicable depuis le 1er janvier 2026. L’article 10, lui, allonge de 3 à 5 ans la période de report de la fraction non utilisée du plafond de déduction, à compter de l’imposition des revenus de 2026. Les deux règles s’appliquent donc déjà aux versements de l’année en cours, alors que la doctrine ne vient d’être publiée que maintenant : l’écart se constatera à la déclaration, pas au moment du versement.

Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00106)

14 août 2026

Wall Street a signé un nouveau record en clôture pendant que Paris reculait, l’OPEP a abaissé sa prévision de demande de pétrole et les stocks américains ont bondi, et l’OAT 10 ans reste calée juste sous le seuil que les courtiers surveillent pour leurs barèmes de crédit. Trois sujets qui alimentent les conversations de rentrée.

CAC 408 650,56−24,38 pts · −0,28 %
S&P 5007 798,99+50,49 pts · +0,65 %
Nasdaq Composite26 803,03+214,54 pts · +0,81 %
OAT 10 ans3,94 %contre 3,98 % la veille
-0,28 %CAC 40+0,65 %S&P 500+0,81 %Nasdaq Composite

Marchés

Le S&P 500 signe un record en clôture, Paris recule le même jour

Séance à deux vitesses jeudi : le CAC 40 termine à 8 650,56 points (−0,28 %) quand New York finit en hausse, avec un S&P 500 record à 7 798,99 points (+0,65 %), un Nasdaq à 26 803,03 points (+0,81 %) et un Dow Jones à 53 839,99 points (+0,13 %). Le déclencheur est macro : des prix à la production américains restés sages en juillet, qui ramènent la probabilité d’un statu quo de la Fed en septembre à 63 % selon les opérateurs. À retenir pour un rendez-vous client : un portefeuille diversifié à l’international n’a pas vécu la même journée qu’un portefeuille franco-français, et c’est précisément l’écart qui explique pourquoi on diversifie.

Source : Boursorama — 13 août 2026, 22h17

L’OPEP abaisse sa prévision de demande, les stocks américains bondissent

Dans son rapport mensuel, l’OPEP ramène la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 à 580 000 barils par jour. Dans le même temps, les stocks commerciaux américains de brut ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2023 — +17,4 millions de barils sur la semaine close le 7 août, à 424,4 millions. Le Brent recule à 88,24 dollars (−0,8 %) et le WTI à 82,56 dollars. Un pétrole qui se détend est un facteur désinflationniste : c’est le même mécanisme qui nourrit l’hypothèse d’une Fed à l’arrêt, et c’est utile à expliquer à un client qui ne voit dans le baril qu’un prix à la pompe.

Source : Boursorama — 13 août 2026, 18h46

Immobilier

L’OAT 10 ans à 3,94 % : le vrai indicateur à suivre pour les barèmes de crédit

Le rendement de l’OAT 10 ans s’est détendu jeudi à 3,94 %, contre 3,98 % la veille. C’est le chiffre qui compte pour l’immobilier : les barèmes des banques se calent dessus, pas sur les taux directeurs. Le baromètre Meilleurtaux du 10 août affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, et le courtier situe à 4 % le niveau d’OAT au-delà duquel, s’il se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à l’automne. Un client qui vous demande s’il doit se dépêcher n’a donc pas à regarder la BCE : il a un seuil et un indicateur publics à surveiller, ce qui est autrement plus rassurant qu’une intuition.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Fiscalité et épargne

Assurance vie : 2 162 Md€ d’encours et un premier semestre record depuis vingt ans

Les derniers chiffres de France Assureurs portent l’encours de l’assurance vie à 2 162 milliards d’euros fin juin (+6 % sur un an), pour une collecte nette de 36,5 Md€ sur le premier semestre — 8,9 Md€ de plus qu’au premier semestre 2025, et le meilleur semestre depuis vingt ans. Le point le plus intéressant pour un cabinet n’est pas le volume mais sa composition : les unités de compte représentent 43 % des cotisations de juin et progressent de 15 %, contre 10 % pour les fonds euros. Les épargnants reprennent du risque sans y être poussés par un effondrement du rendement garanti — un contexte où le rôle du conseil est d’encadrer ce mouvement plutôt que de l’accompagner passivement. À noter également, les PER assurantiels atteignent 124,8 Md€ pour 8,5 millions d’assurés.

Source : France Assureurs — communiqué du 30 juillet 2026

13 août 2026

Séance parisienne en repli léger, barèmes de crédit immobilier figés pour le deuxième mois consécutif, et un rappel du régulateur sur la qualité du questionnement client et la présentation des frais — trois sujets qui touchent directement le quotidien d’un cabinet.

CAC 408 650,56−24,38 pts · −0,28 %
Crédit 20 ans3,62 %inchangé
Crédit 25 ans3,74 %inchangé

Marchés

Le CAC 40 termine la séance en léger repli

L’indice parisien clôture à 8 650,56 points, en baisse de 24,38 points, soit −0,28 %. Une séance sans mouvement marqué, dans un marché d’août peu étoffé. Rien qui justifie un arbitrage : c’est exactement le type de variation qu’un client interprète comme un signal alors qu’elle n’en est pas un.

Source : Boursorama — cotation CAC 40 du 13 août 2026

Immobilier

Les barèmes de crédit immobilier restent figés

Le baromètre du 10 août affiche des taux de 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, soit des barèmes reconduits quasi à l’identique pour le deuxième mois consécutif. Pour un client qui hésite depuis le printemps, la fenêtre n’est ni en train de se refermer ni en train de s’ouvrir : c’est un argument de sérénité, pas d’urgence.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Réglementation et conformité

L’AMF juge insuffisante la qualité du questionnement client en agence

Le régulateur a publié les résultats de sa campagne de visites mystère menée entre septembre 2025 et février 2026 : 145 visites dans 11 grandes banques de réseau. Son constat est sévère — la qualité des questions posées au prospect est jugée insuffisante et en recul par rapport aux deux campagnes précédentes, et les frais restent trop rarement présentés : ceux du PEA et du compte-titres n’ont été exposés que dans 29 % des visites « risquophobe » et 36 % des visites « risquophile ».

Source : AMF — communiqué du 16 juillet 2026

Cette page rassemble des informations publiques, chacune sourcée et datée. Elle a une vocation d’information et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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