Le point marché

Le point marché · 25 août 2026

Ce qui bouge aujourd’hui sur les marchés, l’immobilier et le non-coté

Séance d’attente lundi : Paris cale à la veille d’une semaine à deux rendez-vous — les résultats de Nvidia mercredi et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine — et Wall Street termine sans direction. Le pétrole, lui, reflue de plus de 2 % alors même que Washington annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran. L’OAT tient son palier au-dessus de 4 %, et la Caisse des Dépôts a publié une collecte du Livret A repassée en positif en juillet, après six mois de décollecte.

CAC 408 453,01−0,37 %
S&P 500−0,28 %clôture de lundi
Nasdaq Composite−0,76 %clôture de lundi
Brent (contrat octobre)90,59 $−2,24 %
OAT 10 ans4,123 %7e séance au-dessus de 4 %
Collecte Livret A+80 M€juillet · après 6 mois de décollecte
-0,37 %CAC 40-0,28 %S&P 500-0,76 %Nasdaq Composite-2,24 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Écrans de cotation, courbes de marché
Photo de Nicholas Cappello sur Unsplash

Paris cale avant Nvidia et Jackson Hole

Le CAC 40 termine lundi à 8 453,01 points (−0,37 %), dans une séance sans initiative avant deux rendez-vous attendus : les résultats trimestriels de Nvidia mercredi, et le symposium de Jackson Hole en fin de semaine, avec un discours de Kevin Warsh, nouveau président de la Réserve fédérale. Côté valeurs, Publicis gagne 1,7 %, L’Oréal 1,53 % et LVMH 1,51 %, tandis que Stellantis chute de 4,7 % et Renault de 1 %, après les déclarations du PDG de Volkswagen jugeant la situation « plus que critique ». Les deux rendez-vous de la semaine ne sont pas de même nature : Nvidia est un résultat d’entreprise, Jackson Hole est la parole d’une banque centrale. C’est le second qui déplace les taux, donc tout le reste.

Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58

Wall Street sans direction, les droits de douane canadiens frappent les transporteurs

Le Dow Jones gagne 0,26 %, le S&P 500 cède 0,28 % et le Nasdaq 0,76 %. Le rendement du Treasury 10 ans se détend légèrement, à environ 4,70 % vers 20h25 GMT contre 4,73 % en clôture vendredi. Le mouvement sectoriel du jour vient d’ailleurs : Donald Trump a annoncé une hausse des droits de douane sur l’acier et les véhicules canadiens, et ce sont les transporteurs américains qui décrochent — JB Hunt −5,65 %, Knight-Swift −3,46 %, Old Dominion −2,42 %. C’est le genre d’effet de second tour qu’un client n’anticipe pas en lisant un titre sur les droits de douane : une taxe sur l’acier ne touche pas que la sidérurgie, elle touche tous ceux qui le déplacent.

Source : AFP via Bourse Direct — 24 août 2026, 22h32

Le pétrole reflue de plus de 2 %, malgré de nouvelles sanctions contre l’Iran

Le Brent d’octobre recule de 2,24 % à 90,59 dollars et le WTI de septembre de 2,75 % à 84,67 dollars, effaçant une bonne part de la flambée de la semaine dernière. Et pourtant, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé le même jour des sanctions supplémentaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran, en avertissant que les pays qui ne s’y conformeraient pas « partageront l’isolation de l’Iran ». Un marché qui baisse sur une nouvelle censée le faire monter dit une chose précise : la nouvelle était déjà dans les cours. C’est le point le plus utile à expliquer à un client qui cherche à réagir à l’actualité — un prix ne répond pas à l’événement, il répond à l’écart entre l’événement et ce qui était anticipé.

Source : BFM Bourse — 24 août 2026, 17h58

Immobilier

Immeuble d'habitation contemporain aux balcons vitrés
Photo de Tobias Wilden sur Unsplash

L’OAT 10 ans tient son palier : septième séance au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans se détend à peine, à 4,123 % (−0,13 %) après 4,128 % vendredi. C’est la septième séance consécutive au-dessus de 4 %, et la troisième d’affilée dans un couloir étroit de 4,10 à 4,13 %. Ce n’est plus un pic, c’est un niveau. Le détail à noter : ce palier tient alors même que le pétrole — l’argument le plus cité pour expliquer la remontée des taux la semaine dernière — reculait de plus de 2 % le même jour. Pour un dossier de crédit, la conséquence pratique ne change pas : le coût de la ressource longue des banques est installé sur un plateau, et il y est depuis une semaine et demie.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 24 août 2026

Fiscalité et épargne

Coffres numérotés en laiton
Photo de Tim Evans sur Unsplash

Le Livret A repasse en collecte positive en juillet, après six mois de décollecte

La collecte nette du Livret A ressort à +80 millions d’euros en juillet, mettant fin à six mois consécutifs de décollecte. Le LDDS reste négatif à −30 millions et le LEP à −90 millions. À fin juillet, l’encours cumulé du Livret A et du LDDS atteint 608,4 milliards d’euros, celui du LEP 83,4 milliards. Il faut lire ce chiffre pour ce qu’il est : 80 millions sur 608 milliards, c’est 0,013 % de l’encours — statistiquement, rien. Ce qu’il raconte n’est pas un retour des épargnants, c’est qu’ils ont attendu : la hausse du taux à 1,70 % avait été annoncée à la mi-juillet pour une entrée en vigueur au 1er août, et les versements de juillet ont donc été faits en connaissant déjà le rendement à venir. À garder en tête pour la conversation qui suivra en rendez-vous : ce taux de 1,70 % est désormais figé jusqu’au 31 janvier 2027, quand l’inflation française de juillet ressortait à 2,4 % en indice harmonisé.

Source : AFP via Bourse Direct — 24 août 2026, 15h02

Les jours précédents

24 août 2026

Paris a mis fin vendredi à huit séances de baisse consécutives, mais l’indice perd tout de même 1,76 % sur la semaine et Wall Street finit un vendredi vert sur un Nasdaq à −2,1 % hebdomadaire. Le pétrole marque une pause près de 94 dollars après sa flambée, et l’OAT 10 ans termine la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008. Le même jour, l’INSEE a publié un climat des affaires où le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas.

CAC 408 484,43+0,37 % · fin de 8 séances de baisse
S&P 5007 674,37+33,21 pts · +0,43 %
Nasdaq Composite26 180,45+113,29 pts · +0,44 %
Brent (contrat octobre)93,82 $+0,14 % · la hausse marque une pause
OAT 10 ans4,128 %6e séance au-dessus de 4 %
Treasury 10 ans US4,74 %+3 points de base sur la séance
+0,37 %CAC 40+0,43 %S&P 500+0,44 %Nasdaq Composite+0,14 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Paris met fin à huit séances de baisse, mais perd 1,76 % sur la semaine

Le CAC 40 termine vendredi à 8 484,43 points (+0,37 %), interrompant une série de huit séances consécutives de repli. Le rebond reste modeste et ne change pas le bilan hebdomadaire : −1,76 % sur la semaine. Côté valeurs, Vusion gagne 4,52 %, Stellantis 4,21 % et Ramsay Générale de Santé 3,76 %, quand SES cède 4,15 %, STEF 3,03 % et Vallourec 2,24 %. C’est la nuance à porter lundi matin auprès d’un client qui n’a vu que le titre de vendredi soir : une hausse de 0,37 % après huit baisses n’est pas un retournement, c’est une pause — et la cause du recul de la semaine n’a jamais été parisienne, elle était sur le marché obligataire.

Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38

Wall Street rebondit vendredi, mais le Nasdaq abandonne 2,1 % sur la semaine

Le Dow Jones gagne 517,80 points à 53 277,01 (+0,98 %), le S&P 500 33,21 points à 7 674,37 (+0,43 %) et le Nasdaq 113,29 points à 26 180,45 (+0,44 %). Sur la semaine, en revanche, les trois indices reculent — Dow −0,9 %, S&P 500 −1,4 %, Nasdaq −2,1 % — pendant que le rendement du Treasury 10 ans avançait encore de 3 points de base, à 4,74 %. L’écart entre le Dow et le Nasdaq dit à lui seul de quoi la semaine était faite : quand les taux longs montent, ce sont les valeurs les plus chèrement valorisées qui reculent d’abord, parce que leur prix repose sur des bénéfices lointains actualisés précisément à ce taux. C’est le mécanisme à expliquer, plus que le chiffre du jour.

Source : abcbourse — 21 août 2026, 22h36

Le pétrole marque une pause après la flambée liée à l’Iran

Le Brent d’octobre est quasi stable à 93,82 dollars (+0,14 %) et le WTI recule de 0,4 % à 86,47 dollars, après la forte hausse déclenchée en milieu de semaine par les sanctions américaines contre l’Iran. Une pause n’est pas un reflux : le baril reste installé près de 94 dollars, soit très au-dessus des 88 dollars de la semaine précédente. Et c’est bien le niveau, pas la variation d’une séance, qui alimente la composante énergie de l’inflation — celle qui pesait déjà pour 0,94 point dans l’inflation de juillet en zone euro.

Source : BFM Bourse — 21 août 2026, 17h38

Immobilier

L’OAT 10 ans clôture la semaine à 4,128 %, son plus haut niveau depuis 2008

Le rendement de l’OAT 10 ans termine vendredi à 4,128 %, en hausse de 0,11 % sur la séance : c’est la sixième séance consécutive au-dessus de 4 % et la clôture la plus haute de la semaine. Le mouvement d’ensemble est celui qu’il faut retenir plutôt que les variations quotidiennes : depuis la clôture du 13 août, où l’OAT ressortait à 3,94 %, le rendement a gagné environ 0,19 point en six séances. Le seuil des 4 % que Meilleurtaux avait publiquement désigné comme son niveau de vigilance n’est donc plus une frontière franchie un jour : c’est un palier tenu depuis une semaine entière.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 21 août 2026

Climat des affaires : le bâtiment est le seul secteur qui ne s’améliore pas

L’INSEE a publié vendredi son enquête de conjoncture d’août (Informations Rapides n° 197). L’indicateur synthétique du climat des affaires en France gagne un point à 98, en hausse pour le troisième mois consécutif. Le détail sectoriel est plus parlant que l’agrégat : l’industrie monte à 103 (+2), les services à 100 (+1), le commerce de détail à 99 (+3) — et le bâtiment reste stable à 96, sous sa moyenne de longue période. Le climat de l’emploi est stable à 99. Autrement dit, trois secteurs sur quatre se redressent, et celui qui ne bouge pas est précisément le plus exposé au coût de l’argent long, lequel vient de passer une semaine entière à son plus haut niveau depuis 2008. Pour un client qui s’interroge sur un projet de construction ou d’achat dans le neuf, les deux chiffres se lisent ensemble.

Source : INSEE — Informations Rapides n° 197, 21 août 2026

21 août 2026

Huitième séance de baisse d’affilée à Paris, le luxe prenant le relais des bancaires, pendant que Wall Street tombait à son plus bas de deux semaines avec un Walmart en chute de 9 %. Le déclencheur est le même partout : le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran, ce qui repousse les taux longs vers le haut et ramène l’OAT au-dessus de 4,12 %. Côté épargne, l’inflation de juillet vient d’être confirmée — et elle dit ce qu’il reste vraiment du Livret A.

CAC 408 453,09−0,57 % · 8e séance de baisse
S&P 5007 653,96−54,02 pts · −0,70 %
Nasdaq Composite26 040,53−289,62 pts · −1,10 %
Brent (contrat octobre)93,73 $+2,3 % · plus haut depuis fin juillet
OAT 10 ans4,123 %5e séance au-dessus de 4 %
Treasury 10 ans US4,739 %contre 4,64 % la veille
-0,57 %CAC 40-0,70 %S&P 500-1,10 %Nasdaq Composite+2,30 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Huitième séance de baisse à Paris, le luxe prend le relais des bancaires

Le CAC 40 clôture jeudi à 8 453,09 points (−0,57 %), soit un huitième repli d’affilée. Après les bancaires mercredi, c’est le luxe qui décroche : Kering cède 3,6 %, LVMH 2,8 % et Hermès 2,1 %, quand Sartorius Stedim Biotech gagne 6,6 % et Michelin 1,1 %. Le chiffre à donner à un client que la série inquiète : depuis la clôture du 13 août (8 650,56 points), l’indice a perdu 197 points, soit environ 2,3 %. Huit séances rouges d’affilée sonnent comme une déroute ; l’amplitude réelle reste celle d’une correction ordinaire, et ce sont les poids lourds sectoriels qui reculent chacun leur tour.

Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43

Wall Street au plus bas depuis deux semaines, Walmart chute de 9 %

Le Dow Jones perd 605,14 points à 52 857,91 (−1,13 %), le S&P 500 recule à 7 653,96 (−0,70 %) et le Nasdaq à 26 040,53 (−1,10 %) : les indices américains évoluent près de leurs plus bas niveaux depuis deux semaines. Le fait marquant de la séance est Walmart, qui chute de 9 % après avoir manqué ses ventes trimestrielles à périmètre constant — la hausse des prix de l’essence ayant incité les consommateurs à restreindre leurs dépenses. Le rendement du Treasury 10 ans remonte à 4,739 %. La chaîne est intéressante à dérouler devant un client : le même baril qui fait reculer le premier distributeur mondial fait aussi remonter les taux, parce que l’énergie nourrit l’inflation. Un choc, deux effets simultanés sur un portefeuille.

Source : Boursorama — 20 août 2026, 20h38

Le pétrole s’envole sur les sanctions américaines contre l’Iran

Le Brent d’octobre gagne 2,3 % à 93,73 dollars et le WTI 2,46 % à 87,94 dollars, au plus haut depuis fin juillet. Donald Trump a menacé de « terribles » mesures économiques tout pays qui aiderait l’Iran, et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que les sanctions « entraîneront la chute de ce régime » en appelant la Chine à soutenir l’action. C’est le type d’événement qui met en défaut le réflexe habituel de diversification : un choc pétrolier fait reculer les actions et les obligations en même temps, puisqu’il est par nature inflationniste. Répartir entre les deux classes d’actifs ne protège pas de celui-là — c’est une caractéristique du choc, pas un défaut de l’allocation.

Source : BFM Bourse — 20 août 2026, 18h43

Immobilier

L’OAT 10 ans repasse au-dessus de 4,12 %, la détente de mercredi n’aura pas tenu une séance

Le rendement de l’OAT 10 ans remonte à 4,123 % (+0,43 %), après 4,106 % la veille : c’est la cinquième séance consécutive au-dessus de 4 %, et le niveau reste le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Le détail qui compte est le changement de cause : mercredi, la détente venait d’une intervention technique du Trésor américain sur le marché obligataire ; jeudi, la remontée vient de l’énergie, qui alimente l’inflation. Deux mouvements de sens opposé en deux séances, de natures très différentes. Pour un dossier de crédit, le fait stable reste le même depuis une semaine : le coût de la ressource longue des banques ne redescend pas.

Source : Investing.com — historique du rendement de l’OAT 10 ans, séance du 20 août 2026

Fiscalité et épargne

Inflation de juillet confirmée : ce qu’il reste vraiment du Livret A

Eurostat a confirmé le 19 août l’inflation annuelle de juillet : 2,9 % en zone euro (contre 2,8 % en juin), 3,0 % dans l’Union, et 2,4 % en France en indice harmonisé. La décomposition est parlante : les services contribuent pour +1,55 point et l’énergie pour +0,94 point à l’inflation de la zone euro. Or le Livret A est rémunéré 1,70 % depuis le 1er août, et ce taux est fixé jusqu’au 31 janvier 2027 par l’arrêté du 28 juillet 2026 (JO du 29 juillet). À 2,4 % d’inflation, le rendement réel de l’épargne réglementée est donc négatif d’environ 0,7 point. Le point utile en rendez-vous n’est pas le niveau du taux, c’est son asymétrie : la rémunération est bloquée pour six mois, l’inflation ne l’est pas — et sa composante énergie est précisément celle qui vient de repartir à la hausse.

Source : Eurostat — communiqué du 19 août 2026, inflation annuelle de la zone euro

20 août 2026

Paris a terminé dans le rouge pour la septième séance d’affilée, plombé par ses bancaires, pendant que Wall Street rebondissait après l’annonce par le Trésor américain d’un doublement de ses rachats d’obligations longues. L’OAT 10 ans s’est légèrement tassée mais reste à son plus haut niveau depuis 2008, et Meilleurtaux vient d’intégrer ce seuil dans son commentaire de rentrée. Côté fiscal, l’administration a publié sa doctrine sur l’option d’une entreprise individuelle pour l’IS.

CAC 408 501,91−0,09 % · 7e séance dans le rouge
S&P 5007 707,98+0,21 %
Nasdaq Composite26 331,09+0,16 %
OAT 10 ans4,106 %plus haut depuis 2008 · 4e séance au-dessus de 4 %
Treasury 30 ans US5,18 %contre jusqu’à 5,34 % la veille
Brent (contrat octobre)92,37 $+1,5 %
-0,09 %CAC 40+0,21 %S&P 500+0,16 %Nasdaq Composite+1,50 %Brent (contrat octobre)

Marchés

Septième séance de baisse à Paris, les bancaires en bas de tableau

Le CAC 40 clôture mercredi à 8 501,91 points, en repli de 0,09 % : une variation quasi nulle, mais une septième séance consécutive dans le rouge. L’essentiel se joue sous l’indice, dans le secteur bancaire : Société Générale cède 3,8 %, Crédit Agricole SA 2,6 % et BNP Paribas 2,4 %, pénalisés par la hausse récente des taux obligataires et par des prises de bénéfices. Le point utile en rendez-vous : les bancaires pèsent lourd dans l’indice parisien, et un CAC qui ne bouge pas de 0,1 % peut parfaitement recouvrir un secteur qui recule de plus de 3 %. Un client qui suit son portefeuille ligne à ligne verra donc autre chose que ce qu’annoncent les titres du soir.

Source : BFM Bourse — 19 août 2026, 17h40

Le Trésor américain double ses rachats d’obligations longues, les taux se détendent

Wall Street termine en hausse — Dow Jones 53 463,05 (+0,22 %), S&P 500 7 707,98 (+0,21 %), Nasdaq 26 331,09 (+0,16 %) — après l’annonce par le Trésor américain qu’il portera ses rachats d’obligations de 10 à 30 ans à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards aujourd’hui, à compter du 9 septembre. Effet immédiat sur les taux longs : le 30 ans revient à 5,18 % alors qu’il était monté jusqu’à 5,34 % la veille, un niveau plus vu depuis 2007, et le 10 ans à 4,64 % contre près de 4,71 % mardi à la clôture. La distinction à garder en tête pour une conversation client : il s’agit d’une intervention technique, destinée à apporter de la liquidité au marché obligataire — pas d’une décision de politique monétaire, et donc pas d’un signal sur la trajectoire des taux directeurs.

Source : AFP via Bourse Direct — 19 août 2026, 22h54

Immobilier

L’OAT 10 ans se tasse un peu, mais reste au plus haut depuis la crise de 2008

Le rendement de l’OAT 10 ans termine à 4,106 %, contre 4,113 % la veille — un tassement de moins d’un centième de point, sous les 4,12 %, qui laisse le taux à son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008. C’est la quatrième séance consécutive au-dessus de 4 % après le franchissement du seuil vendredi dernier. Pour un dossier de crédit, ce n’est pas la variation du jour qui compte mais l’installation sur un palier : les banques calent leurs barèmes sur le coût de leur ressource longue, et ce coût ne redescend pas.

Source : abcbourse — 19 août 2026, 17h51

Meilleurtaux met à jour son baromètre et intègre le franchissement des 4 %

Le baromètre a été actualisé le 17 août et les taux affichés pour un bon dossier ne bougent pas : 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans, 3,74 % sur 25 ans. Ce qui change, c’est le commentaire : le courtier note désormais que l’OAT 10 ans est passée d’environ 3,6 % début juillet à plus de 4 % cet été, décrit des barèmes « globalement stables ce mois-ci, mais une vigilance qui monte d’un cran pour la rentrée », et indique que si ce niveau s’installait durablement, une remontée progressive des taux deviendrait probable dès septembre-octobre. C’est un point de repère commode à donner à un client qui hésite : les chiffres qu’il lit en agence décrivent encore le marché d’avant le franchissement, et le courtier le dit lui-même.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 17 août 2026

Fiscalité et épargne

Entreprise individuelle : la doctrine sur le coût fiscal de l’option pour l’IS est publiée

L’administration a publié le 19 août ses commentaires sur l’article 16 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), qui modifie l’article 1655 sexies du CGI et crée les articles 151 octies D et 210 E bis. Le mécanisme en trois temps : l’option d’une entreprise individuelle pour son assimilation à une EURL ou une EARL emporte cessation de l’entreprise individuelle et transfert de son patrimoine, donc imposition des plus-values latentes — l’article 151 octies D ouvre un régime optionnel de report ou d’étalement ; en cas d’apport ultérieur en société de l’ensemble du patrimoine ou d’une branche complète d’activité, l’article 210 E bis ouvre un sursis ou un étalement ; et les titres reçus bénéficient d’un sursis d’imposition jusqu’à leur cession. Le dispositif vise les options exercées et les apports réalisés depuis le 1er janvier 2026 : la doctrine paraît en août pour une règle déjà applicable, et concerne donc des opérations de l’année en cours.

Source : BOFiP — actualité du 19 août 2026 (ACTU-2026-00121)

19 août 2026

Sixième séance de baisse d’affilée à Paris, décrochage des semi-conducteurs à New York, pétrole au-dessus de 91 dollars : la montée des taux longs et les tensions au Moyen-Orient commandent tout. Côté fiscal, l’administration vient de commenter la réforme de l’apport-cession, qui s’applique déjà aux opérations de l’année.

CAC 408 509,36−0,82 % · 6e baisse d’affilée
S&P 5007 691,76−53,30 pts · −0,69 %
Nasdaq Composite26 289,71−355,20 pts · −1,33 %
Brent91,85 $+1,09 %
OAT 10 ans4,11 %+0,04 pt · 3e séance au-dessus de 4 %
-0,82 %CAC 40-0,69 %S&P 500-1,33 %Nasdaq Composite+1,09 %Brent

Marchés

Paris enchaîne une sixième séance de baisse

Le CAC 40 clôture à 8 509,36 points (−0,82 %), sa sixième séance de repli consécutive. Le déclencheur est géopolitique : les déclarations de Donald Trump sur l’Iran ont fait remonter le baril, le Brent d’octobre gagnant 1,09 % à 91,85 dollars et le WTI 1,4 % à 85,69 dollars. Les valeurs industrielles et technologiques encaissent — STMicroelectronics perd 7,6 %, Schneider Electric 4,4 %, Legrand 4 % — pendant qu’EssilorLuxottica gagne 2,6 %. Six baisses consécutives pour un cumul modeste : la mécanique est lisible, l’ampleur reste contenue, et c’est exactement le type de séquence qui inquiète un client bien plus que ne le justifient les chiffres.

Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05

Les semi-conducteurs décrochent de 5 % à New York

Le Nasdaq perd 1,33 % à 26 289,71 points, le S&P 500 0,69 % à 7 691,76 et le Dow Jones 0,22 % à 53 343,40. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie chute de 5 % : Micron −7 %, Western Digital −7,4 %, SanDisk −9 %, Nvidia −2,3 %. À l’inverse, l’énergie prend 1,8 %, la santé 1,6 % et la consommation de base 1,1 %. Le mécanisme mérite d’être expliqué à un client, parce qu’il est contre-intuitif : les rendements obligataires américains sont à leur plus haut depuis 2007, et quand le coût de l’argent monte, ce sont les sociétés dont les bénéfices sont attendus le plus loin dans le futur — les valeurs de l’IA au premier rang — qui perdent le plus de valeur aujourd’hui. Ce n’est pas leur activité qui a changé, c’est le taux auquel on l’actualise.

Source : Boursorama — 18 août 2026, 22h49

Immobilier

L’OAT 10 ans à 4,11 % — et ce n’est pas un problème français

Le rendement de l’OAT 10 ans monte encore de 0,04 point à 4,11 %, troisième séance consécutive au-dessus de 4 %. La trajectoire est nette depuis une semaine : 3,945 % jeudi, 4,042 % vendredi, 4,067 % lundi, 4,113 % mardi. Un point mérite d’être souligné avant qu’un client ne s’en inquiète : le Bund allemand a progressé exactement du même montant, +0,04 point à 3,26 %. L’écart entre la France et l’Allemagne ne s’est donc pas creusé — c’est un mouvement de taux longs généralisé, pas un signal sur la signature française. Pour le financement immobilier, seul le niveau compte, et il est désormais installé au-dessus du seuil que les courtiers surveillent.

Source : BFM Bourse — 18 août 2026, 18h05

Fiscalité et épargne

Apport-cession : l’administration commente une réforme déjà applicable

La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur l’article 11 de la loi de finances pour 2026, qui refond le report d’imposition de l’article 150-0 B ter du CGI — l’apport-cession, l’un des outils les plus utilisés par un dirigeant qui vend son entreprise. Quatre paramètres changent, tous dans le sens d’une contrainte accrue : le délai de remploi passe de 2 à 3 ans, le quota à réinvestir de 60 % à 70 % du produit de cession, la durée de conservation des biens acquis en remploi de 1 an à 5 ans, et le champ des activités éligibles est resserré. En cas de donation des titres, le délai au terme duquel le report est purgé passe de 5 à 6 ans, et de 10 à 11 ans en cas d’investissement spécifique. Le point à noter : ces règles s’appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026. Toute opération montée cette année l’a donc été sous le nouveau régime, alors que la doctrine ne sort que maintenant.

Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00099)

18 août 2026

Le luxe a plombé Paris lundi, Wall Street a reculé sur fond de tensions avec l’Iran, et le taux à 30 ans américain est monté à un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis juin 2007. En France, l’OAT tient une deuxième séance au-dessus de 4 % pendant que le Livret A remonte à 1,70 %.

CAC 408 579,60−0,66 %
S&P 5007 749,34−36,42 pts · −0,47 %
Nasdaq Composite26 642,08−87,08 pts · −0,33 %
Brent89,19 $+0,65 %
OAT 10 ans4,07 %2e séance au-dessus de 4 %
Treasury 30 ans (US)5,31 %plus haut depuis juin 2007
-0,66 %CAC 40-0,47 %S&P 500-0,33 %Nasdaq Composite+0,65 %Brent

Marchés

Le luxe fait décrocher Paris

Le CAC 40 termine lundi à 8 579,60 points, en baisse de 0,66 % — un repli plus marqué que celui de ses voisins européens, et pour une raison très française : le luxe. Kering perd 4,26 %, LVMH 2,71 % et Hermès 1,65 %. À l’inverse, STMicroelectronics gagne 5,15 % et Danone cède 2,97 %. C’est le genre de séance qui rappelle une chose utile en rendez-vous : une allocation « actions françaises » est bien plus concentrée sur trois maisons de luxe que la plupart des clients ne l’imaginent. Ce n’était pas une journée de marché, c’était une journée de secteur.

Source : Boursorama — 17 août 2026, 17h51

Wall Street recule sur les trois indices

Le Dow Jones cède 0,46 % à 53 483,29 points, le S&P 500 0,47 % à 7 749,34 et le Nasdaq Composite 0,33 % à 26 642,08. Après le record du 13 août, c’est la deuxième séance de repli consécutive pour l’indice large américain. Rien de spectaculaire dans les amplitudes — l’essentiel de la journée s’est joué ailleurs que sur les actions, sur le pétrole et les taux longs.

Source : Boursorama — 17 août 2026, 22h08

Le taux à 30 ans américain au plus haut depuis juin 2007

L’expiration lundi d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les tensions autour du détroit d’Ormuz et poussé le Brent jusqu’à 90 dollars. Dans le même mouvement, le rendement du Treasury à 30 ans est monté à 5,31 %, son plus haut niveau depuis juin 2007 ; le 10 ans américain termine à 4,72 %. C’est le chiffre le plus important de la journée, et de loin le moins commenté : le taux long est le prix qui sert à actualiser tout ce qui a une longue durée — obligations, immobilier, actions de croissance, engagements de retraite. Un client qui ne regarde que le CAC 40 n’a rien vu de ce qui s’est passé lundi.

Source : Yahoo Finance — 17 août 2026

Immobilier

L’OAT 10 ans se maintient au-dessus de 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans clôture lundi à 4,067 %, après 4,042 % vendredi et 3,945 % jeudi : le seuil des 4 %, franchi vendredi, tient une deuxième séance consécutive. C’est le niveau que les courtiers désignent comme leur point de bascule pour les barèmes de crédit immobilier, et les barèmes affichés datent toujours du 10 août — donc d’avant ce franchissement. Un mouvement de deux séances ne fait pas une tendance ; c’est en revanche le premier chiffre à regarder pour savoir si la fenêtre de financement de la rentrée ressemblera à celle de l’été.

Source : Investing.com — OAT 10 ans, données historiques au 17 août 2026

Fiscalité et épargne

Le Livret A est remonté à 1,70 % au 1er août, le LEP maintenu à 2,5 %

Depuis le 1er août, le Livret A et le LDDS rémunèrent à 1,70 %, soit 0,2 point de plus — un retour au niveau qu’ils avaient en janvier, après six mois à 1,50 %. Le taux tient compte de l’inflation hors tabac sur douze mois et de la moyenne des taux interbancaires. Le LEP reste à 2,5 % : le ministre a suivi la préconisation du gouverneur de la Banque de France de maintenir une rémunération élevée. Pour un cabinet, le LEP reste le seul produit sans risque à ce niveau de rendement — encore faut-il vérifier l’éligibilité du client, qui se perd et se retrouve d’une année sur l’autre selon le revenu fiscal de référence.

Source : Ministère de l’Économie et des Finances — communiqué du 15 juillet 2026

Et pourtant, l’épargne réglementée continue de sortir

Les flux publiés par la Caisse des Dépôts montrent que le Livret A a enregistré 3,10 milliards d’euros de retraits nets sur le seul premier trimestre 2026, et le LDDS 0,33 milliard — soit 3,42 milliards sortis des deux livrets en trois mois. Sur la même période, l’assurance vie signait sa meilleure collecte semestrielle depuis vingt ans (chiffres France Assureurs du 30 juillet, repris dans notre édition du 14 août). La hausse du taux servi à partir d’août ne dit donc pas grand-chose de ce qui pilote réellement l’arbitrage des épargnants : ce n’est pas le rendement du livret qui les fait partir, c’est ce qu’ils vont chercher ailleurs.

Source : Caisse des Dépôts — open data, flux mensuels Livret A / LDDS / LEP

17 août 2026

Retour sur la séance de vendredi : Paris a reculé pour la quatrième fois d’affilée, la consommation américaine a décroché plus fortement qu’attendu, et l’OAT 10 ans a franchi les 4 % — le seuil même que les courtiers désignent comme celui qui ferait remonter les barèmes de crédit à l’automne. Côté fiscal, l’administration a publié ses commentaires sur la réforme du PER.

CAC 408 636,80−13,76 pts · −0,16 %
S&P 5007 785,76−0,17 % · +0,4 % sur la semaine
Nasdaq Composite26 729,16−0,28 %
OAT 10 ans4,04 %contre 3,94 % la veille
-0,16 %CAC 40-0,17 %S&P 500-0,28 %Nasdaq Composite

Marchés

Paris recule pour la quatrième séance consécutive

Le CAC 40 clôture vendredi à 8 636,80 points, en baisse de 13,76 points (−0,16 %), soit une quatrième séance de repli d’affilée et −0,6 % sur la semaine. Les volumes ont été maigres à l’approche du 15 août — 2,6 milliards d’euros échangés sur l’indice. Côté valeurs, Valneva s’envole de 22,20 % après l’acceptation par l’Agence européenne des médicaments de son dossier de vaccin contre la maladie de Lyme, Dassault Systèmes reprend 3,63 % et STMicroelectronics cède 2,12 %. Ce genre de semaine — quatre baisses qui totalisent moins de 1 % — est celui qui inquiète le plus les clients pour le moins de raisons : la tendance est visible, l’amplitude est nulle.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55

Wall Street cède du terrain mais signe une troisième semaine de hausse

Le S&P 500 termine à 7 785,76 points (−0,17 %), le Nasdaq à 26 729,16 (−0,28 %) et le Dow Jones à 53 732,41 (−0,20 %). Le recul de vendredi masque l’essentiel : sur la semaine, le S&P progresse de 0,4 % et signe sa troisième semaine consécutive de hausse. Sur les taux, les opérateurs donnent selon CME FedWatch 67 % de probabilité à un statu quo de la Fed en septembre — et 33 % à une hausse. C’est le point à avoir en tête pour toute conversation de rentrée : le marché américain ne discute pas d’une baisse des taux, il arbitre entre l’immobilité et un tour de vis.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 22h27

La consommation américaine décroche plus fortement qu’attendu

Les ventes au détail américaines ont reculé de 0,6 % en juillet, quand le consensus attendait une progression de 0,1 % : c’est leur plus forte baisse mensuelle depuis plus d’un an. Hors automobile et carburant, le repli est de 0,2 %. La consommation américaine est le moteur qui a tenu les marchés actions ces derniers trimestres ; quand elle faiblit en même temps que l’inflation ralentit, la lecture devient ambiguë — c’est précisément ce qui explique qu’un tiers des opérateurs parie encore sur une hausse de taux en septembre pendant que les deux autres tiers n’y croient pas.

Source : Yahoo Finance — 14 août 2026

Immobilier

L’OAT 10 ans franchit le seuil des 4 %

Le rendement de l’OAT 10 ans est monté à 4,04 % vendredi en fin de séance, contre 3,94 % la veille. Le seuil des 4 % n’a rien de magique en soi, mais c’est celui que les courtiers ont publiquement désigné comme leur niveau de vigilance pour les barèmes de crédit immobilier. Dans le même temps, le Brent est remonté à 88,26 dollars (+1,37 %) : la détente du pétrole observée jeudi n’aura pas tenu deux séances.

Source : Boursorama — 14 août 2026, 19h55

Les barèmes affichés, eux, n’ont pas encore bougé

Le baromètre Meilleurtaux, mis à jour le 10 août, affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier — des chiffres antérieurs au franchissement des 4 % par l’OAT. Le courtier y indique lui-même que si ce niveau se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à partir de septembre-octobre. L’écart entre le taux de marché et le taux affiché en agence est la chose la plus utile à expliquer à un client en ce moment : ce qu’il lit aujourd’hui décrit la situation d’il y a une semaine.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Fiscalité et épargne

PER : l’administration publie ses commentaires sur la réforme

La DGFiP a publié le 10 août ses commentaires sur les articles 9 et 10 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Deux mouvements en sens inverse. L’article 9 supprime la déductibilité des versements volontaires et obligatoires, ainsi que l’exonération des versements d’épargne salariale, pour les titulaires de PER âgés de 70 ans ou plus — applicable depuis le 1er janvier 2026. L’article 10, lui, allonge de 3 à 5 ans la période de report de la fraction non utilisée du plafond de déduction, à compter de l’imposition des revenus de 2026. Les deux règles s’appliquent donc déjà aux versements de l’année en cours, alors que la doctrine ne vient d’être publiée que maintenant : l’écart se constatera à la déclaration, pas au moment du versement.

Source : BOFiP — actualité du 10 août 2026 (ACTU-2026-00106)

14 août 2026

Wall Street a signé un nouveau record en clôture pendant que Paris reculait, l’OPEP a abaissé sa prévision de demande de pétrole et les stocks américains ont bondi, et l’OAT 10 ans reste calée juste sous le seuil que les courtiers surveillent pour leurs barèmes de crédit. Trois sujets qui alimentent les conversations de rentrée.

CAC 408 650,56−24,38 pts · −0,28 %
S&P 5007 798,99+50,49 pts · +0,65 %
Nasdaq Composite26 803,03+214,54 pts · +0,81 %
OAT 10 ans3,94 %contre 3,98 % la veille
-0,28 %CAC 40+0,65 %S&P 500+0,81 %Nasdaq Composite

Marchés

Le S&P 500 signe un record en clôture, Paris recule le même jour

Séance à deux vitesses jeudi : le CAC 40 termine à 8 650,56 points (−0,28 %) quand New York finit en hausse, avec un S&P 500 record à 7 798,99 points (+0,65 %), un Nasdaq à 26 803,03 points (+0,81 %) et un Dow Jones à 53 839,99 points (+0,13 %). Le déclencheur est macro : des prix à la production américains restés sages en juillet, qui ramènent la probabilité d’un statu quo de la Fed en septembre à 63 % selon les opérateurs. À retenir pour un rendez-vous client : un portefeuille diversifié à l’international n’a pas vécu la même journée qu’un portefeuille franco-français, et c’est précisément l’écart qui explique pourquoi on diversifie.

Source : Boursorama — 13 août 2026, 22h17

L’OPEP abaisse sa prévision de demande, les stocks américains bondissent

Dans son rapport mensuel, l’OPEP ramène la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 à 580 000 barils par jour. Dans le même temps, les stocks commerciaux américains de brut ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2023 — +17,4 millions de barils sur la semaine close le 7 août, à 424,4 millions. Le Brent recule à 88,24 dollars (−0,8 %) et le WTI à 82,56 dollars. Un pétrole qui se détend est un facteur désinflationniste : c’est le même mécanisme qui nourrit l’hypothèse d’une Fed à l’arrêt, et c’est utile à expliquer à un client qui ne voit dans le baril qu’un prix à la pompe.

Source : Boursorama — 13 août 2026, 18h46

Immobilier

L’OAT 10 ans à 3,94 % : le vrai indicateur à suivre pour les barèmes de crédit

Le rendement de l’OAT 10 ans s’est détendu jeudi à 3,94 %, contre 3,98 % la veille. C’est le chiffre qui compte pour l’immobilier : les barèmes des banques se calent dessus, pas sur les taux directeurs. Le baromètre Meilleurtaux du 10 août affiche toujours 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, et le courtier situe à 4 % le niveau d’OAT au-delà duquel, s’il se maintenait, les barèmes remonteraient progressivement à l’automne. Un client qui vous demande s’il doit se dépêcher n’a donc pas à regarder la BCE : il a un seuil et un indicateur publics à surveiller, ce qui est autrement plus rassurant qu’une intuition.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Fiscalité et épargne

Assurance vie : 2 162 Md€ d’encours et un premier semestre record depuis vingt ans

Les derniers chiffres de France Assureurs portent l’encours de l’assurance vie à 2 162 milliards d’euros fin juin (+6 % sur un an), pour une collecte nette de 36,5 Md€ sur le premier semestre — 8,9 Md€ de plus qu’au premier semestre 2025, et le meilleur semestre depuis vingt ans. Le point le plus intéressant pour un cabinet n’est pas le volume mais sa composition : les unités de compte représentent 43 % des cotisations de juin et progressent de 15 %, contre 10 % pour les fonds euros. Les épargnants reprennent du risque sans y être poussés par un effondrement du rendement garanti — un contexte où le rôle du conseil est d’encadrer ce mouvement plutôt que de l’accompagner passivement. À noter également, les PER assurantiels atteignent 124,8 Md€ pour 8,5 millions d’assurés.

Source : France Assureurs — communiqué du 30 juillet 2026

13 août 2026

Séance parisienne en repli léger, barèmes de crédit immobilier figés pour le deuxième mois consécutif, et un rappel du régulateur sur la qualité du questionnement client et la présentation des frais — trois sujets qui touchent directement le quotidien d’un cabinet.

CAC 408 650,56−24,38 pts · −0,28 %
Crédit 20 ans3,62 %inchangé
Crédit 25 ans3,74 %inchangé

Marchés

Le CAC 40 termine la séance en léger repli

L’indice parisien clôture à 8 650,56 points, en baisse de 24,38 points, soit −0,28 %. Une séance sans mouvement marqué, dans un marché d’août peu étoffé. Rien qui justifie un arbitrage : c’est exactement le type de variation qu’un client interprète comme un signal alors qu’elle n’en est pas un.

Source : Boursorama — cotation CAC 40 du 13 août 2026

Immobilier

Les barèmes de crédit immobilier restent figés

Le baromètre du 10 août affiche des taux de 3,58 % sur 15 ans, 3,62 % sur 20 ans et 3,74 % sur 25 ans pour un bon dossier, soit des barèmes reconduits quasi à l’identique pour le deuxième mois consécutif. Pour un client qui hésite depuis le printemps, la fenêtre n’est ni en train de se refermer ni en train de s’ouvrir : c’est un argument de sérénité, pas d’urgence.

Source : Meilleurtaux — baromètre des taux, mise à jour du 10 août 2026

Réglementation et conformité

L’AMF juge insuffisante la qualité du questionnement client en agence

Le régulateur a publié les résultats de sa campagne de visites mystère menée entre septembre 2025 et février 2026 : 145 visites dans 11 grandes banques de réseau. Son constat est sévère — la qualité des questions posées au prospect est jugée insuffisante et en recul par rapport aux deux campagnes précédentes, et les frais restent trop rarement présentés : ceux du PEA et du compte-titres n’ont été exposés que dans 29 % des visites « risquophobe » et 36 % des visites « risquophile ».

Source : AMF — communiqué du 16 juillet 2026

Cette page rassemble des informations publiques, chacune sourcée et datée. Elle a une vocation d’information et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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